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MA SANE, CHANTEUSE DU GROUPE «WA FLASH» DE THIES «Aucun homme n’a encore frappé à ma porte»

La diva de Thiès, Ma Sané, était à Conakry pour un concert dans le cadre des activités de la Francophonie. Après avoir chauffé le public guinéen, le lead vocal du groupe «Wa Flash» a appelé nos voisins à s'unir contre les dérives ethniques qui menacent le pays. Dans cet entretien accordé à L'Observateur, Ma Sané nous parle aussi de la nouvelle orientation prise par «Wa Flash», de ses projets, de son côté jardin et même de sa nouvelle coupe de cheveux !

Ma Sané, quel est le motif de votre visite à Conakry ?

Nous sommes ici pour un concert dans le cadre de la journée de la Francophonie. C'est le Centre culturel franco-guinéen qui nous a conviés pour venir fêter la journée dans la communion. C'est une très bonne idée dans la mesure où la Guinée a traversé ces derniers temps, une période trouble, la tension entre les Foulanis et les Malinkés. Il est important pour nous en tant qu'artistes de faire passer des messages de paix, d'unité et de cohésion. Ils doivent arriver à ne plus parler de Foulani ou de Malinké, mais de Guinéen tout court. On tend vers l'Unité africaine, vers l'intégration, c'est décevant de voir que l'on traîne encore ces problèmes d'ethnie ou de race. En tant que porteurs de voix, nous sommes venus faire passer ce message à travers la Francophonie qui à mon avis doit être un pont entre les valeurs africaines.

Ces temps-ci, vous êtes très fréquente dans la sous-région, quelle est la raison de cette nouvelle démarche prise par votre groupe, le «Wa Flash» ?

Après avoir existé pendant des années dans la musique, nous nous sommes rendu compte que «Wa flash» est quasiment méconnu dans la sous-région. À part la Gambie et la Mauritanie qui sont des pays voisins, le reste de l'Afrique de l'Ouest ne connaît pas assez le «Wa flash». C'est pourquoi, nous avons décidé de pousser un peu à l'intérieur, histoire de mieux nous faire connaître, ainsi que notre musique.

Pensez-vous avoir déjà fait le tour de la question au Sénégal avant de songer à conquérir d'autres cieux ?

C'est normal pour un artiste de vouloir partager son ½uvre avec son public, mais aussi avec d'autres nationalités. L'Afrique fait partie de notre cible parce que nous faisons une musique assez diversifiée. Donc c'est nécessaire d'aller plus loin pour faire découvrir notre musique.

On a l'impression que maintenant, «Wa Flash» ne tourne qu'autour de vous... Le groupe a-t-il perdu son souffle d'antan ?

Il estvrai qu'il y a des absents dans le groupe. C'est normal que les gens remarquent ces absences parce que nous avons cheminé ensemble depuis plusieurs années. Certains ne sont plus avec nous. N'empêche, le groupe reste «Wa flash» reste le même. Les guitaristes, les clavistes sont toujours là. Il y a quelques membres qui nous ont quittés, mais la vie de groupe est ainsi faite.?

On vous a longtemps connue avec des dreadlocks et là vous êtes en mode crâne rasé au près. Où sont passés vos cheveux ?

Mes cheveux, je les ai gardés quelque part...?(Rires).

Où ?

Quelque part, chez moi, au Sénégal ! Dans ma chambre. Pour le moment, je préfère garder le secret qui m'a amenée à enlever mes rastas. On ne peut pas tout dire. Il y a eu bien une raison. Peut-être qu'il arrivera un jour le moment de dévoiler ce secret, mais pour le moment je ne vous en dirai pas plus.?J'ai changé de look par rapport à beaucoup de choses. Mon objectif a toujours été l'innovation. Au-delà d'être Sénégalaise, je suis Africaine. Personnellement, j'ai changé mon image, pour essayer de ressembler à une Sud-africaine, une Kenyane ou encore une Mozambicaine... C'est fait exprès. Le meilleur moyen de s'intégrer, c'est de communiquer, de partager. Il ne faut pas avoir peur d'aller vers l'autre, être proche de lui et même lui ressembler. C'est une manière de lui dire que nous sommes pareils. L'Unité africaine passe par là.

Une autre diva de la musique sénégalaise, Coumba Gawlo Seck, était de passage ici en Guinée, il y a quelques semaines. Dans un de ses nouveaux tubes, «Kuy Fëgg» (Qui viens taper à ma porte), elle a lancé une invite à ses potentiels prétendants. Et vous, où en êtes-vous, côté c½ur ? Toujours pas de mari ?

(Rires) Ah ! J'en suis là où j'en étais. Non, je ne suis pas encore mariée.

Aucun homme n'a osé taper à votre porte ?

Non, aucun ! «Kenn fëgul» (personne n'a encore tapé à ma porte). Et ne me demandez surtout pas pourquoi !

L'Observateur

Rewmi

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