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« Marzouki : dérapage incontrôlé »

Par Ridha Ben Kacem

Moncef Marzouki, de son nom complet Moncef ben Mohamed Bedoui-Marzouki, devient un vrai fardeau pour la République. Ce bédouin, parvenu à la tête de la l’Etat, à la faveur d'une double farce électorale, le 23 octobre et le 22 novembre 2011 fait tellement couler d'encre que j'ai décidé... d'en rajouter. Depuis qu'il est à Carthage, jamais Président de la République tunisienne n'a fait autant polémique. Moncef Marzouki est, probablement, le seul Président d'un pays qui sait qu'il est, à la fois, mal élu et mal aimé, puisqu'il ne cesse de répéter, depuis qu'il occupe ces « hautes » fonctions, non taillées pour lui : «je ne démissionnerai pas, je ne démissionnerai pas, je ne démissionnerai pas...». Ne sait-il pas, en effet, qu'il est, démocratiquement, illégitime d'occuper cette haute fonction avec, seulement, 7000 voix ? (Visionnez, jusqu'au bout, la première vidéo qui illustre ce texte)

Sa gestion de ses symboliques prérogatives est catastrophique, et tout le monde en convient. C'est que Marzouki, du témoignage même de ceux qui l'ont bien connu, se noie dans un verre d'eau, dès qu'il s'agit d'autre chose que de médecine. « Lorsqu'il m'a remplacé au cabinet, j'ai constaté qu'il était peu doué, en revanche, pour tout ce qui était paperasse administrative et informatique», a témoigné, Bernard Elghozi, à Paris, après l'accession de Marzouki, aux fonctions de Président de la République. C'est tellement vrai que le mythomane Marzouki, sans réelles prérogatives, ne cesse de répéter qu'il ne dort plus du fait du poids de ses écrasantes responsabilités ! L'on se rappelle que c’est Moncef Marzouki lui-même, qui avait refusé des prérogatives plus larges, lors de la discussion de la «petite Constitution». Alors qu'on m'explique comment un médecin qui ne sait pas gérer la paperasse d'un cabinet médical, selon les dires de Bernard Elghozi, deviendrait, du jour au lendemain, un grand gestionnaire de l'Etat et de la République ? C’est à croire s’il ne cherchait qu’une planque de retraité, super bien payée, pour se la couler douce au frais du peuple exsangue. Le fantôme qui hante le palais de Carthage coûte, en effet, plus de 1,5 million de DT par mois à ses contribuables qui lui remplissent, en échange, mensuellement, les poches de 30.000 dinars, à titre de salaire.

Non content d'avoir ridiculisé la Tunisie, à l'étranger, partout où il est passé, Moncef Marzouki s'est permis le luxe de laminer son propre parti politique, le CPR, réduisant sa popularité à 1,2% d'intentions de vote, selon le sondage de l'Institut EMRHOD Consulting, effectué durant la période du 23 au 27 mars dernier. Ce baromètre politique donne le même résultat pour le CPR et Ettakatol, l'autre perdant de la future course aux élections, qui sont ainsi classés ex-æquo avec 1,2% des intentions de vote. Il ressort de cette enquête, que les intentions de vote des tunisiens sont de 23,5% pour le parti Nidaa Tounes, 20% pour le mouvement Ennahdha, 7,7% pour le Front Populaire et 3,5% pour Al Joumhouri. Parmi les enquêtés, 8,5% ne savent pas pour quel parti politique voter et 26,2% envisagent de s'abstenir de voter aux prochaines élections. Au train où vont les choses, ni Marzouki, ni le CPR ne récupéreront aucune voix de ces deux dernières catégories. En effet, la période où Marzouki faisait mieux que son parti politique, se classant, même, il n'y a pas longtemps, dans les différents sondages, comme la personnalité la plus en vue, pour occuper le poste de Président de la République, semble bien révolue. Le dernier sondage de l'Institut EMRHOD Consulting, ne lui donne que 1,3% de taux de popularité, pas loin de son copain et protecteur Rached Ghannouchi, qui cultive 1,9% de taux de popularité. C'est Béji Caïd Essebsi, leader du parti Nidaa Tounes, qui vient en première position avec 20,7%, suivi par Hammadi Jebali, ex-chef du gouvernement et membre du bureau politique d'Ennahdha, avec 12,5%. De son côté, l'intransigeant Hamma Hammami, est seulement populaire auprès de 8% des tunisiens, suivi par Ali Laârayedh avec 5,9%. Que dire sinon que Marzouki fait déjà partie de la petite histoire, même pas la grande, à supposer qu'il y soit jamais entré. Cependant, et pour rendre à César-Marzouki ce qui ne lui appartient pas, notons, tout de même, que 30,3% des tunisiens se déclarent satisfaits du « travail » de ce président hors norme, mais, malheureusement, ils ne précisent pas de quel « travail » il s'agit.

Il est évident que ce sondage, effectué du 23 au 27 mars dernier, ne tient pas compte de la polémique engagée ces derniers jours, à propos de la publication du dernier livre de Président fantoche qui nous gâche la vue et la vie. L'agitation qui a suivi la publication de ce livre a abouti à l'élaboration d'une motion de censure, à l'encontre du président-écrivain. Selon les déclarations du député Samir Taieb, le 1er avril, la motion de censure contre Moncef Marzouki, a déjà rassemblé plus d'une cinquantaine de signatures, et ce, « malgré une présence assez timide à l'hémicycle ». Le député ANC, souligne, à cette occasion, que cette pétition « n'est pas uniquement celle de l'opposition, mais de tous les élus ». Le projet de motion de censure exprime, en fait, un ras-le-bol qui n'est pas uniquement causé par un fait précis, mais, par « l'ensemble de l'½uvre de Marzouki, et par le fait qu'il soit, aujourd'hui, entré en campagne électorale, aux frais du contribuable ». Pauvre contribuable dont le député Samir Taieb souhaite, ardemment, attirer la sympathie en enfonçant le pathétique Président malgré tout. Quel beau monde que celui qui s'agite, depuis deux ans, au sein de l'hémicycle, faute, sans doute, de tricycles pour gosses, en nombre suffisant, pour les occuper.

Bon, on reproche à Marzouki, entre autre, suis-je tenté d'ajouter, la fait de profiter de ses fonctions, non seulement pour écrire un livre aux frais de la princesse aux pieds nus, mais, également, de le promouvoir, à Paris. C'est que Moncef Marzouki est un écrivain invétéré. Il a écrit plus d'une vingtaine de livres, 16 en arabe et 5 en français. Ce livre est, donc, le dernier d'une longue série. Et dans cette série, il y a le fameux ouvrage intitulé « Introduction à la Médecine Intégrée » publié, en arabe, en 1995. L'info est passée inaperçue mais, pour ce livre, Marzouki est accusé de PLAGIAT. OUI VOUS AVEZ BIEN LU : PLAGIAT ! Aïe, mes aïeux ! Oussama Faouzi, directeur du site d'information « Arab Times » et médecin syrien a déclaré que Moncef Marzouki, a plagié les trois-quarts du dictionnaire médical, écrit et édité par des médecins syriens, dans son ouvrage intitulé Introduction à la Médecine Intégrée. Marzouki aurait donc, selon Oussama Faouzi, copié, au bas mot, une grande partie de ce que contient le livre syrien, faisant croire que c'était lui qui avait traduit les termes scientifiques en langue arabe. Notons que ces propos, datant de janvier 2012, refont, aujourd'hui, surface suite à la publication du dernier ouvrage « écrit » par Moncef Marzouki. On comprend pourquoi Marzouki a, précipitamment, expulsé l'ambassadeur syrien, le samedi 4 février 2012 ! Cela faisait à peine 3 mois que Moncef Marzouki est président de la République ! Il fallait le faire. Il l'a fait !

Dans les pays démocratiques, une telle accusation entraine, généralement, la démission du responsable concerné. Ainsi, Annette Schavan, la ministre de l’éducation allemande, accusée de plagiat pour sa thèse a remis sa démission à Angela Merkel, la chancelière allemande, qui l’a acceptée le samedi 9 février 2012. D'ailleurs, en Allemagne, la chasse au plagiat est un sport très prisé. Spécialisé dans la chasse au plagiat, Martin Heidingsfelder est un justicier d’un nouveau genre qui gagne sa vie en traquant la fraude aux titres universitaires. Sa dernière victime est, justement, Annette Schavan. Un montant à cinq chiffres, voilà ce qu’un client a proposé à Martin Heidingsfelder, s’il réussissait à prouver qu’Angela Merkel, en personne, s’est rendue coupable de plagiat dans sa thèse de doctorat. Pour l’heure, le spécialiste refuse de dire où il en est dans ses recherches. Parmi ses clients figurent des particuliers, de grands médias, mais aussi des personnes du monde politique. Déjà, en 2011, Karl-Theodor zu Guttenberg a dû renoncer à son titre de docteur, ainsi qu’à son poste de ministre de la Défense, après avoir été accusé de plagiat. Imaginez le sort qu'auraient réservé ceux qui sont au pouvoir, sous nos cieux, à Martin Heidingsfelder, s'il s'était amusé à chasser le plagiat! Je parie que chez nous, même convaincu de plagiat, Marzouki continuerait de marteler à n'en plus finir: «je ne démissionnerai pas, je ne démissionnerai pas, je ne démissionnerai pas...»

Sachez, donc, que le 12 avril 2013, courant, Marzouki ira faire la promotion de son nouveau livre (plagié, lui aussi ?) dans la salle du Haut Conseil de l'Institut du Monde arabe, à Paris. Ce nouvel ouvrage intitulé : « L'invention d'une démocratie, les leçons de l'expérience tunisienne », fera l'objet d'une conférence ayant pour thème : « Quel avenir pour les révolutions arabes ? ». Lorsque l'on voit ce qui se passe en Syrie, lorsque l'on revient sur ce qui s'est passé en Tunisie et en Egypte on n'a pas grand besoin, M Marzouki, de se poser ce genre de question. Du moins, vous en particulier, vous n'avez pas le droit de poser pareille question, étant trop impliqué pour avoir suffisamment, de recul pour endosser la peau d'un observateur ou d'un analyste, tout à fait, objectif. De plus, vous vous êtes, tellement, arrangé pour tout foutre en l'air, que vous devriez vous interdire le droit d'en dire plus, sur la situation de ce pays. Par contre je suis prêt à analyser, avec vous, si vous voulez, le texte de bienvenue de votre site web personnel :

Vous écriviez le dimanche 20 août 2006 :

« Tout d'abord bienvenue à ce site où, comme je l'espère, vous trouverez ce que vous êtes venus y chercher (Je dois avouer que non, je n'ai rien trouvé de ce que de toute manière je ne suis pas venu chercher !).Il comprend mes écrits en arabe, mais j'ai tenu à y faire figurer aussi mes écrits en français (C'est bien de le préciser, en effet). Pourquoi un auteur arabe tient-il à s'exprimer dans une langue qui n'est pas la sienne et à qui bien peut s'adresser son discours ? (Je me le demande, en effet !)

La langue de Molière a certes constitué un refuge ou une alternative quand la censure devenait trop rude (Ah bon ? Je ne comprends vraiment pas comment une langue étrangère peut devenir un refuge ou une alternative sous la censure ! Vous étiez frappé d'interdit d'écrire en arabe ?). Mais le choix d'écrire en français ne tient pas qu'à des simples considérations d'opportunité (C'est bien de le reconnaitre !) pour ne pas dire d'opportunisme (De mieux en mieux ! j'adore votre franchise, M. le Président !).C'est un exercice volontairement assumé pour maintenir l'esprit dans un état d'éveil et d'ouverture, surtout d'échange permanent avec l'extérieur. Cela aurait été impossible n'eût été cette extraordinaire chance d'appartenir à la génération bilingue d'après « l'indépendance » de la Tunisie (Donc, la génération Bourguiba ?).Cette génération a été formée à fonctionner aussi bien en Arabe qu'en Français (Toujours, grâce à Bourguiba ?).Ce privilège (C'est bon ça !),hélas, ne s'est pas étendu aux générations suivantes et ce dès l'instant où l'enseignement s'est massifié (ce terme me sidère, tant le mépris qui s'y cache est grand) ne pouvant donc assurer à tous un enseignement aussi complexe que celui dont nous avions profité et qui était d'une certaine façon très élitiste (Vous êtes fier, M. le Président, d'avoir le privilège d'appartenir à l'élite intellectuelle ?).C'est ainsi qu'a succédé à notre génération des bilingues celle des ''bi- bègues'' mal à l'aise dans les deux langues (Merci pour eux et merci pour avoir emprunté cette expression de bi-bègue, à Tahar Fazaa, sans le citer. Cela pourrait expliquer les « emprunts » faits aux médecins syriens !). Je le regrette profondément. Rien en effet n'est plus précieux que le bilinguisme porte d'entrée obligatoire au biculturalisme, l'un des rares effets bénéfiques de la colonisation (Avez-vous dit cela à vos complices qui veulent faire de la Tunisie un pays vassal du Qatar et de l'Arabie Saoudite ?).

La double culture peut être la pire de choses quand elle est mal assumée (on le voit, en effet, avec votre tenue vestimentaire, si mal assumée), quand elle génère confusion et malaise, quand elle entraîne une perte de repères identitaires et sociaux(N'est-ce pas le cas de votre situation actuelle de remorque attelée à Ennahdha?). Combien en ais-je vu de ces schizophrènes culturels (Merci, pour eux !) ne comprenant plus leur culture originelle ou continuant une histoire qui n'est pas la leur ! (Et l'actuelle histoire que vous continuez imperturbablement, au mépris de ce que pensent vos concitoyens, vous pensez que c'est vraiment et sans hypocrisie, la votre ?) La double culture quand elle ne conduit pas à une diplopie où des images hétérogènes se superposent en un flou peu artistique, (Le votre de flou est carrément antiartistique, M. le Président !) aiguise le regard dans les deux champs de vision. Elle réalise un effet de miroir où l'on se voit avec ses propres yeux en même temps qu'avec ceux de l'autre (Celui de Rached Ghannouchi, en particulier, je suppose ?). L'image qui en découle peut être peu tendre pour les timides et les complexés (Vous parlez des 11 millions de tunsiens, je présume ?). Elle est pleine d'enseignement pour ceux qui savent rebondir sur les défis (Ou bien, rebondir sur les genoux de Ghannouchi !).Elle permet surtout de voir le monde à travers un nouveau filtre de mots et de concepts (Charia, par exemple?) élargissant le champ mental à des dimensions que ne soupçonne même pas l'uni -culturel (Le commun du peuple, en somme. Pourquoi ne pas appeler les choses par leur nom, M. le Président ? Pourquoi ces tournures alambiquées ?).Elle a surtout ce remarquable avantage de faire accéder l'esprit à plus d'universalité, de relativité et de sens du dialogue avec l'autre (Et vous qui insultez l'opposition tunisienne, sur une chaine TV qatarie, vous êtes le champion du dialogue, bien entendu !).

Ce sont ces valeurs que défendent mes écrits aussi bien en Arabe qu'en Français (Lesquels ? Les écrits soupçonnés d'être plagiés ou bien ceux écrits et promus avec l'argent du contribuable ?).Il était normal que je les mette dans cet espace soustrait à la bêtise du censeur, pour la joie de la rencontre, pour que continue à jamais le dialogue (Sans commentaire !)entre les hommes de bonne volonté (Rached Ghannouchi, par exemple !) s'offrant mutuellement, comme dit le législateur universel, avec un esprit de partage et de générosité ce qu'ils ont de meilleur dans leurs cultures (Et qu'avez-vous de meilleur, M. le Président pour être, justement, Président avec, uniquement, 7000 voix ?)».

Pour la première fois depuis que j'ai commencé à mettre mes idées, pensées et réflexions, noir sur blanc, j'ai du mal à conclure un écrit. Je vais, donc, me contenter d'imiter Marzouki et me la couler douce, en laissant les lecteurs cogiter sur le double degré d'écriture de celui qui préside à la destinée de 11 millions de tunisiens et tunisiennes. Je leur laisse le soin, le loisir et le plaisir de conclure, selon leur logique de l'instant, ou selon leur instinct.

Ridha Ben Kacem : le 3 avil 2013

Illustrations

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