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La Tunisie évolue vers une situation dont la gravité n’aurait rien à envier à celle de Syrie

Par Asma souissi

Majorité/Opposition, Modernisme/islamisme, Pouvoir/ Contre Pouvoir, pions d’un mal importé, oeuvre d’un satanisme unique, au service d’une internationale du crime bien structurée, fourmillant de mercenaires ayant pour mission d’entraver le droit des peuples à l’autodétermination.

Pris dans le tourbillon d’un conflit importé visant à semer la discorde, éloigné de ses urgences, déstabilisé dans ses repères culturels, depuis deux ans, le Tunisien ne se rend toujours pas compte de la perte de sa souveraineté. Telle est l’amère réalité tunisienne qu’une majorité du peuple ne parvient hélas toujours pas à maîtriser. Victime d’un plan visant plus d’un pays de la région, la Tunisie est cible d’un méga crime à double face, guidé par une main satanique experte, usant habilement de la devise « Diviser pour bien régner », sachant placer et déplacer ses multiples pions, en scrutant avec finesse les opportunité et menaces, pour se forger sa forces et vaincre d’éventuelles faiblesses, de telle sorte à rester maîtresse du jeu dans tout ce qui touche à la vie publique. Les adeptes des principaux clans politiques cèdent à ce jeu diabolique si sournois, se livrent à la guerre fratricide, se dénigrant réciproquement, sans réaliser que toutes les ficelles sont tirées hors frontières, et que les acteurs défilant sur les écrans TV tous les soirs, ne sont que figurants d’une méga pièce de théâtre, dont la fin n’est tributaire que d’une prise de conscience profonde par la masse proie au populisme, à la manipulation, au processus frauduleux, au mensonge et à la désinformation, ½uvre des clans adverses. Cette série d’attitudes infantilisante a pour objet de conditionner la masse, pour l’installer confortablement dans le statut d’esclave qui lui est réservé dans le mode de société cuit pour la Tunisie, avec quasi accord unanime de la majorité et de l’opposition, tel en atteste le projet de constitution et une série de pratiques quotidiennes à rarement condamnées, et si tel est le cas, ils ne le sont que timidement condamnées.

La conséquence en est le net recul dans les acquis en matière de droits et de libertés. Si le recul touche toutes les catégories, c’est la femme qui en paie le gros du prix, elle s’avère de plus en plus la cible première du méga crime à double face. La première face la réduit à un objet de plaisir, négocié sur le marché de la traite des êtres humains, par un mercenariat en faillite spirituelle et morale, pour servir une guerre dont le bénéficiaire final n’est autre qu’Israël réputé être état voyou. La deuxième face essaie d’étouffer l’esprit des tunisiens, en particulier celui de la femme, pour l’entraîner dans une lutte importée, totalement étrangère aux urgences nationales. Les plus avertis savent que le Tunisien ne peut être libres que dans une Tunisie indépendant et souveraine. Or, le double vent colonialiste oriental et occidental souffle sur la Tunisie à une vitesse de plus en plus forte, pour lui confisquer une indépendance amplement fragilisée. Pour s’opposer à la violence de ce vent, le Tunisien n’a d’arme autre que l’esprit, dont l’éveil est la meilleure arme contre tout obscurantisme. Parce que l’esprit a vocation d’être voie par excellence vers la lumière, l’ennemi en fait sa cible première pour en neutraliser par tous les moyens possibles et imaginables toute forme de résistance en Tunisie. Le Tunisien est entraîné abusivement dans des luttes totalement étrangères aux priorités nationales, pour lui empoisonner les neurones, les paralyser et les empêcher in fine de s’investir dans l’impératif sursaut national, sans lequel la souveraineté du pays serait à jamais confisquée.

Pour assassiner l’esprit Tunisien, tous les moyens sont bons. Des esprits colonialistes s’auto-proclament distributeurs d’attestation de patriotisme et de compétences pour les esclaves dociles qui savent excellemment se soumettre au satanisme. D’autres s’octroient le monopole de juger de ce qui convient et de ce qui ne convient pas à la Tunisie, en appelant au besoin des pays étrangers à réinvestir leurs anciennes colonies. Des esprits plus sournois tentent des voies plus douces, à visée incontestablement colonialistes, que l’on essaie d’enrober dans des discours internationalistes, pour en aveugler la cible et la contraindre au suivisme aveugle. D’où la tentation au nom d’un internationalisme médiocre, d’exporter vers notre pays des formes de luttes totalement étrangères à l’aspiration du Tunisien à la liberté, à la justice, à la dignité et à l’amélioration de ses conditions vie, origine d’un soulèvement populaire, dont les dividendes furent aussitôt confisquées par la main invisible ayant longtemps guetté le point critique du malaise social qui allait déclencher le ras le bol populaire. Ces formes de luttes importées sont par ailleurs en totale divergence avec les urgences nationales dictant à tout patriote l’impératif recours à l’esprit dans sa cause première, celle de sauver le pays des prédateurs voulant en faire poudrière écologique et sociale, régie par l’esclavagisme.

Le manque de prise de conscience de ses conditions économiques, politiques, et sociales a amplement égaré le Tunisien au point qu’il est devenu proie facile à tous les prédateurs qui se sont précipités depuis le 14 janvier dans notre pays. Informés dans les moindres détails ce qui s’est passé en Tunisie avant et après la chute de ZABA, ces prédateurs avaient une stratégie claire. Ignorant tout de cette stratégie, le Tunisien s’est laissé bercer de l’illusion d’être héros, laissant libre cour aux prédateurs qui ont entre-temps dépouillé le pays de ses richesses et de sa souveraineté. L’inconscience du Tunisien, conjuguée à l’esprit mercenaire de l’élite, des politiques et d’un contre pouvoir n’ayant de contre pouvoir que le titre, ont porté au pays un coup fatal, au point que la chaire des Tunisiens se vend et s’achète au vu et au su de tous sans que personne n’ose arrêter ce crime digne de l’ère de la pierre. A défaut de puiser dans sa conscience pour retrouver un minimum de repères, l’esprit Tunisien se maintiendrait dans la paralysie, ce qui laisserait tout le champ libre aux ennemis de sa liberté, pour y fourrer tous les discours empoisonnés possibles et imaginables, pour l’entraîner dans les ténèbres. Le drame serait que le Tunisien continuerait à se considérer libre, tel il a cru à sa liberté un certain 14 janvier 2011… La Tunisie a tout pour déjouer le drame, Riche de ses hommes et de ses femmes, plus encore d’une jeunesse patriote, il suffirait de savoir puiser dans toutes les facultés de son esprit, pour que le Tunisien résiste efficacement à qui cherche à lui confisquer son plein droit à l’autodétermination.

Le salut de la Tunisie ne viendra ni de l’occident ni de l’orient. Le premier est réputé depuis des décennies être un producteur par excellence des dictateurs qu’il sème en pions pour en faire les chefs d’un mercenariat dont la mission n’est autre que celle e veiller à servir les intérêts du maître. Les seconds se sont à ce point laissés déshumanisés par le grand satanisme oriental, qu’ils ne sont plus qu’animaux, dont les cerveaux reptiliens, ne laissent guère de sens à l’humain qu’ils réduisent à un objet de tous les plaisirs, les fantasmes, les caprices et les crimes, tel en atteste le génocide qui est en train de se dérouler sous les yeux du monde entier, et dans lequel plusieurs Tunisiens sont déjà sacrifiés. Si le Tunisien en est arrivé à être vendu dans un silence mortel par des criminels en toute impunité, c’est que les clans politiques tunisiens adverses, sont tenaillés par la même internationale du crime, dont les grands patrons sont l’aile occidentale, secondés d’une aile orientale, faisant office de sous traitant de premier plan, guidée par Qatar et l’Arabie Saoudite. Deux pays connus pour être serviteurs inconditionnels des ennemis de l’humanité, à qui sont déléguées les sales besognes, telles celle accomplie en Libye et celle qui se déroule sous nos yeux en Syrie. Le pacte entre patrons et sous traitants, exonère ces derniers de toute condamnation de violation de la dignité humaine, faisant le bonheur de l’état voyou implanté au c½ur du monde arabo musulman pour y concrétiser son grand projet moyen oriental.

Essayons de comprendre de près ce qui se passe en Syrie :

La guerre en Syrie et ses enjeux constituent un système d’équations évident . Pourtant certains semblent ne pouvoir ou ne vouloir le comprendre.

A qui profite la guerre contre la Syrie?

A Israël.

Quels pays de la région en sont alliés?

Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie.

Pourquoi des Tunisien(ne)s y sont-ils(elles) impliqué(e)s?

Ils(elles) sont envoyé(e)s par Ghannouchi, en guise d’appui à ses maîtres Hamad et El Saoud et à ses amis Turques.

D’où, au nom d’un Islam qui est le sien, via réseau d’ONG qui n’ont de caritatif que le nom R.Ghanouchi pratique la traite d’êtres humains et envoie les Tunisiens à la mort et les Tunisiennes à la prostitution, pour aider Israël à détruire un pays arabo-musulman.

Tel esclavagisme doit être condamné avec le ton qu’impose sa cruauté. Outre la nécessaire mobilisation interne de l’opposition et des ONG, les Tunisiens à l’étranger devraient s’adresser aux alliés occidentaux de ce massacre, dits garants des Droits de l’Homme, pour rappeler le nécessaire respect de la dignité et de la vie humaines.

A défaut, la schizophrénie du Tunisien risquerait de réduire son pays en poudrière.

La Tunisie évolue lentement mais sûrement vers une situation dont la gravité n’aurait rien à envier à celle de Syrie ou du Mali. La capacité de neutraliser le mal dont notre pays est la cible, ne dépendra que de la volonté du Tunisien de déjouer le mensonge et la manipulation, en investissant la voie de son autodétermination par l’ESPRIT, à commencer par la mise à l’écart du mercenariat complice du projet esclavagiste dont la Tunisie est la cible, et dont plusieurs prémices n’ont besoin de microscope électronique pour être perceptible par le commun des mortels. Les faits sont là, le système d’équations est clair. Le Tunisien est face à un choix, il n y en a pas de troisième: Ou il veut être libre, il devrait dans ce cas user de tout ce dont il est doté comme neurones, pour sommer le politique à se libérer du statut de mercenaire et de sous traitant de l’internationale du crime de premier et de second ordre ou à quitter la scène. Ou il se plait à n’être qu’un assisté corps, esprit et psyché, et il se condamne au statut d’esclave que lui réserve cette internationale du crime. Les droits humains étant un tout indissociable, la loi du tout ou rien y trouve pleinement sa place. De même, le respect de ces droits est incompatible avec le mascarade « deux poids deux mesures », connaissant depuis deux ans un triomphe sans pareil en Afrique et au Moyen Orient.

Asma Souissi

Source

Tunisie Focus

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