Côte d'Ivoire : la faillite des intellectuels
Défendre Laurent Gbagbo au nom de la lutte contre le néocolonialisme est une tragique erreur, estime l’écrivain ivoirien Tiburce Koffi.
Livre by strelitzia via Flickr CC
Grosso modo, les réactions des intellectuels du continent africain sur la crise ivoirienne peuvent être regroupées en deux tendances: l’une en faveur du président Alassane Ouattara; l’autre en faveur de Laurent Gbagbo, président déchu par la voix des urnes et qui a refusé jusqu'au bout de céder le pouvoir, s’y agrippant comme le ferait une chauve-souris, à la branche d’un arbre. C’est cette dernière tendance qui intéresse le plus. Un fait étrange: elle est tenue par des intellectuels de renom et (précision de taille) non ivoiriens —ce n’est là ni un délit, ni une tare. Au nombre de ces intellectuels, on compte les Camerounais Célestin Monga et Achille Mbembé, le Guinéen Tierno Monenembo.
Fait frappant: leurs contributions donnent, presque toutes, dans des diatribes aussi inouïes que déplacées contre la France, l’Occident en général, la communauté internationale. Les armes conceptuelles dont ils se servent sont: le panafricanisme de Gbagbo, la souveraineté nationale, la non ingérence, la Françafrique et, bien évidemment, l’impérialisme. A les lire et à les entendre, l’ex-chef d’Etat ivoirien Laurent Gbagbo est une victime expiatoire de l’Occident, qui aurait décidé de sévir contre un héros de la lutte de libération du peuple noir, un digne défenseur de la dignité de l’Afrique!
Et nous voilà partis pour le combat d’arrière-garde; ce combat, non pas contre nos propres turpitudes, mais contre l’autre; cet autre c’est, bien sûr, le blanc, l’Occident, l’impérialisme. Et c’est là que j’éprouve des inquiétudes, non pas pour le dénouement de notre crise (je gage que nous lui trouverons une issue profitable à tous), mais pour la qualité et la richesse du débat intellectuel sur la situation que vit mon pays.
L'Occident accusé de tous les maux
Disons-le sans détour: je ne trouve rien d’aussi écœurant venant de ce que nous appelons «l’intelligentsia africaine» que ce «réflexe nègre» qui consiste à toujours accuser (et automatiquement) l’Occident de tous les maux du continent. Dans le fond, qu’y a-t-il de vraiment original dans la crise que connaît mon pays? Un chef d’Etat (noir africain) déchu, qui refuse de céder l’exécutif au vainqueur du scrutin; une armée à la solde de cet ex-chef d’Etat, des milices embrigadées qui, toutes, hurlent au «complot international» afin de sauvegarder leurs privilèges —ces privilèges que le chef a pris soin de leur donner, pour garantir le rapt électoral qu’il avait prévu depuis son accession au pouvoir, en 2000, par une insurrection populaire savamment préparée, etc. Sous les Tropiques, qu’y a-t-il de vraiment nouveau dans cette «affaire»? Cette affaire banale, courante, cette affaire d’une désespérante récurrence qui signe la singularité politique du continent et le condamne, à chaque fois, à des impasses tragiques?
En la matière, et on le sait, M. Gbagbo n’innove pas. Il a de brillants précurseurs, des maîtres: Mugabe (président du Zimbabwe), Dos Santos (dirigeant de l’Angola), Kibaki (chef de l’Etat du Kenya), Tandja (ex-président du Niger) et ses filouteries constitutionnelles, etc. Là -bas, comme en Côte d’Ivoire, l’argument brandi par les usurpateurs du pouvoir reste le même: ce sont les blancs, ces impérialistes, ces néocolonialistes, ces enfoirés, ces racistes, etc. qui veulent les évincer du pouvoir! Les évincer afin d’accaparer les richesses nationales —tiens, je ne savais pas que nos pays étaient si riches, au point de violemment susciter la convoitise de l’Occident vorace. Nos pays, riches! Nos pays, ces Etats (souverains) qui s’en vont pleurnicher souverainement et régulièrement auprès des institutions financières internationales pour avoir de l’aide ou pour pouvoir être reconnus PPTE (Pays pauvres très endettés!). En toute souveraineté! En Afrique, on fait même la fête et des reportages télé sur le don de… quelques latrines offertes à nos populations par quelque ambassade généreuse. C’est cela la riche Afrique!
Non, je ne savais pas que l’Afrique noire était si prospère, cette Afrique-là des masses misérables flirtant quotidiennement avec le manque, l’insécurité permanente, la sous-alimentation, la sous-instruction, l’analphabétisme, la pauvreté et la mort indigne au bout de l’infâme horizon.
Or donc, nos pays sont riches. Mais dites-le moi donc, sombres dirigeants nègres qui maintenez vos peuples dans la misère offensante, pourquoi ne partagez-vous, comme il conviendrait que vous le fassiez, cette richesse, avec tous? Carrosses, châteaux nègres et sécurité pour les uns (le grand chef, sa famille biologique, sa famille politique, sa tribu), misère et mort subite pour les autres (les intellectuels qui refusent la compromission, les jeunesses non embrigadées, la masse des sans avenir —tout un troupeau de miséreux condamnés à brouter dans les pâturages désertiques de la débrouillardise..)
Honteuse supercherie
Et voilà les usurpateurs de l’exécutif, s’habillant allègrement du manteau de grands défenseurs de la liberté des peuples africains opprimés par les blancs; ils se font, subitement, les «Zorro» de la dignité africaine bafouée par l’Occident, des guérilleros acharnés contre l’impérialisme, des hérauts du panafricanisme, du socialisme... et de tous ces «ismes» navrants et ensorcelés qui ne font que nous détourner de l’essentiel: reconnaître et combattre nos propres insuffisances, nos propres laideurs.
Et ce messianisme dont s’affublent trop facilement les chefs d’Etat africains semble amplement suffire à l’entendement de nombre d’intellectuels du continent pour que ces dirigeants-là , des antidémocrates invétérés, des autocrates notoires, des dictateurs aux entournures de criminels, deviennent des chefs d’Etat dont ils se font le devoir de soutenir la cause. Où allons-nous? Pourquoi et comment en arrive-t-on à se tromper, de manière aussi ahurissante, de combat? Le Camerounais Marcel-Duclos Efoudebe a bien perçu la supercherie. Lisons-le:
«Pourquoi faut-il que même des hommes aussi crapuleux que les Kadhafi, Deby, Bongo, Mugabe et autres, du moment qu'ils ‘‘combattent’’ le néocolonialisme, deviennent des héros pour bon nombre d'Africains? La chose est à peine croyable! (…)
«On en vient à se poser des questions qu'on croyait —à tort— banales: est-il si difficile que ça de dire à une crapule qu'elle est une crapule? Dire d'une crapule qu'elle est une crapule est-il si compliqué? Pourquoi est-il si facile de tirer à boulets rouges sur l'Occident, quand il est évident que la crise zimbabwéenne est essentiellement la faute de Mugabe? Et si cette sympathie envers le dictateur traduisait la difficulté que certains de mes compatriotes éprouvent lorsqu'il faut regarder la vérité en face? En un mot: comment est-il possible de se tromper à ce point d'adversaire? Je vais le dire tout net: si les plus cyniques de nos dictateurs jouent sur la fibre "nationaliste", c'est uniquement parce qu'ils ont compris que c'est la seule chose qui leur vaudra l'approbation —implicite ou explicite— d'une frange importante de la population, voire de l'intelligentsia africaine.»
Dangereux nationalisme
Ce texte illustre parfaitement la situation que connait la Côte d’Ivoire. Monga, Mbembe, Beyala, Monemombo et autres oublient (ou feignent d’oublier) que, loin d’avoir une vocation panafricaniste, le régime de Gbagbo a cultivé la xénophobie à outrance, le nationalisme le plus chauvin et le plus dangereux. «Gbagbo 100% pour la Côte d’Ivoire», dit un de ses panneaux de campagne électorale. Ne soyons pas dupes, le décodage de ce texte propagandiste est facile: il s’agit bel et bien du «sang pour (le) sang»! Ce sang qui renvoie aux crimes que l’homme et son régime ont toujours été prêts à verser pour conserver le pouvoir: «Je suis prêt à mourir pour défendre la Côte d’Ivoire», hurle, de nationalisme démentiel, Gbagbo! Mais qui donc lui a dit que notre pays était en danger? Le seul danger qui menace la Côte d’Ivoire s’appelle bel et bien Gbagbo Laurent. «Le pouvoir, j’y suis, j’y reste»; «Alassane devra enjamber mon corps pour arriver au palais présidentiel!», a-t-il clamé.
«100% (sang) pour la Côte d’Ivoire»! La version dangereusement empoisonnée de l’ivoirité telle que détournée par Gbagbo et ses refondateurs. Oui, c’est cette ivoirité-là , affreusement xénophobe et canaille (différente de celle de Bédié), que l’homme et son régime promeuvent, dans des cultes à la nation et au «pur-sang», dignes des transes hitlériennes. Les adversaires de M. Gbagbo sont ainsi brandis aux yeux de la population, manipulée, comme les «candidats de l’étranger» (c’est Gbagbo lui-même qui le dit). La proximité des mots «étrangers» et «candidats» favorise leur association sémantique et crée le déclic dans le cerveau des masses: ce sont des étrangers! Alors, les foules partisanes de Gbagbo, fanatisées, aveuglées et manipulées, peuvent déverser sur Bédié et Ouattara tout leur venin de la haine, leurs frustrations sociales, leurs ressentiments (nés pourtant des maladresses du pouvoir de Gbagbo). Marcel-Duclos Efoudebe note encore, avec bon sens: «Il leur suffit qu’Alassane Ouattara soit présenté comme ‘‘le candidat de l’Occident’’ pour que Laurent Gbagbo devienne un saint.»
Sur ce point précis, Célestin Bedzigui (un autre Camerounais), dans un superbe article intitulé Gbagbo, ce désormais personnage de cirque, écrit ces notes éclairantes: «(…) d’avoir été haut fonctionnaire du FMI vaut à Ouattara d’être présenté par certains comme un agent du néocolonialisme qui ne l’autoriserait pas à gagner une élection.» Conséquemment, «la position de la communauté internationale y compris de l’UA [Union africaine, ndlr] et de la Cédéao [Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, ndlr] le reconnaissant comme vainqueur et Président légitime de la Côte d’Ivoire serait forcément une manifestation du cheval de Troie du néocolonialisme pour prendre le contrôle de la Côte d’Ivoire». Il peut alors conclure:
«De fait, il se révèle aujourd’hui que certains choisissent de sombrer dans l’ivresse des thèmes incantatoires du genre ‘‘haro sur le néocolonialisme’’ qui autorisent toutes les paresses intellectuelles et leur font faire l’économie de la douleur qu’impose l’analyse critique. Feindre tout à coup d’ignorer l’emprise que, dans les démocraties tropicales d’Afrique francophone, les tenants du pouvoir politique ont sur les structures judiciaires dont les Conseils constitutionnels et autres Cours suprêmes font partie (comme on le voit au Cameroun, Gabon, Congo et j’en passe), découvrir à ces institutions une soudaine virginité d’impartialité et d’objectivité, surtout lorsque l’on est Camerounais et qu’on vit ce que nous savons —le système en Côte d’Ivoire en étant un siamois— ignorer cette emprise disais-je, est une marque de... naïveté ou alors de... puérilité impardonnable, n’en déplaise a certains.»
Souveraineté nationale et dignité africaine
Deux autres des arguments ensorcelés qui agitent la plume de certains intellectuels du continent sont la souveraineté nationale et la dignité africaine. A lire ces intellectuels, le dirigeant noir africain peut, au nom de la «souveraineté nationale» et de la «dignité africaine», se permettre toutes les transgressions: piller l’Etat, bâillonner la presse, appauvrir la population et, pis, tuer tout contestataire. En Afrique, que vaut, finalement, la vie d’un individu? Rien, ou pas grand-chose. «Mais voyons, Tiburce, qu’avez-vous, toi et ton ami Venance, à vous en prendre tant à Gbagbo? Après tout, Gbagbo tue moins que bien des chefs d’Etat africains.» Celui qui me tient ces propos est un honnête et bon journaliste français. Je sais qu’il me chahute, mais le propos est lâché: «Gbagbo tue moins», il tue moins, il tue moins que… donc, il nous faut l’accepter, car il est le moins criminel de tous. Le taux de suppression de vies humaines devient ainsi le critère d’évaluation de nos chefs d’Etat! Merci...
Je me souviens du cri de fureur, sur Radio France Internationale (RFI), de l’écrivain guinéen Tierno Monenembo, au lendemain de la fusillade de septembre 2009 au Stade du 28 septembre, à Conakry. Tierno hurlant de douleur immense comme un fauve blessé, contre le régime criminel de Dadis Camara qui avait fait tirer sur la foule de manifestants. C’était une réaction saine, salutaire; et nous autres, de Côte d’Ivoire, l’ONU, toute la communauté internationale, avons joint nos hurlements d’indignation aux siens, contre l’hyène de Conakry. Mais en ce qui concerne la crise ivoirienne, le même Tierno trouve le génie de prendre (subtilement) fait et cause pour Gbagbo, l’hyène de Cocody qui fait tirer sur les enfants de Côte d’Ivoire et capture l’exécutif; il condamne l’ONU qui, selon lui, «recolonise l’Afrique» (pour avoir reconnu l’élection de Ouattara); il fustige la communauté internationale qui s’en prend au dictateur d’Abidjan, évoque son refus de l’ingérence, la souveraineté nationale, etc. Question: le sang des Guinéens est-il plus important que celui des Ivoiriens?
Sékou Touré, le premier Président de la Guinée, se réclamait du combat contre la France et l’impérialisme. Je crois savoir que Tierno avait fui la Guinée du «vaillant combattant» Sékou Touré pour trouver refuge en Côte d’Ivoire —la Côte d’Ivoire d’Houphouët, bien sûr. Dadis Camara se disait, lui aussi, le héraut de la dignité africaine et le messie de la Guinée. Pourquoi Tierno n’a-t-il pas rejoint ce «noble combat» de Dadis? Pourquoi a-t-il contesté à Dadis Camara le droit souverain d’accaparer le pouvoir et de faire tirer, en toute souveraineté et dignité africaines, sur la foule?
Continuons d’interpeller Tierno: pourquoi vit-il en Europe, se fait-il éditer par des maisons européennes, se plaît-il à recevoir des prix de littérature européens, décernés par ces méchantes puissances occidentales, plutôt que de venir vivre en Afrique, cette gentille Afrique, et participer, aux côtés de ces illustres combattants pour la dignité africaine (Gbagbo, Mugabe et autres), au grand combat libérateur contre l’Occident, l’ONU, etc.? Pourquoi donc Tierno et, à travers lui, tous ces intellectuels du continent, si alertes à s’en prendre à l’Occident, ne restent-ils pas en Afrique pour y développer et mettre en pratique leurs idées généreuses pour le continent, plutôt que de se réfugier chez ces «méchants hommes blancs» et bénéficier des bienfaits de l’historique ennemi?
Thèses obscures et surannées
On le voit, la crise ivoirienne s’offre à l’entendement de certains intellectuels du continent comme le laboratoire idéal pour remuer des thèses obscures et surannées (la condamnation sans appel de l’Occident brandi alors comme l’horrible fantôme qui trouble la quiétude de l’Afrique), et exprimer aussi leur complexe d’ex-colonisés –ce vieux fantasme qui conditionne leur façon d'agir face au blanc. C’est une puérile crise psychosomatique...
«L’ONU n’a pas à décider qui est élu et qui ne l’est pas à la tête d’un pays», ajoute Tierno. Objection, M. le prix Renaudot (prix créé par l’Occident, reconnu par l’ONU, et qu’il a été pourtant fier de recevoir): l’ONU n’a pas décidé du choix du président de la Côte d’Ivoire; elle a tout simplement et logiquement entériné le choix du peuple ivoirien tel qu’exprimé dans les urnes. C’est aussi simple que cela; et cela s’appelle démocratie.
Je repose toujours les mêmes questions aux uns et aux autres: si, à chaque élection, nous nous plaisons à refuser le verdict des urnes, par quelle voie choisirons-nous donc nos chefs d’Etat? Celle des armes? Sommes-nous condamnés, nous les Africains, à demeurer dans l’âge farouche et violent de la conception et l’exercice du pouvoir? Ne savons-nous que faire la guerre pour parvenir au pouvoir? La souveraineté nationale est-elle le bien d’un chef d’Etat ou celui du peuple?
Sur ce dernier point, j’ai la nette impression que de regrettables confusions se sont emparées de l’intelligence de certains intellectuels du continent, et brouillent leur grille de lecture des faits. Il me semble, en effet, que ces «souverainistes» conçoivent la souveraineté comme un droit absolu et divin accordé au prince. Ainsi, Gbagbo et «son» Conseil constitutionnel (composé de copains, de camarades et de sujets —des gens qui lui sont redevables donc) ont le droit inattaquable de refuser le verdict des urnes et de choisir, désigner, eux-mêmes celui qui doit présider aux destinées du pays! Il m’apparaît sage, quant à moi, de dire que la souveraineté est détenue par le peuple; et, en démocratie, ce peuple l’exprime dans les urnes. Et notre peuple, celui de Côte d’Ivoire, a choisi comme président de la République un candidat du nom d’Alassane Ouattara. Toute autre exégèse sur la question n’est qu’une obscure danse de sorciers du jour.
Oui, j’exprime haut et fort mon refus de l’incantation de cette souveraineté nationale, suspecte et dangereuse, qui autorise le prince à occire son peuple et à faire main basse sur l’exécutif; je refuse ce droit de tyranniser, de tuer, que des intellectuels du continent, pour de mystérieuses et mauvaises raisons, accordent trop facilement aux dictateurs des tropiques; je dis non à ce faux culte de la dignité africaine, de la grandeur de l’Afrique, de l’honneur de la race, et tous ces concepts flous, louches, qui dissimulent mal le complexe de l’ex-colonisé; ce complexe qui continue de hanter notre psyché collective, ce mauvais complexe qui parasite et paralyse la capacité de réflexion de nombre de penseurs africains dans leurs lectures de nos tragédies politiques nègres.
Non, Messieurs, la question «nègre» est ailleurs. Et, à mon sens, continuer de rendre l’Occident et le blanc responsables des maux que vit le continent revient en réalité à affirmer que les noirs africains ne sont que de gros enfants, des gros innocents de tout et en tout, des gens sans capacité de décision et d’agir sur le monde.
Le meilleur moyen d’infantiliser l’Africain et de l’empêcher d’entrer dans l’Histoire, c’est de continuer à le dépeindre comme une victime des puissances occidentales. Assumons nos turpitudes, nos égarements, nos obscurités aussi bien que nos Lumières car, oui, nous avons, nous aussi, des lumières. Servons-nous de ces lumières pour nous éclairer, en évacuant de nos cerveaux le fantôme du blanc méchant.
Tiburce Koffi, écrivain et journaliste ivoirien
Lire aussi:
- Pourquoi des intellectuels africains soutiennent Laurent Gbagbo, par Marcus Boni Teiga
- Revue de web: les intellectuels engagés en Côte d'Ivoire
l'auteur







Je me suis insrire pour dire ce que je pense de ce que vous avez écrit:
Bravo.
Non aux escrocs, non aux dictateurs, non au sang, rien n'excuse cela.
Comme dit le proverbe, quand on tue quelqun pour défendre une idée, on ne défend pas une idée, on tue quelqun.
Si j'ai bien lu cet article, il dit qu'un véritable intellectuel africain n'est tel que s'il défend Ouattara. Je suis surpris depuis le début de la crise ivoirienne que l'on déniasse à Gbagbo la qualité de nationaliste (l'auteur ne se gêne pas pour la dénier à beaucoup d'autres Africains). Sans vouloir entrer dans cette polémique, je pose tout simplement une question : comment doit-on alors être nationaliste ?
Tout a fait excellent. Tiburce Koffi nous montre que l'Afrique a de meilleurs jours devant elle, apres tout.
Merci mon frère pour la pertinence de votre analyse. Je peux me permettre d'esperer qu'il y a encore des intellectuels africains qui ne sont pas infectés par le virus de la paresse intellectuelle. Nous avions assisté ces derniers jours à la manifestation clinique de cette pathologie chez certains depiuis la crise libyenne, ivoirienne, etc.
Pour le cas de la Libye, une seule question doit être poser: comment pouvons-nous soutenir un individu qui se maintient au pouvoir durans 42 ans, sans avoir même penser à doter ce pays d'une constitution?
Merci et merci
Merci, merci, merci merci mille fois Tiburce. Je vois en vous le renouveau des intellectuels africains. Encore merci. Vive la Cote d'Ivoire.
Les blancs ne sont pas tous des méchants, tout comme les noirs. Personne ne peut le dire, c'est vous Tiburce qui le dites. C'est vous qui affirmez que les blancs sont méchants.
Le monde entier a vu qu'il y avait comme une urgence, une précipitation de reconnaitre Ouatara. Il est de loin le profile qu'il faut en ce moment pour redresser la Cote d'Ivoire. Mais ...Mais, il n'avait besoin ni de l'aide des ex-rebelles, ni de la France pour arriver au pouvoir. C'est ce qu'on dénonce. Et vous, vous confondez cette dénonciation à la prise de partie pour Gbagbo...C'est faux, revoyez vos lectures.
En démocratie Gbagbo comme Ouatara ont tous les deux le droit légitime de contester les résultats. Même si c'est acquis que l'un d'entre eux est incontestablement élu selon toutes les organisations internationales, cela n'empêche de rechercher la vérité lorsqu'il y a contestation, car ce sont les ivoiriens qui ont voté et non la communauté internationale.
C'est quoi la solution dans une démocratie civilisée:
On recompte les voix. Mais cette idée ne plait pas aux pro-Ouatara;
On revote dans les 7 départements contestés. Mais là , je ne comprends pas pourquoi ni la France ni l'ONU, ni les ex-rebelles ne veulent l'entendre.
Aucune de ces solutions n’a été préconisée, c'est ce qui indigne, en fait, les gens avides de vérité comme moi et certainement comme ces intellectuels que vous catégorisez facilement par la colère. Vous agissez donc comme la description que vous leur faite. Arrêtez, ça ne rehausse pas le débat.
On est allé aux urnes pour être départagé, si ça ne suffit pas il faut y retourner jusqu'à ce qu'on soit définitivement sur de celui qui a gagné, mais comme certains sont surs de leurs forces rebelles et forces internationales, ce n'est pas la peine de retourner aux urnes. Les ex-rebelles vous ont conseillé d'user de la force et vous l'avez fait...c'est anti-démocratique. La France soutient la force, c’est normale, elle considère la cote d'ivoire comme un champ de bataille habité par des incultes, des non civilisés, des animaux tant qu'on y est...L'on devait faire pression pour obtenir de revoter dans les 7 départements contestés et Ouatara gagne...aucun mort ne serait signalé ainsi.
Dommage on a eu un belligérant comme Sarkozy qui ne sait qu'intimider et user de la force. Il y a quoi de mal à dénoncer cela ? Il a évacué les Français avant de commencer les frappes c’est au vu et au su de tout le monde. Ah, j’oubliais la vie des ivoiriens n’est rien, c’est celle des français qu’il faut coute que coute épargnée.
On nous a bourré le crane que la force sera le dernier recours sans pour autant essayer les recours habituels et provisoires (recompte, revote, marches pacifiques). On a plutôt choisi Ultimatum et Frappes. Ou est la médiation diplomatique et pacifique ?
Vous n’allez pas me dire qu’en brandissant la menace de guerre sur Gbagbo on ignorait qu’ils y auraient des morts civiles innocents ?
"Il est de loin le profile qu'il faut en ce moment pour redresser la Cote d'Ivoire. Mais ...Mais, il n'avait besoin ni de l'aide des ex-rebelles, ni de la France pour arriver au pouvoir. C'est ce qu'on dénonce. Et vous, vous confondez cette dénonciation à la prise de partie pour Gbagbo...C'est faux, revoyez vos lectures."
"Même si c'est acquis que l'un d'entre eux est incontestablement élu selon toutes les organisations internationales, cela n'empêche de rechercher la vérité lorsqu'il y a contestation, car ce sont les ivoiriens qui ont voté et non la communauté internationale."
"Aucune de ces solutions n’a été préconisée, c'est ce qui indigne, en fait, les gens avides de vérité comme moi et certainement comme ces intellectuels que vous catégorisez facilement par la colère."
Tout bon. Je prie pour que tous les gens qui comme vous et comme moi ont vécu hors de la vision présentée par les médias gardent toutes choses en mémoires et gardent les documents pertinents pour pouvoir, un jour, témoigner.
Autrement l'Histoire des vainqueurs noiera les pleurs de tout un peuple qui aspirait a la vérité.
La jeunesse Africaine reste lucide. Je ne pense pas que la propagande de diabolisation de Gbagbo et de sanctification de Ouattara l'emportera sur la vérité. Qu'on dise à ce stade de la situation que les deux c'est blanc-bonnet et bonnet-blanc c'est plus honnête. Mais l'extrême Diabolisation de Gbagbo tout en ignorant excessivement les exactions de Ouattara et ses alliés ne peut qu'être le produit de la malhonnêteté, du lavage de cerveau si ce n'est de la naïveté et de amnésie. De Gaulle nous a pourtant appris que "la France n'a pas d'amis que des intérêts". Alors diantre comment peut-on s'imaginer que l'intervention française c'est par compassion pour la démocratie ivoirienne alors qu'ils ont souvent soutenue les dictatures et les fraudes les plus scandaleux en même temps qu'il utilisaient leur services secrets (fausse monnaie en Guinée) et leurs multinationales (Elf au Congo et en Angola) pour déstabiliser des présidents démocratiquement élus? Quand d'autre nations refusent jusqu'à l'aide humanitaire parce qu'il sont conscients que ces aides sont le prix de la servitude, les chefs nègres vont jusqu'à demander l'aide militaire, non nécessaire pour accéder au pouvoir.
bravo Papa
Fier de la France. je suis africain mais je suis fier de la France. Et c'est bien la première fois depuis que Sarkozy est au pouvoir que je suis fier des français. Vous avez libéré un pays qui s'était exprimé pour une alternance politique et qui se faisait voler la victoire par un clan de propriétaires terriens xénophobes, le clan Gbagbo. C'est que que c'est grace à vous que Gbagbo est au cachot, grace à vos hélicos, à votre force de frape, qui sert POUR UNE FOIS la démocratie et non la Françafrique. Alors de grace, cessez votre débat franco français sur "est ce que les militaires français ont mis un pied dans la préqidence ou non", et si oui, ça va changer quoi? C'est pas la France qui a installé Ouattara au pouvoir, c'est les électeurs ivoiriens, à 54%. Les hélicos de l'Onuci c'est comme un super constitutionnel.
Amis français, pour uen fois, soyez fiers de vous, vous avez fait quelque chose de bien. Moi je dis merci, VOUS ETES GENTILS COMME POULET ROTIS
n'ai jamais rien lu d'aussi juste et honnête écrit sur nous autres africains, notre mentalité et notre tendance à accuser les autres, y compris du pire dont nous mêmes sommes responsables. au point de promouvoir, masochistes, nos propres boureaux;merci!que c'est juste! que c'est bien pensé! que c'est bien dit!
Je suis franco-ivoirien. En CI, on m'appelle choco. J'aime la CI et j'aime la France.
Mais je suis aujourd'hui plus que jamais anti-Ouattara, et depuis l'arrestation de Gbagbo, j'accepterais même qu'on m'appelle de ce qualificatif que j'ai toujours refusé: pro-Gbagbo.
Je n'ai aucun intérêt pour la théorie du complot. Mais je suis a la frontière de la théorie de l’incompétence.
Merci l'ONU, merci Sarkozy: aux yeux de pas loin de la moitie des Ivoiriens du monde (45% selon vos chiffres) vous venez de mettre un potentiel bandit au pouvoir tout en nous refusant le droit de l'examiner dument (décomptage des voix).
Merci: grâce a vous, le monde est un endroit plus rose que hier.
Je ne comprends pas pourquoi beaucoup d'intellectuels africains plongent si aisément dans cet anti-blanc primaire, basique.
Je reconnais que les Blancs ne viennent pas en Afrique pour nos beaux yeux, c'est connu çà . Il n'y a pas d'amitié, j'ajouterai de militantisme idéologique entre les Etats, il n'y a que les intérêts. Qu'a encore dit le président Zuma après son passage en France au sujet du sort de Laurent Gbagbo ? Le manichéisme ou la dichotomie Noir/Blanc ou Occident / Afrique que brandissent certains de ces intellectuels est une absurdité. Gbagbo a ses amis français qui jusqu'aujourd'hui le soutiennent. Comme tu le dis, Tirbuce, ils vivent là où c'est bien construit, où la Constitution n'est pas un machin au service de quelque individu, où ils peuvent parler sans recevoir des coups...
Notre vraie bataille c'est le travail, la bonne gestion, l'acceptation de l'autre. Dans mon pays au Cameroun, les ministres et Directeurs détournent de l'argent publics pour le garder dans les paradis fiscaux, est-ce le Blanc qui le leur demande ?
Enfin une voix discordante et une analyse pertinente a l'opposee de ce vaste et bien curieux alignement des "intellectuels Africains" derriere Gbagbo. Je commencais serieusement a remettre en question mes propres positions dans ce flot de pensee unique qui semble avoir completement ennivre notre tres chere intelligentsia Africaine. Je remercie l'auteur pour sa critique sans complaisance, et sa defense brillante non seulement du droit international, mais de maniere plus importante du peuple Ivoirien qui a la fin n'a pas merite de subir Laurent Gbagbo pendant si longtemps
Je n'ai jamais compris les motivations réelles de ces "intellectuels" qui ont soutenu GBAGBO et qui, par conséquent, l'ont conduit au naufrage que nous connaissons aujourd'hui, naufrage dans lequel il a failli entraîner tout un pays!
Il ne fallait pourtant pas être très doué pour se convaincre que GBAGBO avait OBJECTIVEMENT perdu!
Mais ces "intellectuels" ne sont pas dans l'objectivité, ils sont purement dans la subjectivité ... ils n'ont rien à faire des données et faits objectifs mis à la disposition de tous sur internet.
Ces "intellectuels", compte tenu du rapport de force, du nombre de morts, des crises sanitaires et économiques, auraient pu, malgré tout, faire comprendre à GBAGBO que son intérêt était de se rendre ... mais, lâchement, ils l'ont laissé aller au suicide ....
Dans son genre, "Le Noir qui n'aime pas le manioc" n'est pas mal aussi!
2 articles pour se faire une idée bien précise:
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2609p027-029.xml2/
http://www.bonaberi.com/ar,gaston_kelman_face_a_la_cote_d_ivoire_%5Bi_po...
On pourra expliquer dans tous les sens le problème. L'auteur de l'article d'ailleurs, démêle assez logiquement l'identité non seulement d'un président si nationaliste, qu'à l'en croire, il oeuvrerait bien pour l'ivoirien(ne), se définissant comme le candidat prompt à à défendre la cause du peuple opprimé, sous entendons naturellement, par le grand méchant occident. Bla bla bla j'ai envie de dire.
Il y a une forme de fuite en avant, de folie, de la part d'un peuple, qui a tellement souffert des propagandes, des manipulations, des privations, des violences faites par les gouvernements en place, qu'à l'heure actuelle, il est difficile pour l'ivoirien, intrinsèquement parlant, de discerner ce qui pourtant nous saute à nous occidentaux à la figure, lorsqu'on lit le conflit et qu'on dissèque les frasques d'un pouvoir habile dans l'art s'attirer la sympathie, lorsque le bilan de son mandat démontre de façon éclatante combien il a ruiné et pillé ce beau pays qu'est la côtes d'ivoire, et où j'ai pu y vivre 4 années.
Malheureusement, il y a fort à parier que gbagbo se pare de l'étoffe du héros déchu, qu'on lui prête sympathie, victime de l'avidité des occidentaux, ayant oeuvrés et perpétrés un coup d'état, l'ayant finalement arraché de ce pouvoir auquel il s'est accroché, et qu'il n'aura laché qu'au prix de l'entêtement du président élu à faire respecter la voie des urnes, par tous les moyens. Les moyens, c'est pas ce qui aura fait défaut, afin de tenter de solutionner la crise.
Qu'importe. L'organisation des élections en côtes d'ivoire a coûté la bagatelle de 300 millions d'euros, la plus chère de l'histoire. Gbagbo avait sollicité l'encadrement des élections par les organes de l'ONU, par soucis de transparence. Les résultats tombant, il fit interdire la publication des résultats, et chassa les équipes TV, invalidant des bulletins. La suite, tout le monde la connait.
J'espère sincèrement que les ivoiriens ne tomberont pas dans le piège énoncé par l'auteur de cet article. Le piège d'ériger en héros, un homme qui a tous les attributs d'un bandit, voir d'un génocidaire. Braquage de banques, viols, pillages, intimidations, manipulations, détournements de fonds et j'en passe.
Ouvrez les yeux chers ivoiriens. Je ne suis ni pour ouattara, ni pour gbagbo. Je suis simplement content que la crise passe à un stade nouveau. Je suis content que soit intervenu l'onu, pour éviter un bain de sang et que ne se reproduise pas un rwanda bis. Je suis content que gbagbo soit arrêté et jugé, pour ses crimes et délits. Lui et sa femme, si hautaine, si sûre d'elle en des temps meilleurs. En 4 mois, l'UA n'est pas parvenue à s'imposer, ni à imposer une feuille de route. Aucunes médiations n'a menée à une issue salutaire. Que fallait-il ? La guerre ?
C dommage que ces intellectuels du passé soient essentiellment camerounais comme moi.
Heureusement et tu le soulignes aussi Koffi, d'autres camerounais voient plus juste.
Félicitation pour ton analyse.
Bonjour,
je africain et attentif à tout ce qui nous permettra de trouver des solutions durables.
JE NE SUIS PAS INTELLO
je partage d'une part votre point vue, mais il reste à compléter. Pour vous intellectuels africains, vous avez la lourde responsabilité de nous éclairer c'est urgent et très important.
La première étape dans la résolution de cette impasse où se trouvent les peuples d'Afrique est la Démocratie et surtout l'Alternance démocratie. Nous avons besoin en Afrique de vraies institutions démocratiques.
Du moment où la volonté des peuples sera véritablement respectée c'est à dire sera Président celui vers qui le suffrage populaire sera porté, Nous aurons le vrai début de solutions.
Faut-il nié l'existence et les méfaits de la FranceAfrique, du Néocolonialisme et autres? je crois non, sans partie pris.
Pensez-vous que la France aime tant les Ivoiriens? Leur réaction en Côte d'Ivoire est-elle gratuite? Toutes les voies de négociation ont-elles été épuisées? Quelles autres alternatives ont-ils proposées à par la guerre? pourquoi ont-ils encouragé cette guerre? Malgré l'entêtement du Président sortant, pourquoi ne pas éviter tous ces morts, cette violence gratuite? Pourrait-on penser aux desseins inavoués?
Je comprends la réaction de la grande majorité de la rue africaine, nous avons des blessures infligées par des années d'esclavage, d'impérialisme, de colonisation, de frustrations et j'en passe, qui restent ouvertes. Aucun travail n'a été fait jusqu'ici par ceux-là pour cicatriser ces blessures, au contraire, ceux-là prônent le Négationnisme. Nous avons besoin d'un travail de mémoire. ça aurait été les pays africains qui délogeaient le Président Gbagbo qu'on n'aurait point indexé la France, ni l'occident, nous un passé et un présent noir avec eux.
Dans tous les pays de l'Afrique centrale, les articles précis des constitutions ont été revus pour se maintenir éternellement au pouvoir. Jusqu'ici qu'est ce que les Occidentaux ont dits? Nous savons que les élections sont tripatouillées, pour nous, c'est là qu'il fallait agir. Car la limitation des mandats est la pierre angulaire, d'une véritable démocratie.
Pauvre Président ADO, j'espère qu'il n'y aura pas de contrepartie. Si oui sera fait au détriment de qui?
Si la France, s'agite trop pour le cas ivoirien, c'est qu'il ya anguille sous roche.
JE PLAIDE POUR UNE NOUVELLE GENERATION DES CHEFS D'ETATS AFRICAINS, DECOMPLEXE, DE LA MEME GENERATION QUE LE HONGROIS PRESIDENT FRANCAIS, OBAMA. SURTOUT N'AYANT PAS CONNU LES HUMILIATIONS COLONIALES ET AUTRES, DEMOCRATIQUEMENT ELU PAR LE PEUPLE POUR UN NOMBRE DE MANDAT LIMITE, POURQUOI PAS UN MANDAT UNIQUE DE 7 ANS PAR EXEMPLE, AFIN D'ASSEOIR L'ALTERNANCE;
l'importance de la limitation de mandat est de garantir l'alternance. et lorsqu'il ya alternance, il ya stabilité,on exerce librement son mandat sans main mise extérieur.
lorsqu'on ne représente pas la volonté peuple, on cherche des soutiens extérieurs pour s'éterniser au pouvoir, en contrepartie on dilapide les richesses du pays. la FranceAfrique existe, parceque bon nombre de Chefs d'Etat ne representent pas la volonté du peuple.
Vous le savez; la France est une puissance nucléaire grâce à l'uranium nigérienne? et le peuple nigérien dans tout cela, allez voir...
Le retour au pouvoir de Sassou au Congo, le Fils Bongo,le fils Eyadéma, Idriss Déby et j'en passe.
ECLAIREZ-NOUS INTELLECTUELS AFRICAINS. C'EST VOTRE MISSION.
Je ne considère pas Gbagbo comme un nationaliste, ni un dictateur mais est-ce des mensonges ce qu'il dit?
Nos richesses s'en vont sous nos yeux, ce n'est pas un problème ivoirien, mais de tout l'Afrique francophone en particulier. Ils Nous appauvrissent alors que nous les enrichissons.
La FRANCE SERAIT-ELLE UN PROBLEME POUR L'AFRIQUE? chacun a son idée la dessus.
Vous intello dites nous, est-ce une relation gagnant gagnant avec la France?
A propos du Francs des Colonies Françaises d'Afrique FCFA, est-ce vraiment nécessaire? Quels sont ses inconvénients pour nous?
ENSEMBLE TROUVONS UNE SOLUTION POUR L'AFRIQUE EN GENERAL, ET FRANCOPHONE EN PARTICULIER.
LA FRANCE EST-ELLE UN PROBLEME POUR L'AFRIQUE? SANS VIOLENCE REFLECHONS POUR QU'AU MOINS NOS ENFANTS VIVENT PLUS CES HUMILIATIONS FRANCAISES.
ALAIN ROGER
je crois personellement que nous autres africains avons démontré avec force que nous sommes des incapables sur tous les plans! Comment expliquer que des soi-disants PROFESSEURS Aggrégés ou autres grands intellectuels africains prennnent le pouvoir et sont incapables de conduire la barque AFRIQUE??? finalement je pousse ma deception plus et pense finalement que nous ne sommes pas prêts pour être vraiment indépendants: il faudrait carrément privatiser nos états. ce serait finalement mieux que l'on lance des appels d'offres internationnaux pour recruter des gérants (occidentaux de préferences) pour nos états; le gérant ainsi sélectionné devra avoir un profil bien précis; il sera payé convenablement avec obligation de résultat. les resortissants du pays seront réduits à être ses ministres; ils seront nommés par ce gérant et seront responsables devant ce dernier.
Avec cette formule, nous aurons au moins l'assurance que les sommes issues de notre developpement seront redistribuées au peuple et non plus detournées vers des destinations occultes! le pays pourra ainsi espérer voir la lumière car depuis la soi-disant indépendance des années 50, nous restons désespérement dans le noir complet!!!
Chaque noir qui arrive au pouvoir dans son pays tend plûtot à satisfaire ses proches et ses frères du village; il fait tout pour s'eterniser au pouvoir et ne fait aucun effort pour devellopper son pays! on en arrive à d'interminables conflits ou guerres civils. c'est decevant! Qu'a fait l'afrique pour meriter ce triste sort??? bien malin qui trouvera une réponse à ce questionnement.
Lorsqu'on voit cette charge personnel de Mr Tiburce il es évident que c'est vraiment un pseudo intellectuel. Tout de suite on voit son endoctrinement et son manque d'impartialité : on dirait un passionné. Assurément cet intellectuel de la politique du ventre est Jaloux de Tierno Monenembo dont il n'égalerait jamais les distinctions,parce que je ne vois pas le rapport. Quand même on peut entrevoir de quel côté il se penche, Monenembo fait un effort d'objectivité et d'impartialité tout en condamnant l'interventionnisme français et ONUsien qui ne s'expliquait pas à ce stade. Les morts de Dékoué c'était des annimaux parceque pro-Gbagbo. On continue à Diaboliser Gbagbo et les FDS (forces régulières), pour encourager des rebelles qui pour la plupart sont des désœuvrés sans formation et parfois drogués (c'est toujours ça les rebellions) qui n'ont pas hésité à tirer sur des civils qui ne représentaient aucun danger. Il pousse la malhonnêteté plus loin à vouloir justifier la position de Tierno Monenembo par le fait qu'il ne soit pas de Côte d'Ivoire comme si la totalité des Ivoiriens soutenaient la façon dont Alassane Ouattara est arrivé au pouvoir.
Une petite citation de Tierno Monenembo sur cette crise, pour vous apercevoir du grand faussé qui existe entre les récriminations de ce Monsieur et la pensé réelle de cet homme dont l'Afrique peut en être fier :
«Ce raffut fait autour de Ouattara est tel qu’il en devient suspect. Que veut sauver la communauté internationale, à la fin: la Côte d’Ivoire ou un de ses protégés? Ouattara et Gbagbo sont les loups-jumeaux de la politique ivoirienne: même teint, même sourire carnassier, même poids électoral (l’un contrôlant la Commission électorale et l’autre la Cour suprême).»
Voilà ce qui est vrai même si on accuse Gbagbo de tout, on ne peut se permettre un chèque blanc à Ouattara comme le fait ce Monsieur qui cherche à humilier des hommes biens plus valeureux.
Sa malhonnêté lui pousse même à vouloir nous faire croire que ces écrivains soutiennent Gbagbo parce qu'ils ne sont pas ivoiriens alors de nombreux ivoiriens ont soutenue celui qu'on dépeint exagéremment comme un dictateur sanguinaire.
Juste une citation de ce Grand écrivain qu'est Tierno pour réaliser le faussé entre l'image trompeur que veux donner ce pseudo intellectuelle et la pensée véritable de cet homme dont l'Afrique est fière y compris la Côte d'Ivoire est fière.
Si vous ne comprenez pas la position des intellectuels Africains que l'on accuse exagérément d'être du Côté de Gbagbo alors que principalement ils dénoncent une solution plus que scandaleuse alors que depuis le départ d'autres voies auraient pu éviter tant de mort. Vous ne comprenez pas par ignorance, ignorance de l'histoire et du discours des colonisateurs depuis des années: Si l'on sait au moins que De Gaulle avait dit "la France n'a pas d'ami mais que des intérêts", si l'on savait que le peuple Guinée a souffert parce que les services secrets français avaient déversé la fausse monnaie sur l'économie pour déstabiliser Sékou Touré alors démocratiquement élu, si l'on savait que Lissouba, démocratiquement élu a été chassé avec les armes d'Elf(les autorités françaises ne pouvaient l'ignorer), si vous saviez que la France ne s'est jamais intéressé à la démocratie en Afrique mais aux dictatures et truquages scandaleux tant que les contrats iniques étaient conservés, si vous saviez que même entre petit pays africains on se pille les richesses et on déstabilisé (Congo Kinshasa par exemple).... vous ne vous réjouiriez pas autant de l'acharnement d'un pays étrangers à vous installer votre président, surtout pas la France qui à installer Ouattara et à chasser Gbagbo en détruisant les armes que vous avez payé avec vos impôts. Il n'est pas la pire des dictatures par rapport celles qu'elle a toujours soutenue. Vous diriez qu'ils ont promis aider à la reconstruction : mais à quel prix? On accepte toujours l'aide empoisonné, le prix de la servitude, on a même poussé les limites plus loin demandant jusqu'à l'intervention militaire pour continuer à être assujettis.
Merci Tiburce.
Je manque de mots pour traduire ma satisfaction a la lecture de votre article.
Je me souviens avoir repondu - sur le site de jeune Afrique il y a quelques mois - lorsque j'ai lu les inepties de Calixte Beyala qui s'en prenait a Bechir Ben Yahmed pour sa position sur le caractere injuste (pour ne dire que cela) de Gbagbo a vouloir confisquer le pouvoir malgre la solution de sortie de crise (les elections).
Je me demande - tout comme Tiburce - comment des personnes, quelle que soit leur race ou leur nationalite, peuvent cautionner des dirigeants qui refusent de faire preuve de bon sens, d'intelligence, et d'humanisme envers leur peuple.
Comment peut-on cautionner des criminels, des brouilleurs de pistes qui essaient de faire passer leur egoisme et leur soif insatiable de pouvoir pour des pseudo-combats panafrica-blablabla ??
Comment peut-on rester sourd et aveugle face a la campagne clairement remplie de haine que Gbagbo a mise en place pour la presidentielle ? Il a tout essaye pour jouer sur la fibre anti-colon, anti-etranger, anti, anti, anti.... pas de programme. Rien de positif. Que du negatif, pointant du doigt constamment. Est-ce une maniere de construire quoi que ce soit ?????
Je suis encore plus desole de voir des pseudo-intellectuels (oui pseudo) encourager ce type de comportements (campagne presidentielle Gbagbo) qui ne sont rien d'autre que de la discrimination, donc pareil que le racisme que vous devriez ne pas apprecier vous-meme.
Les populations innocentes terrees chez elles qui se faisaient agresser ou qui n'avaient ni nourriture, ni eau, ni electricite en Cote d'Ivoire, sont soulagees de l'interventiion salutaire de la France et de l'ONU.
Le debat autour de qui est entre ou non dans la residence presidentielle, on n'en a cure !! C'est un DEBAT CREUX de salons climatises !!!
Le concret aujourd'hui est qu'un peuple qui a vote et qui a exprime clairement son choix est debarrasse d'un sanguinaire , d'une vermine, d'une larve lache et puante qui a enferme ses propres enfants et petits-enfants avec lui dans le sous-sol d'une maison qui subissait des bombardements. Pourquoi ne les a-t-il pas fait sortir de ce sous-sol, ces enfants pendant qu'il discutait au telephone avec les negociateurs Francais et autres (pour sa reddition) ? Il pouvait les faire sortir sans danger car plusieurs emissaires faisaient des va-et-vient entre ce sous-sol et le monde exterieur....Un individu qui est capable de mettre ses petits-enfants dans de tels dangers signifie que cette vermine ne peut que considerer le reste de la population pour du betail..... Toute la Cote d'Ivoire pouvait bruler qu'il s'en foutrait.
Svp arretez de le defendre au nom d'un pseudo-panafricanisme ou d'une pseudo-lutte contre les colons. Cette rethorique est 'has been' et n'a plus lieu d'etre. Nous avons tout ce qu'il faut pour et sommes capables de faire beaucoup de choses avec ce que nous avons. Nos dirigeants gaspillent les revenus de nos ressources et en plus nous prennent en otage des qu'ils le peuvent. La est notre probleme. Et pas ailleurs. Arretez !!!
L'attitude de ceux qui defendent ces dictateurs non-eclaires est exactement ce qui leur permet de faire de nous tous - vous et moi inclus - leurs victimes.
Reconnaissez que vous avez mal evalue la situation et avancons.
Tiburce, je vous remercie encore une fois. Et j'espere vous rencontrer un jour.