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Livre by strelitzia via Flickr CC
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Côte d'Ivoire : la faillite des intellectuels

Défendre Laurent Gbagbo au nom de la lutte contre le néocolonialisme est une tragique erreur, estime l’écrivain ivoirien Tiburce Koffi.

Grosso modo, les réactions des intellectuels du continent africain sur la crise ivoirienne peuvent être regroupées en deux tendances: l’une en faveur du président Alassane Ouattara; l’autre en faveur de Laurent Gbagbo, président déchu par la voix des urnes et qui a refusé jusqu'au bout de céder le pouvoir, s’y agrippant comme le ferait une chauve-souris, à la branche d’un arbre. C’est cette dernière tendance qui intéresse le plus. Un fait étrange: elle est tenue par des intellectuels de renom et (précision de taille) non ivoiriens —ce n’est là ni un délit, ni une tare. Au nombre de ces intellectuels, on compte les Camerounais Célestin Monga et Achille Mbembé, le Guinéen Tierno Monenembo.

Fait frappant: leurs contributions donnent, presque toutes, dans des diatribes aussi inouïes que déplacées contre la France, l’Occident en général, la communauté internationale. Les armes conceptuelles dont ils se servent sont: le panafricanisme de Gbagbo, la souveraineté nationale, la non ingérence, la Françafrique et, bien évidemment, l’impérialisme. A les lire et à les entendre, l’ex-chef d’Etat ivoirien Laurent Gbagbo est une victime expiatoire de l’Occident, qui aurait décidé de sévir contre un héros de la lutte de libération du peuple noir, un digne défenseur de la dignité de l’Afrique!

Et nous voilà partis pour le combat d’arrière-garde; ce combat, non pas contre nos propres turpitudes, mais contre l’autre; cet autre c’est, bien sûr, le blanc, l’Occident, l’impérialisme. Et c’est là que j’éprouve des inquiétudes, non pas pour le dénouement de notre crise (je gage que nous lui trouverons une issue profitable à tous), mais pour la qualité et la richesse du débat intellectuel sur la situation que vit mon pays.

L'Occident accusé de tous les maux

Disons-le sans détour: je ne trouve rien d’aussi écœurant venant de ce que nous appelons «l’intelligentsia africaine» que ce «réflexe nègre» qui consiste à toujours accuser (et automatiquement) l’Occident de tous les maux du continent. Dans le fond, qu’y a-t-il de vraiment original dans la crise que connaît mon pays? Un chef d’Etat (noir africain) déchu, qui refuse de céder l’exécutif au vainqueur du scrutin; une armée à la solde de cet ex-chef d’Etat, des milices embrigadées qui, toutes, hurlent au «complot international» afin de sauvegarder leurs privilèges —ces privilèges que le chef a pris soin de leur donner, pour garantir le rapt électoral qu’il avait prévu depuis son accession au pouvoir, en 2000, par une insurrection populaire savamment préparée, etc. Sous les Tropiques, qu’y a-t-il de vraiment nouveau dans cette «affaire»? Cette affaire banale, courante, cette affaire d’une désespérante récurrence qui signe la singularité politique du continent et le condamne, à chaque fois, à des impasses tragiques?

En la matière, et on le sait, M. Gbagbo n’innove pas. Il a de brillants précurseurs, des maîtres: Mugabe (président du Zimbabwe), Dos Santos (dirigeant de l’Angola), Kibaki (chef de l’Etat du Kenya), Tandja (ex-président du Niger) et ses filouteries constitutionnelles, etc. Là-bas, comme en Côte d’Ivoire, l’argument brandi par les usurpateurs du pouvoir reste le même: ce sont les blancs, ces impérialistes, ces néocolonialistes, ces enfoirés, ces racistes, etc. qui veulent les évincer du pouvoir! Les évincer afin d’accaparer les richesses nationales —tiens, je ne savais pas que nos pays étaient si riches, au point de violemment susciter la convoitise de l’Occident vorace. Nos pays, riches! Nos pays, ces Etats (souverains) qui s’en vont pleurnicher souverainement et régulièrement auprès des institutions financières internationales pour avoir de l’aide ou pour pouvoir être reconnus PPTE (Pays pauvres très endettés!). En toute souveraineté! En Afrique, on fait même la fête et des reportages télé sur le don de… quelques latrines offertes à nos populations par quelque ambassade généreuse. C’est cela la riche Afrique!

Non, je ne savais pas que l’Afrique noire était si prospère, cette Afrique-là des masses misérables flirtant quotidiennement avec le manque, l’insécurité permanente, la sous-alimentation, la sous-instruction, l’analphabétisme, la pauvreté et la mort indigne au bout de l’infâme horizon.

Or donc, nos pays sont riches. Mais dites-le moi donc, sombres dirigeants nègres qui maintenez vos peuples dans la misère offensante, pourquoi ne partagez-vous, comme il conviendrait que vous le fassiez, cette richesse, avec tous? Carrosses, châteaux nègres et sécurité pour les uns (le grand chef, sa famille biologique, sa famille politique, sa tribu), misère et mort subite pour les autres (les intellectuels qui refusent la compromission, les jeunesses non embrigadées, la masse des sans avenir —tout un troupeau de miséreux condamnés à brouter dans les pâturages désertiques de la débrouillardise..)

Honteuse supercherie

Et voilà les usurpateurs de l’exécutif, s’habillant allègrement du manteau de grands défenseurs de la liberté des peuples africains opprimés par les blancs; ils se font, subitement, les «Zorro» de la dignité africaine bafouée par l’Occident, des guérilleros acharnés contre l’impérialisme, des hérauts du panafricanisme, du socialisme... et de tous ces «ismes» navrants et ensorcelés qui ne font que nous détourner de l’essentiel: reconnaître et combattre nos propres insuffisances, nos propres laideurs.

Et ce messianisme dont s’affublent trop facilement les chefs d’Etat africains semble amplement suffire à l’entendement de nombre d’intellectuels du continent pour que ces dirigeants-là, des antidémocrates invétérés, des autocrates notoires, des dictateurs aux entournures de criminels, deviennent des chefs d’Etat dont ils se font le devoir de soutenir la cause. Où allons-nous? Pourquoi et comment en arrive-t-on à se tromper, de manière aussi ahurissante, de combat? Le Camerounais Marcel-Duclos Efoudebe a bien perçu la supercherie. Lisons-le:  

«Pourquoi faut-il que même des hommes aussi crapuleux que les Kadhafi, Deby, Bongo, Mugabe et autres, du moment qu'ils ‘‘combattent’’ le néocolonialisme, deviennent des héros pour bon nombre d'Africains? La chose est à peine croyable! (…)

«On en vient à se poser des questions qu'on croyait —à tort— banales: est-il si difficile que ça de dire à une crapule qu'elle est une crapule? Dire d'une crapule qu'elle est une crapule est-il si compliqué? Pourquoi est-il si facile de tirer à boulets rouges sur l'Occident, quand il est évident que la crise zimbabwéenne est essentiellement la faute de Mugabe? Et si cette sympathie envers le dictateur traduisait la difficulté que certains de mes compatriotes éprouvent lorsqu'il faut regarder la vérité en face? En un mot: comment est-il possible de se tromper à ce point d'adversaire? Je vais le dire tout net: si les plus cyniques de nos dictateurs jouent sur la fibre "nationaliste", c'est uniquement parce qu'ils ont compris que c'est la seule chose qui leur vaudra l'approbation —implicite ou explicite— d'une frange importante de la population, voire de l'intelligentsia africaine.»

Dangereux nationalisme

Ce texte illustre parfaitement la situation que connait la Côte d’Ivoire. Monga, Mbembe, Beyala, Monemombo et autres oublient (ou feignent d’oublier) que, loin d’avoir une vocation panafricaniste, le régime de Gbagbo a cultivé la xénophobie à outrance, le nationalisme le plus chauvin et le plus dangereux. «Gbagbo 100% pour la Côte d’Ivoire», dit un de ses panneaux de campagne électorale. Ne soyons pas dupes, le décodage de ce texte propagandiste est facile: il s’agit bel et bien du «sang pour (le) sang»! Ce sang qui renvoie aux crimes que l’homme et son régime ont toujours été prêts à verser pour conserver le pouvoir: «Je suis prêt à mourir pour défendre la Côte d’Ivoire», hurle, de nationalisme démentiel, Gbagbo! Mais qui donc lui a dit que notre pays était en danger? Le seul danger qui menace la Côte d’Ivoire s’appelle bel et bien Gbagbo Laurent. «Le pouvoir, j’y suis, j’y reste»; «Alassane devra enjamber mon corps pour arriver au palais présidentiel!», a-t-il clamé.

«100% (sang) pour la Côte d’Ivoire»! La version dangereusement empoisonnée de l’ivoirité telle que détournée par Gbagbo et ses refondateurs. Oui, c’est cette ivoirité-là, affreusement xénophobe et canaille (différente de celle de Bédié), que l’homme et son régime promeuvent, dans des cultes à la nation et au «pur-sang», dignes des transes hitlériennes. Les adversaires de M. Gbagbo sont ainsi brandis aux yeux de la population, manipulée, comme les «candidats de l’étranger» (c’est Gbagbo lui-même qui le dit). La proximité des mots «étrangers» et «candidats» favorise leur association sémantique et crée le déclic dans le cerveau des masses: ce sont des étrangers! Alors, les foules partisanes de Gbagbo, fanatisées, aveuglées et manipulées, peuvent déverser sur Bédié et Ouattara tout leur venin de la haine, leurs frustrations sociales, leurs ressentiments (nés pourtant des maladresses du pouvoir de Gbagbo). Marcel-Duclos Efoudebe note encore, avec bon sens: «Il leur suffit qu’Alassane Ouattara soit présenté comme ‘‘le candidat de l’Occident’’ pour que Laurent Gbagbo devienne un saint

Sur ce point précis, Célestin Bedzigui (un autre Camerounais), dans un superbe article intitulé Gbagbo, ce désormais personnage de cirque, écrit ces notes éclairantes: «(…) d’avoir été haut fonctionnaire du FMI vaut à Ouattara d’être présenté par certains comme un agent du néocolonialisme qui ne l’autoriserait pas à gagner une élection.» Conséquemment, «la position de la communauté internationale y compris de l’UA [Union africaine, ndlr] et de la Cédéao [Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, ndlr] le reconnaissant comme vainqueur et Président légitime de la Côte d’Ivoire serait forcément une manifestation du cheval de Troie du néocolonialisme pour prendre le contrôle de la Côte d’Ivoire». Il peut alors conclure:

«De fait, il se révèle aujourd’hui que certains choisissent de sombrer dans l’ivresse des thèmes incantatoires du genre ‘‘haro sur le néocolonialisme’’ qui autorisent toutes les paresses intellectuelles et leur font faire l’économie de la douleur qu’impose l’analyse critique. Feindre tout à coup d’ignorer l’emprise que, dans les démocraties tropicales d’Afrique francophone, les tenants du pouvoir politique ont sur les structures judiciaires dont les Conseils constitutionnels et autres Cours suprêmes font partie (comme on le voit au Cameroun, Gabon, Congo et j’en passe), découvrir à ces institutions une soudaine virginité d’impartialité et d’objectivité, surtout lorsque l’on est Camerounais et qu’on vit ce que nous savons —le système en Côte d’Ivoire en étant un siamois— ignorer cette emprise disais-je, est une marque de... naïveté ou alors de... puérilité impardonnable, n’en déplaise a certains.» 

Souveraineté nationale et dignité africaine

Deux autres des arguments ensorcelés qui agitent la plume de certains intellectuels du continent sont la souveraineté nationale et la dignité africaine. A lire ces intellectuels, le dirigeant noir africain peut, au nom de la «souveraineté nationale» et de la «dignité africaine», se permettre toutes les transgressions: piller l’Etat, bâillonner la presse, appauvrir la population et, pis, tuer tout contestataire. En Afrique, que vaut, finalement, la vie d’un individu? Rien, ou pas grand-chose. «Mais voyons, Tiburce, qu’avez-vous, toi et ton ami Venance, à vous en prendre tant à Gbagbo? Après tout, Gbagbo tue moins que bien des chefs d’Etat africains.» Celui qui me tient ces propos est un honnête et bon journaliste français. Je sais qu’il me chahute, mais le propos est lâché: «Gbagbo tue moins», il tue moins, il tue moins que… donc, il nous faut l’accepter, car il est le moins criminel de tous. Le taux de suppression de vies humaines devient ainsi le critère d’évaluation de nos chefs d’Etat! Merci...

Je me souviens du cri de fureur, sur Radio France Internationale (RFI), de l’écrivain guinéen Tierno Monenembo, au lendemain de la fusillade de septembre 2009 au Stade du 28 septembre, à Conakry. Tierno hurlant de douleur immense comme un fauve blessé, contre le régime criminel de Dadis Camara qui avait fait tirer sur la foule de manifestants. C’était une réaction saine, salutaire; et nous autres, de Côte d’Ivoire, l’ONU, toute la communauté internationale, avons joint nos hurlements d’indignation aux siens, contre l’hyène de Conakry. Mais en ce qui concerne la crise ivoirienne, le même Tierno trouve le génie de prendre (subtilement) fait et cause pour Gbagbo, l’hyène de Cocody qui fait tirer sur les enfants de Côte d’Ivoire et capture l’exécutif; il condamne l’ONU qui, selon lui, «recolonise l’Afrique» (pour avoir reconnu l’élection de Ouattara); il fustige la communauté internationale qui s’en prend au dictateur d’Abidjan, évoque son refus de l’ingérence, la souveraineté nationale, etc. Question: le sang des Guinéens est-il plus important que celui des Ivoiriens?

Sékou Touré, le premier Président de la Guinée, se réclamait du combat contre la France et l’impérialisme. Je crois savoir que Tierno avait fui la Guinée du «vaillant combattant» Sékou Touré pour trouver refuge en Côte d’Ivoire —la Côte d’Ivoire d’Houphouët, bien sûr. Dadis Camara se disait, lui aussi, le héraut de la dignité africaine et le messie de la Guinée. Pourquoi Tierno n’a-t-il pas rejoint ce «noble combat» de Dadis? Pourquoi a-t-il contesté à Dadis Camara le droit souverain d’accaparer le pouvoir et de faire tirer, en toute souveraineté et dignité africaines, sur la foule?

Continuons d’interpeller Tierno: pourquoi vit-il en Europe, se fait-il éditer par des maisons européennes, se plaît-il à recevoir des prix de littérature européens, décernés par ces méchantes puissances occidentales, plutôt que de venir vivre en Afrique, cette gentille Afrique, et participer, aux côtés de ces illustres combattants pour la dignité africaine (Gbagbo, Mugabe et autres), au grand combat libérateur contre l’Occident, l’ONU, etc.? Pourquoi donc Tierno et, à travers lui, tous ces intellectuels du continent, si alertes à s’en prendre à l’Occident, ne restent-ils pas en Afrique pour y développer et mettre en pratique leurs idées généreuses pour le continent, plutôt que de se réfugier chez ces «méchants hommes blancs» et bénéficier des bienfaits de l’historique ennemi?

Thèses obscures et surannées

On le voit, la crise ivoirienne s’offre à l’entendement de certains intellectuels du continent comme le laboratoire idéal pour remuer des thèses obscures et surannées (la condamnation sans appel de l’Occident brandi alors comme l’horrible fantôme qui trouble la quiétude de l’Afrique), et exprimer aussi leur complexe d’ex-colonisés –ce vieux fantasme qui conditionne leur façon d'agir face au blanc. C’est une puérile crise psychosomatique...

«L’ONU n’a pas à décider qui est élu et qui ne l’est pas à la tête d’un pays», ajoute Tierno. Objection, M. le prix Renaudot (prix créé par l’Occident, reconnu par l’ONU, et qu’il a été pourtant fier de recevoir): l’ONU n’a pas décidé du choix du président de la Côte d’Ivoire; elle a tout simplement et logiquement entériné le choix du peuple ivoirien tel qu’exprimé dans les urnes. C’est aussi simple que cela; et cela s’appelle démocratie.

Je repose toujours les mêmes questions aux uns et aux autres: si, à chaque élection, nous nous plaisons à refuser le verdict des urnes, par quelle voie choisirons-nous donc nos chefs d’Etat? Celle des armes? Sommes-nous condamnés, nous les Africains, à demeurer dans l’âge farouche et violent de la conception et l’exercice du pouvoir? Ne savons-nous que faire la guerre pour parvenir au pouvoir? La souveraineté nationale est-elle le bien d’un chef d’Etat ou celui du peuple?

Sur ce dernier point, j’ai la nette impression que de regrettables confusions se sont emparées de l’intelligence de certains intellectuels du continent, et brouillent leur grille de lecture des faits. Il me semble, en effet, que ces «souverainistes» conçoivent la souveraineté comme un droit absolu et divin accordé au prince. Ainsi, Gbagbo et «son» Conseil constitutionnel (composé de copains, de camarades et de sujets —des gens qui lui sont redevables donc) ont le droit inattaquable de refuser le verdict des urnes et de choisir, désigner, eux-mêmes celui qui doit présider aux destinées du pays! Il m’apparaît sage, quant à moi, de dire que la souveraineté est détenue par le peuple; et, en démocratie, ce peuple l’exprime dans les urnes. Et notre peuple, celui de Côte d’Ivoire, a choisi comme président de la République un candidat du nom d’Alassane Ouattara. Toute autre exégèse sur la question n’est qu’une obscure danse de sorciers du jour.

Oui, j’exprime haut et fort mon refus de l’incantation de cette souveraineté nationale, suspecte et dangereuse, qui autorise le prince à occire son peuple et à faire main basse sur l’exécutif; je refuse ce droit de tyranniser, de tuer, que des intellectuels du continent, pour de mystérieuses et mauvaises raisons, accordent trop facilement aux dictateurs des tropiques; je dis non à ce faux culte de la dignité africaine, de la grandeur de l’Afrique, de l’honneur de la race, et tous ces concepts flous, louches, qui dissimulent mal le complexe de l’ex-colonisé; ce complexe qui continue de hanter notre psyché collective, ce mauvais complexe qui parasite et paralyse la capacité de réflexion de nombre de penseurs africains dans leurs lectures de nos tragédies politiques nègres.

Non, Messieurs, la question «nègre» est ailleurs. Et, à mon sens, continuer de rendre l’Occident et le blanc responsables des maux que vit le continent revient en réalité à affirmer que les noirs africains ne sont que de gros enfants, des gros innocents de tout et en tout, des gens sans capacité de décision et d’agir sur le monde.

Le meilleur moyen d’infantiliser l’Africain et de l’empêcher d’entrer dans l’Histoire, c’est de continuer à le dépeindre comme une victime des puissances occidentales. Assumons nos turpitudes, nos égarements, nos obscurités aussi bien que nos Lumières car, oui, nous avons, nous aussi, des lumières. Servons-nous de ces lumières pour nous éclairer, en évacuant de nos cerveaux le fantôme du blanc méchant.

Tiburce Koffi, écrivain et journaliste ivoirien

 

Lire aussi:

- Pourquoi des intellectuels africains soutiennent Laurent Gbagbo, par Marcus Boni Teiga

- Revue de web: les intellectuels engagés en Côte d'Ivoire

 

 

Tiburce Koffi

Tiburce Koffi. Journaliste et écrivain ivoirien. Il a notamment publié Côte d'ivoire, l'agonie du jardin. Du grand rêve au désastre...

Ses derniers articles: IB, tombé au champ de la terreur  Côte d'Ivoire: comment la sauver?  Gbagbo et le fantôme d'Houphouët 

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