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Le débat sur l'homosexualité et d'autres sujets à la Une des quotidiens

Les quotidiens parvenus lundi à l'APS traitent de sujets variés, qui vont de la question de l'homosexualité à la traque des biens "mal acquis", en passant par la nouvelle opposition incarnée de plus en plus par l'ancien Premier ministre, Idrissa Seck, qui reste pourtant jusque-là membre de l'actuel majorité présidentielle.

''Jamra persiste, la majorité parlementaire signe'', affiche ainsi Walfadji, au sujet d'une polémique qui a cours depuis quelques jours, concernant la dépénalisation de l'homosexualité. Ce débat ''est suscité par la réforme, en catimini, du Code pénal sénégalais dont on ignore les dispositions qui sont visées, hormis celle relative au mariage forcé qui est élevé au rang de délit'', relève ce quotidien.

Citant un communiqué, le quotidien Walfadjri relève que le groupe parlementaire Bennoo Bokk Yaakaar de la majorité présidentielle ''récuse un quelconque projet ayant trait à +l'élaboration d'une loi relative à la dépénalisation de l'homosexualité au Sénégal+''. Cela ne suffit apparemment pas, puisque l'Imam Massamba Diop, responsable de l'ONG Jamra, invite le président Macky Sall à clarifier sa position sur cette question, rapporte le journal.

S'y ajoutent que les ''Ibadous" également sont "toutes griffes dehors'', indique Walf
Grand-Place. ''Après l'ONG Jamra, la Jamatou Ibadou Rahmane (JIR) revient sur la question. La section départementale de Rufisque, qui a dénoncé le projet de loi relatif à la dépénalisation de l'homosexualité au Sénégal, en marge d'une journée de consultations médicales gratuites, veut savoir si l'Etat est pour ou contre'', écrit ce quotidien.

L'Office donne le ton des sujets politiques traités par les quotidiens en affichant : ''Idy s'oppose et s'assume''. ''Une semaine après avoir +blessé+ le régime de Macky Sall, le maire de Thiès a remué le couteau dans la plaie encore béante".

"Dans une interview à diffuser aujourd'hui par nos confrères de Sen Tv, le président de Rewmi a ressuscité l'affaire des +sept milliards taïwanais+ et jeté un pavé dans la mare...budgétaire du successeur de Wade. Ailleurs, Idy dit assumer sa posture de farouche opposant à Macky'', rapporte ce journal.

A ses détracteurs de la majorité présidentielle dont il est fait partie à travers notamment certains de ses lieutenants siégeant dans l'attelage gouvernemental, Idrissa Seck déclare, à la Une du quotidien La Tribune : 'Qu'il nous chasse du Gouvernement m'est égal''.

''Idrissa Seck a remis le couteau dans la plaie. Il réitère ses propos du 25 mars. Le pays ne marche pas encore'', commente le journal, citant des propos tenus par l'ancien Premier ministre lors d'une interview qu'il a accordée au Groupe Dmédia.

''Idy veut une chose : le fauteuil de Macly Sall. Il est convaincu que pour y arriver, il faut remporter beaucoup de collectivités locales en 2014. Sous ce rapport, il a déclaré le +Mortal Kombat+ contre celui qui a brisé son rêve de devenir 4ème président de la République'', écrit Direct Info dans son billet du jour.

Certains journaux demeurent intéressés par la traque des biens dits mal acquis, à l'image de Libération qui revient sur la compensation reçue par le Sénégal pour la reprise ''frauduleuse de la SONACOS'' par l'homme d'affaires Abbas Jaber, qui serait un partenaire en affaires de Karim Wade, l'un des principaux dignitaires de l'ancien régime suspectés d'enrichissement illicite.

''Pour sortir du collimateur des autorités judiciaires en charge de la traque des biens présumés mal acquis, Abbas Jaber s'est accordé avec l'Etat du Sénégal à compenser cinq milliards de francs CFA, après avoir reconnu que la concession de la SONACOS ne s'est pas faite dans les règles de l'art. Mais, à ce jour, cet homme d'affaires, dont la location du jet privé à Karim Wade aura finalement coûté 10,5 milliards de francs CFA, n'a versé qu'un acompte de deux milliards de francs CFA'', écrit ce quotidien.

De même, le président sénégalais, Macky Sall, ''met en demeure Dubaï'', selon Le Quotidien. ''Il n'est pas question pour lui que des sociétés-écran contrôlent DP World Dakar Sa'', dont de grandes appartiendraient à Karim Wade, le fils de l'ancien chef de l'Etat Abdoulaye Wade, sommé par la justice de justifier l'origine de ses biens évalués à quelque 700 milliards de francs CFA, écrit-il.

''L'Etat du Sénégal avait traité à l'origine avec DP World Holding et pas avec une entité. Aussi, pour continuer d'opérer à Dakar, les Dubaïotes sont tenus de payer l'intégralité des sommes dues. Comme une réponse du berger à la bergère, après un communiqué publié la semaine dernière et qui voudrait dégager Karim Wade de toute possession d'actions sur DP World, l'Etat du Sénégal vient de mettre en demeure la holding DP World'', ajoute le Quotidien.

''Ce que Karim a fait, +c'est de la haute trahison+'', insiste le ministre de la Promotion de la Bonne gouvernance, Abdou Latif Coulibaly. ''Je suis déçu de voir qu'on insiste plus sur la propriété du capital et moins sur la trahison nationale savamment orchestrée par des personnes se réclamant de la nationalité sénégalais'', dit-il dans des propos rapportés par Le Populaire.

APS

Rewmi

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