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Pourquoi pas la Côte de Cacao?

La Côte d’Ivoire porte-t-elle bien son nom? Bonne question, car dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, le commerce de l’ivoire arrive en effet très loin derrière celui du café, du cacao, ou encore du pétrole. Sans compter la population des éléphants, pour le moins dérisoire comparée à celle d’autres pays du continent.

C’est donc sans surprise qu’à la question: «Quelle quantité d’ivoire y-a-t-il en Côte d’Ivoire?», le journaliste Brian Palmer de Slate.com a répondu: «Quelques milliers de livres, tout au plus». Et pour cause: il ne resterait que «200 ou 300 éléphants qui vivraient en troupeaux isolés dans le pays». Mais la disparition des pachydermes en Côte d’Ivoire relève davantage d’une problématique écologique qu’économique, étant donné que le commerce d’ivoire n’a que peu d’impact sur le produit intérieur brut du pays.

En réalité, la Côte d’Ivoire tient son nom de l’époque coloniale, alors que les Français commençaient à établir des comptoirs dans le pays.

«Il n’y avait pas de recensement au XVIIe siècle, mais les chercheurs estiment aujourd'hui que le pays abritait des centaines de milliers de pachydermes quand les Européens ont commencé à établir des colonies en Afrique de l’Ouest.»

Sur le même modèle, le Ghana avait lui été baptisé «Côte de l'Or», la Sierra Leone et le Liberia «Côte du Poivre», et certaines régions de l’Afrique de l’Ouest «Côte des Esclaves».

Lu sur Slate.com