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Le Mali ; pays à la traine et Objet de pitié ! Mais malgré tout, les leaders politiques et militaires ne cessent de nous mentir !

«  Aujourd'hui, On a tout compris ! Ils nous utilisent comme des chameaux dans des conditions qu'on déplore.  Ils nous mènent souvent en bateau vers des destinations qu'on ignore. Ils allument le feu. Ils l'activent. Et, après ils viennent jouer aux pompiers. C'est toujours le même scenario. Allez  donc dire aux marchands d'illusions que nos consciences ne sont  plus à vendre » Selon le panafricain Tieken Fakoly.

  

  L'évidence démontre que  notre très cher Mali fut victime de ses propres fils depuis des décennies. Ainsi, les crises politiques, sécuritaires et institutionnelles qu'il a connues,  ne sont en réalité que le résultat des comportements despotiques de tout un chacun face à la gestion  funeste de la société et du pays. Même si, l'avènement démocratique pluraliste  fut non seulement les conséquences de l'ascension de certains au pouvoir, beaucoup se sentirent marginaliser.

Dans tous les cas, le constat essentiel est que le Mali de Modibo Keita va très  mal. Les fractures dans la société malienne, les coups de vengeance dans la classe politique, la corruption du leadership de notre armée  qui ensanglantent notre pays,  sont révélatrices de la vulnérabilité de ce pays jadis reconnu par sa bravoure, son honnêteté, et le sens patriotique de ses leaders (bien évidemment ceux du temps de Modibo).

 

L'état du Mali est aussi grave qu'on ne le croit. Nos leaders politiques sont à bout de course. Le mal semble plus profond qu'il devrait logiquement déclencher une prise de conscience du peuple malien, car plus personne n'a ni confiance à notre classe politique, ni au leadership de notre armée.

 

 Sauf  la reconnaissance de leurs responsabilités dans l'effritement de notre pays et la présentation d'excuses à la nation, L'ADEMA, L'URD, et LE RPM doivent nous lâcher les basquets.

 

L'instauration de la démocratie facilita et hissa  la corruption au point d'être vue, acceptée et banalisée au quotidien par la société. Progressivement, elle atteignît tous les tissus de notre société et favorisa l'effritement de l'Etat Malien. L'honnêteté,  la dignité et  les m½urs, pourtant défendues et soutenues par la première république, ne sont plus des valeurs cardinales reconnues et respectées dans notre pays.  En un lapse de temps,  la corruption a non seulement déstabilisé et emprisonné notre démocratie, mais elle a aussi détruit tout sens patriotique et civique du malien.

Depuis lors, elle est  au c½ur des débats académiques, politiques et de gouvernance. Malgré la mise en place de certaines institutions pour lutter contre la corruption, cette gangrène continua de saper tout dans le pays et de s'étendre dans la société malienne. Il semble que ces institutions  n'existent que par leurs noms,  malgré que le contribuable malien souffre  tant à les entretenir.

A ciel ouvert, la responsabilité de la catastrophe incombe aux pseudo-grands partis politiques qui ont soit pleinement participé à la gestion calamiteuse du pays, soit observé un silence  radio face à la gestion bâclée de notre nation. A bien des égards, Il est alors bien triste de voir les premiers auteurs de ces affaires de corruption et de taille, qui ont fait trembler notre république se présenter aujourd'hui avec des propositions de  sapeurs-pompiers et une panoplie de solutions envisageables. Ceci n'est que de l'insulte envers le peuple Malien.  Fondamentalement, qu'est ce qu'ils ont réellement  à offrir au peuple Malien après l'avoir roulé dans la farine de la corruption ?  Pourquoi se donnent-ils le luxe d'essayer de venir aux cheveux d'un peuple qu'ils  continuent d'arnaquer ? Pourquoi pensent-ils que nous méritons ces traitements inhumains ? Le peuple ne doit pas exercer son vote sanction  contre eux pour les contraindre à une retraite démocratique forcée ? Où  étaient leurs talents quand le pays succombait ?

Outre le fait de prétendre proposer des solutions à la crise, ces  groupements à caractère ploutocratique doivent se confondre aussi en excuses auprès des Maliens pour avoir sérieusement détruit le pays.

 

« Lorsque ton pays est sale et manque de paix durable, tu ne peux lui rendre sa propreté et son unité qu'en le lavant avec ton sang » Grand Capitaine Marien Ngouabi

 

Le peuple malien, à une majorité écrasante, salua l'arrivée du CNRDRE. Ceci fut pour l'individu lambda comme une exigence du temps et des circonstances qui marquaient la transition à une ère nouvelle,  celle de l'espoir, de la justice sociale, et le rêve souverain du peuple. En revanche, l'espoir et la joie nés par Sanogo et sa clique, qui auraient pu  s'incruster dans l'histoire s'estompèrent rapidement à cause d'une réédition augmentée des évènements et comportements belliqueux. Ainsi, le coup d'état du 22 mars fut pour certains comme une bonne idée, mais une grande déception pour beaucoup d'autres. Le leadership de notre armée est à l'image du pays. Car on ne peut prétendre avoir une armée digne de ce nom alors que l'environnement dans lequel elle s'imbibe est plein de requins mangeurs d'hommes. C'est naturel et normal qu'elle s'en ragale aussi !!!

A notre grande surprise, nous remarquâmes stupéfaits en revanche la nomination de nos officiers supérieurs à  des postes administratifs au lieu de les envoyer au nord. Mr le président de la réforme de l'armée, le peuple vous interpelle car nous voulons les hommes au nord au lieu des salons climatisés. Ces nominations gratuites insinuent- elles l'incompétence et l'inefficacité de ces officiers ? Si oui, pourquoi aviez-vous résisté donc à une assistance militaire internationale ? Si non, qu'est-ce que vous êtes en train de planifier contre ce pays  tant fragilisé  par des clivages politiques et sécuritaires ? Ne-vous sentez-vous pas défier et humilier quand le Président Tchadien Idriss Deby, un frère militaire, vous invite  sur les champs de la grandeur? Arrêtez donc d'être le soldat du Sud ou le militaire de l'ombre de Kati pour être le combattant qui défie son frère d'armes Deby ou le guerrier de la Lumière du désert.        

 

Quand on explore rétrospectivement le monde des Capitaines Africains et valables, nous pensons aux Capitaines Diby Silas Diarra, Mamadou Sissoko, Marien NGouabi, Ange Diawara, Jerry Rawlings, Thomas Sankara, Sekou Traoré ... Ceux-ci appartiennent à la race rare des capitaines d'armées. En effet, ils se sont incrustés  dans l'histoire en fustigeant le népotisme, la corruption, l'embourgeoisement,...    Ceux-ci à votre place seraient au front pour libérer leur pays au lieu de se pavaner dans les camps militaires sous prétexte de reformer et réévaluer les conditions de vie et de travail des militaires. Quelle insulte à l' égard de ceux qui sont en train de verser leur sang pour libérer notre pays ? Au moins, respectez l'âme des braves soldats Français, Tchadiens et les dignes militaires Maliens qui sont en train de tomber sur les champs de l'honneur. Car ceux-ci sont en train de faire ce que vous devez aussi au peuple malien. Pourquoi une telle humiliation à l'endroit de ce peuple qui vous paye à coup de millions malgré ses maigres moyens ?

 

Aujourd'hui au moins, nous savons pertinemment que  cette tentative de divertir le peuple malien de la réalité des choses, de la vraie capacité de notre armée et de vos ambitions personnelles a échouée... Cependant, vous continuez de parler comme si notre armée fut la première à lancer l'offensive. Non, loin s'en faut. N'eut été le courage des islamistes et le manque de considération qu'ils ont à l'égard de notre armée, elle serait camper à la même position qu'elle s'était faite depuis plus de 9 mois. Tout laisse à croire que la fameuse ligne dont vous aviez tant parlée,  n'était qu'imaginaire car elle fut ébranlée en moins de 24 heures. Devons-nous réellement croire à tout ce qui viendra de vous ? N'étaient les rapides et concises interventions de nos partenaires, les soldats maliens seraient servis de chair à canon et les bandits armés  seraient en train de marcher sur Bamako. Bref, le leadership de l'armée est à l'image du politique malien, atteint d'une misère morale et intellectuelle.

 

Fondamentalement, ces leaders que ce soient politiques ou  militaires n'ont rien à offrir à ce pays. Ils sont les premiers responsables de cette boule de corruption.

Les derniers évènements font ressortir avec plus de clarté qu'ils ne cherchent que leur place sous le soleil. En effet, le peuple malien se rend compte que la soit disante  puissance supérieure  qu'ils accordaient à notre armée n'était qu'un pur rêve et que la machine de guerre malienne n'était plus qu'une chimère. Pourtant, ils jurèrent la main au c½ur qu'une telle armée pouvait rivaliser  avec des combattants islamistes venus de différents horizons.

 

Est-ce légitime de mentir au peuple? Pourquoi continuent-ils de mentir au peuple sciemment ? Avez-vous vraiment besoin de créer sans cesse des illusions à un peuple larmoyant?

 

Le peuple malien a hâte que tout cela se termine quels qu'en soient les résultats pour revenir à davantage de sérénité. Les maliens sont fatigués  de ces politiques de manigances, de mascarades, de vengeances, de revanches, et d'hypocrisie.

 

 Quand est-ce que tous ces mensonges prendront fin ?

 

Pour toutes ces raisons, ces tiraillements immatures, sans fond et ni objectif du FDR, de la COPAM, des leaders religieux, des leaders de l'armée ne sont que des entreprises piégées. Le FDR, la COPAM et la junte, peu importe, vont toujours continuer à nous distancer des vrais problèmes.

 

Une fois du côté  du pouvoir en place ou celui du parti majoritaire, l'argumentaire est construit pour bien présenter le prince du jour. Ils l'ont fait sous Alpha. Ils l'ont fait sous ATT. Et ils le feront sous Bakaridjan qui sera prochainement élu. Tant que la compilation de leur catalogue est en bonne marche, tout va bien. Ceci, même s'il est nécessaire d'assister le président dans des faux agendas, suicidaires, et en porte à faux direct avec l'intérêt de ceux qui les élisent.  Quid de la dignité de l'homme malien jadis remarquable ?

 

De l'opposition, ils n'ont que des programmes creux. Il n'y a rien de concret sauf la contradiction, la négation et le nyan go ya. Il n'y a jamais presque l'ombre de ce qui marche pour le peuple. De plus, rien n'est proposé comme solution aux problèmes d'un peuple qui assiste impuissamment  à la fuite de ses cerveaux vers d'autres cieux.

 

Dans un tel contexte, le peuple malien doit prendre son devenir en main en s'assurant de se relancer vers l'avant. Il doit donc s'inspirer du printemps arabe pour se débarrasser de ses dictateurs démocrates,  de ses mégalomanes politiques, de ses leaders ploutocrates, de ses officiers aux galons démérités, de son ramassis hétéroclite d'anciens chasseurs du fauteuil de Koulouba. La moindre des choses que le peuple malien se doit est d'être sélectif et prudent dans son choix lors des prochaines élections présidentielles.  A défaut de cela, nous assisterons à une déconfiture totale du pays sachant que les autres ne peuvent pas continuer à prendre leur argent pour résoudre ou pour nous enseigner comment être responsables. Car, ils ont leurs propres problèmes à résoudre. Et, car ils veulent avancer de l'avant tout en ayant un pays fort et digne.

Attention !!! Attention !!! Un mauvais choix présidentiel risquera, soit de faciliter la restauration des premiers fossoyeurs de notre pays, soit  de réélire une Carbone Copy de AOK ou  celle de ATT au pouvoir. Que Dieu nous en garde !

 

Une contribution du Réseau de Citoyens Actifs-Mali

 

 

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