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Human Rights Watch accuse l'Algérie de bafouer les libertés publiques

L’Algérie est dans le viseur de Human Rights Watch (HRW) L’organisation internationale de défense des droits de l’Homme accuse en effet le gouvernement algérien de violer les libertés publiques de ses concitoyens.

Le 24 février, le pays annonçait la levée de l’état d’urgence, mis en place le 9 février 1992 pour contrer la menace islamiste radicale, représentée par le Front islamique du Salut, sorti victorieux aux élections législatives de 1991. 

Une décision extrêmement symbolique mais qui, selon Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW, «n'a eu pour l'instant que très peu d'impact sur l'exercice de leurs libertés civiles par les Algériens, car l'arsenal juridique préexistant est parfois tout aussi répressif, ou utilisé de manière répressive». 

Les autorités algériennes continuer ainsi «à bafouer les droits fondamentaux des Algériens comme, entre autres, les droits de rassemblement et de réunion, pourtant consacrés par la Constitution algérienne», explique HRW dans un communiqué.

Rappelant que le droit de rassemblement est protégé par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et l'article 11 de la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples, HRW appelle l’Algérie à «réviser sa législation sur les manifestations».

«Lever l'état d'urgence était la première étape. A présent, la deuxième étape —la plus ambitieuse— est de réviser les lois qui violent les droits fondamentaux des algériens et ensuite faire appliquer ces changements par les autorités», conclut Whitson.

Lu sur El Watan