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Grève de la faim à la FILSAH : Seydou persiste, la FILSAH s'en fiche, le gouvernement se fait toujours attendre

« On vous a dit hier que le Directeur Général n'est pas là. Il est actuellement hors de Bobo et personne de l'administration ne peut vous recevoir ». C'est une fois de plus, la réponse que le poste de contrôle à l'entrée de la Filature du Sahel (FILSAH) nous a réservée dans notre tentative de joindre les responsables de l'administration de cette entreprise pour réagir par rapport à la grève de la faim entamée par un de ses agents.

Seydou Ouedraogo, puisque c'est de lui qu'il s'agit persiste en tout cas. Pas question pour lui d'arrêter après huit jours de grève. A-t-il pesé le pour et le contre de son action ? A la question qu'adviendront ses enfants et quelle image garderont-ils de leur père au cas où ? L'intéressé nous a répondu : « Mes enfants comprendront le sens de mon action plus tard si toute fois on arrive à l'extrême. Ils sont tous petits. Sachez qu'ils sont des burkinabè comme moi, et je sais que quelque part, un membre du gouvernement sait qu'un burkinabè refuse de se nourrir pour que des agents de la FILSAH soient rétablis dans leurs droits. Souvent, il faut assumer ses choix et je puis vous assurer que j'ai mesuré toutes les conséquences possibles de mon action. Vivre sans dignité, c'est mourir tous les jours ».

Le Secrétaire Général des délégués du personnel de la FILSAH dit avoir choisi la méthode douce, rude et personnelle au détriment d'une action collective. Huit jours après ce genre nouveau de lutte pour l'amélioration des conditions de travail sous nos cieux, Seydou Ouedraogo présente les stigmates de sa stratégie. De 84 à 74 kilos, il a déjà perdu 10 kilogrammes. Plus de vertiges, de palpitations, d'hallucinations sont également à l'ordre du jour de celui qui se veut être un défenseur de la cause des travailleurs de la FILSAH.

Jusqu'à présent, le gouvernement burkinabè est pour le moins discret sur la question. Selon notre gréviste, ni lui ni aucun de ses collègues n'a encore vu un geste du gouvernement burkinabè tendant à amener les uns et les autres à discuter. Maintes fois sollicitée pour se prononcer sur la question, la FILSAH demeure muette. Affaire à suivre !

Ousséni BANCE
Lefaso.net

Lire aussi : Grève de la faim à la FILSAH : Seydou Ouédraogo prêt à mourir si le gouvernement reste inactif

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