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La nouvelle ville de Tamesna : Le plan Benabdellah

Approximative de Témara, la nouvelle ville de Tamesna vient de se doter d'un important plan de sauvetage supervisé par le département d'Habitat et le Holding Al Omrane. Au menu : une échéance qui s'étale jusqu'à 2017. Au menu également : une enveloppe budgétaire colossale estimée à 538 millions de Dhs. Mohamed Nabil Benabdellah, puisque c'est de lui qu'il s'agit, semble être déterminé à aller jusqu’au bout pour Tamesna, cette nouvelle ville qui n'arrive toujours pas à atteindre les objectifs escomptés, notamment un espace de vie cohérent et équilibré de toutes ses composantes urbaines. En effet, lancée en mars 2007, la ville nouvelle de Tamesna, censée résoudre la problématique de l'habitat insalubre au niveau de Rabat et les environs, se veut aujourd'hui un défi à surmonter à tout prix. Un business modèle aux enjeux multiples que ses véritables architectes voudraient certainement réussir (ni plus ni moins).

 

Le ministre PPS de l'Habitat, Nabil Benabdellah, le reconnaît d'ailleurs sans ambiguïté : ''La nouvelle ville de Tamesna a besoin d'être impulsée''. Pour ce faire, son département, Al Omrane, ainsi que plusieurs partenaires (départements ministériels, établissements publics,…) viennent de signer une convention de partenariat et de financement. Le tout autour d'un nouveau programme de relance qui compte accompagner la dynamique que le développement de cette ville pourrait générer, ainsi que la maîtrise de son développement futur, au seinde son environnement immédiat. A en croire Nabil Benabdellah, les grands axes de ce programme permettront la réalisation de 23 grands projets structurants et de proximité, dont entre autre le réaménagement de 5 principaux axes routiers permettant d'assurer un équilibre de la circulation à moyen et long termes, la réalisation de grands projets structurants tels que des équipements publics de base (un campus universitaire, un hôpital local, trois centres médicaux, un centre d'accueil et de conférences, un complexe  culturel et un parc), la mise à disposition d'équipements de proximité  (03 maisons de jeunes ; 03 foyers féminins, 02 terrains de sport, 02 mosquées), l'exécution de travaux d'aménagement paysager, minéral et mobilier urbain. le renforcement de la gestion et de l'entretien  de la ville (collecte des déchets ménagers, éclairage public, gardiennage et entretien)…

Dans cette affaire, le département de l'Habitat n'est pas le seul concerné. Ce programme ambitieux implique l'engagement des ministères de l'Intérieur, des Habous, de l'Economie,  de l'Enseignement Supérieur, de la Jeunesse et des Sports, de l'Equipement et du Transport, de la Santé, de la Solidarité, de la Femme, de la Famille, de la Culture, le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et de la Lutte contre la Désertification, le Holding d'Aménagement Al Omrane, ainsi que la Préfecture de Skhirat-Témara et la Collectivité locale de sidi yahiades Zaërs dont le ressort territorial englobe la ville nouvelle de Tamesna,et ce en plus des projets réalisés par certains Départements Ministériels dans le cadre de leurs plans d'action sectoriels tel que le Ministère de l'Education Nationale.

En parallèle, le Ministère de l'Habitat et le Ministère de l'Economie ont élaboré, en concertation avec les acteurs locaux, deux conventions.  La première concerne la mise à niveau de la commune de Sidi Yahia des Zaërs à travers  le développement et le renforcement des équipements de base et du raccordement routier avec Tamesna. La deuxième convention concerne la mise à niveau du boulevard principal du centre de AïnAouda, avec la réalisation les travaux du mobilier urbain et d'amélioration du cadre bâti.

En attendant, Nabil Benabdellah ne veut pas apparemment refaire les mêmes erreures satratégqiues. Bref, les engagements des uns et des autres seront respectés par la force de la loi. En reconnaissant les dysfonctionnements qui ont taxé l'efficacité Tamesna en tant concept de ville satélite, le ministre Benabdellah n'a pas manqué de souligner avec force que que la dite convention signée vise toutefois à rectifier quelques dysfonctionnements constatés dans la gestion et la gouvernance de Tamesna. Dans ce sens, le SG du PPS se veut catégorique en promettant l'élaboration d'une nouvelle loi sur les nouvelles villes. Et comme Tamesna, la ville nouvelle de Tamansourt à Marrakech  bénéficiera, à son tour, d’un programme de relance, dit-on au ministère de l'Habitat.

Les spécialistes, eux, sont unanimes à souligner qu'il est du rôle de l'Etat de concrétiser le concept ''ville nouvelle'', mais avec tout le challenge d'assurer un cadre de vie urbainistiquement correcte. En un mot : ne pas faire de Tamesana, Lahraouiyyine, Cherrafat et autres Tamesourt des villes dortoirs…

H.Zaatit

La Nouvelle Tribune

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