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Journée Mondiale de l’Eau : Zoom sur la qualité de l’eau à Casablanca

La journée mondiale de l'eau, célébrée le 23 mars de chaque année, a été l'occasion pour la Lydec de revenir sur la potabilité de l'eau à Casablanca. Il s'agit d'une problématique qui inquiète sérieusement les Bidaouis. En effet, depuis quelques temps, de grandes interrogations sur la qualité de l'eau taraudent certains habitants de la capitale économique. Rassurante, parfois à outrance, Lydec reconnaît le “changement du goût” de l’eau dans quelques quartiers du centre et de l’ouest de Casablanca, mais confirme “sa potabilité” et sa “conformité” aux normes sanitaires marocaines : “Un changement du goût de l’eau est récemment survenu dans quelques quartiers des secteurs centre et ouest de Casablanca qui sont alimentés à partir des usines de traitement des barrages situés le long de l’oued Oum Rbia”, indique-t-on auprès de  l'administration de Lydec, tout en précisant que ce changement de goût est dû à “des lâchers d’eau réalisés sur le barrage El Massira, qui est actuellement proche de son niveau de remplissage maximum du fait des dernières pluies et de la fonte des neiges”.

“Ces lâchers d’eau ont en effet des conséquences sur les caractéristiques de l’eau retenue par les barrages situés le long de l’oued Oum Rbia (Imfout, Daourat et Sidi Maâchou) et qui alimentent les villes de Settat, Berrechid, El Jadida et Casablanca”. L'essentiel, selon Lydec, est que ce changement de goût est « sans impact sur la qualité de l’eau distribuée ». “Les analyses réalisées par Lydec chaque jour confirment la potabilité de l’eau et sa conformité aux normes sanitaires marocaines'', rassure la Lydec, tout en soulignant que « cette situation peut potentiellement se prolonger en fonction des futures précipitations et des besoins de régulation des niveaux des grands barrages de l’oued Oum Rabia ». Elle indique également que la conformité de l'eau à l'entrée et à la sortie des réservoirs est surveillée 24H/24 et 7J/7, à partir du Bureau Central de Conduite : ''Des paramètres tels que la turbidité, la teneur en chlore et la température sont notamment contrôlées en temps réel et la surveillance concerne également tout le réseau de distribution, notamment par une analyse d'échantillons qui est effectuée quotidiennement sur 167 points de prélèvement répartis sur l'ensemble de la Wilaya du Grand Casablanca''.

En 2012, le laboratoire de contrôle de Lydec a réalisé près de 74 000 analyses bactériologiques et physico-chimiques, les exigences légales marocaines étant fixées à 35 000 analyses par an.

Il est utile de rappeler que l'eau distribuée dans la région du Grand Casablanca provient de deux principales sources, à savoir les barrages Daourat et Sidi Saïd Mâachou, situés sur l'Oum Er Rbia et le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah, situé sur la rivière du Bouregreg. L'eau retenue dans les barrages passe par des usines de traitement afin de devenir potable. Ce processus comporte plusieurs étapes qui sont assurées par les producteurs d'eau potable ONEP et SEOER (dégrillage, décantation, filtration, désinfection). Cette eau effectue un long parcours durant son cycle de vie. Elle est puisée, traitée, consommée, puis ''prétraitée'' avant son rejet dans l'océan…

H.Z

La Nouvelle Tribune

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