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En Egypte ,les islamistes lancent leur venin contre les médias

En Egypte, la confrontation entre les Frères musulmans au pouvoir et l'opposition a franchi une nouvelle étape. Au lendemain de menaces formulées par le président Morsi, le procureur général a lancé un mandat d'arrêt contre cinq membres éminents de l'opposition. Parallèlement, des centaines d'islamistes assiégeaient la Cité des médias, abritant plusieurs chaînes de télévision indépendantes.
« Je n'hésiterai pas à sacrifier quelques uns pour l'intérêt de l'Egypte », avait déclaré le président islamiste Mohamed Morsi , dimanche dernier 24 mars ,dans un discours où il menaçait l'opposition et les médias ( Les islamistes soutiennent la théorie qui leur permet de tuer les 2/3 de la population pour l’intérêt de leur cause : imposer la chariâa ). Une colère due aux violents accrochages vendredi 22 mars entre opposants et islamistes autour du quartier général des Frères musulmans sur la colline du Mokattam au Caire.

Ce discours a été suivi par la fermeture de la Cité des médias par des manifestants islamistes qui ont agressé de nombreux cameramen, journalistes, présentateurs et invités de chaînes de télévision privées .

Mandat d’arrêt

Des menaces de mort ont été lancées avant que la police n'arrête une tentative d'attaque contre les studios. Au même moment, le procureur général, nommé par le président Morsi pour ses sympathies à l'égard des Frères musulmans, a lancé un mandat d'arrêt contre des opposants et des militants révolutionnaires.

Ils avaient été accusés par des responsables des Frères musulmans d'avoir dirigé les violences contre les militants de la confrérie. D'autres personnalités de l'opposition et des médias sont sur les listes du procureur.

Un nouveau camouflet de la justice au président Mohamed Morsi

La section de la magistrature à la cour d'appel du Caire a ordonné la réintégration de l'ancien Procureur général à son poste. Le jugement de la cour a aussi annulé le décret du président Morsi nommant un nouveau Procureur général. Un jugement qui pourrait bien provoquer une nouvelle épreuve de force entre la présidence et le pouvoir judiciaire qui ont déjà des relations très tendues.
La décision de la cour d'appel est un nouveau camouflet de la justice au président Mohamed Morsi. Ce dernier avait limogé, en novembre 2012 -dans une « déclaration constitutionnelle »- le Procureur général Abdel Meguid Mahmoud, contesté par les Frères musulmans et les révolutionnaires. Ils lui reprochaient d'avoir été nommé par l'ex-président Hosni Moubarak.

Une mesure qualifiée de « populiste » et visant à faire passer un décret en vertu duquel le président s'arrogeait des super pouvoirs. Une décision que tous les experts juridiques ont jugé anticonstitutionnelle puisque le Procureur est un personnage inamovible.

Fronde

De plus, le président ,islamiste ,avait directement nommé un nouveau Procureur général proche de la confrérie sans même consulter le Conseil suprême de la magistrature. Une décision qui avait provoqué une fronde des magistrats protestant contre l'ingérence de l'exécutif dans le judiciaire.

La décision de la cour d'appel est exécutoire immédiatement. Le président peut contester le jugement devant la Cour de cassation mais ne peut pas l'arrêter avant une nouvelle décision de justice.

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