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Centrafrique: la "vie administrative et économique" reprendra mardi

La vie administrative et économique centrafricaine va reprendre mardi prochain, a déclaré jeudi à l'AFP le ministre de la Communication et porte-parole du Séléka, Christophe Gazam Betty, précisant que "le président" Michel Djotodia avait demandé à toutes les forces de sécurité, régulières ou issues de la rébellion, de travailler "ensemble".

"Nous allons reprendre la vie économique et administrative mardi au plus tard", a affirmé M. Gazam Betty à la sortie d'une réunion du président autoproclamé de Centrafrique, Michel Djotodia, avec les officiers supérieurs du Séléka, une coalition de mouvements rebelles, mais aussi de l'armée régulière, de la gendarmerie et de la police.

Le pays est paralysé depuis la prise de Bangui ce week-end par les rebelles qui ont renversé le président François Bozizé au pouvoir depuis dix ans.

Les administrations ne fonctionnent pas et si quelques petits commerces ont repris, les entreprises n'ont pas rouvert et certains quartiers continuent à vivre dans l'insécurité privant les habitants de toute possibilité de déplacement.

"Le président a demandé aux officiers des Faca (Forces armées centrafricaines), police et gendarmerie d'encadrer leurs frères du Séléka", a-t-il ajouté, précisant que les forces de sécurité allaient "essayer d'ouvrir la totalité des stations d'essence pour permettre aux taxis et usagers de s'approvisionner. Les banques vont être sécurisées".

"On a demandé à tous les officiers d'être mardi à leur poste de travail. Ils (Séléka et armée) vont travailler ensemble. Il va falloir travailler à la constitution d'une armée qui soit une armée professionnelle capable de sécuriser le pays, les frontières, les biens et les personnes" a affirmé le porte-parole.

M. Djotodia a déclaré ne vouloir exclure personne devant les officiers supérieurs réunis pour la circonstance, a-t-il souligné.

"Pour l'anecdote, le chef d'état-major des Faca s'est dit +ex-chef d'Etat major+ et le président lui a répondu +Non vous êtes encore chef de l'armée+", a raconté le porte-parole.

Par ailleurs, la Fomac, la Force multinationale d'Afrique centrale, "a eu l'autorisation de tous les chefs d'Etat d'appuyer l'opération de sécurisation de la ville", a affirmé M. Gazam Betty.

Les pays de la région avaient envoyé des troupes lors d'une première crise en décembre soutenir le président Bozizé mais ces soldats ont commencé à patrouiller dans la capitale centrafricaine a0vec le Séléka après son renversement.

AFP

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