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Commandant Issouf Oumar Traoré, nouveau chef de bataillon : « Aucune armée ne peut triompher dans la division, la suspicion et l’indiscipline »

Elle a fait couler beaucoup d'encre et de salives. A travers elle, notre pays a été depuis de longs mois sur la sellette. Aujourd'hui, tout porte à croire qu'elle vient connaitre son épilogue. Les démons de la division se sont surement éloignés du camp para. Dans une cohésion souhaitée par tout le peuple malien, les autorités militaires ont installé, le 27 mars 2013, le Commandant Issouf Oumar Traoré, dans ses nouvelles fonctions de Commandant du Régiment des commandos parachutistes de Djikoroni para.
« Aucune armée ne peut triompher dans la division, la suspicion et l'indiscipline des hommes. Le Mali a besoin d'une armée foncièrement républicaine, soumise à l'autorité publique et politique ». Telle est la déclaration forte faite le 27 mars 2013 par le Commandant Issouf Oumar Traore, nouveau Commandant des commandos parachutistes de Djikoroni.
Selon lui, le service des armes est incompatible, voire inconciliable avec l'exercice de fonctions politiques. « Le soldat ne peut être autre chose que soldat. Il marque le pas et exécute les ordres », a-t-il déclaré. Avec cette nomination du Commandant Issouf Traoré a la tête des bérets rouges du Mali, par les autorités militaires, l'on peut sans risque de se tromper soutenir que la sérénité est en train de revenir dans les rangs de l'armée malienne.
Précédemment chef du bureau instruction au niveau du régiment des commandos parachutistes, le Commandant Issouf Oumar Traoré a été officiellement renvoyé à ses fonctions par le commandant de la troisième région militaire de Kati, Prospère Soumaila Traoré. Pour marquer la solennité de l'événement, les représentants de l'Etat  major général des armées, de l'Etat major de l'armée de terre, le colonel Major El Hadji Gamou,  de la Mairie et des chefs des quartiers de la Commune IV du District, des  leaders religieux, dont  chérif Ousmane Madane Haidara, ont tenu à être témoins de cette prise de fonction qui consacre pour bon nombre de Maliens le dénouement heureux d'une crise qui existait entre ce régiment et le reste de l'armée depuis le 30 avril dernier 2012, date des événements qui ont été qualifiés de contre coup d'Etat. Pour la paix et la cohésion, il est souhaitable d'oublier cette date et de  célébrer la réconciliation de l'armée avec elle-même.
Et, dans une humilité exceptionnelle, pour rester dans le ton de la cohésion retrouvée, le nouveau commandant des Bérets rouges du Mali, a indiqué que les événements du 30 avril sont regrettables. Selon lui, ces événements ont plongé le Mali dans le désarroi total et entrainé l'armée malienne au bord de l'implosion.  De façon solennelle, il a appelé ses frères d'armes au pardon. « Le pardon est la vertu des hommes forts.
Il grandit l'homme qui le demande sans oublier que  celui qui l'accepte est le plus fort et le plus grand », a-t-il déclaré. Dans tous les cas, c'est conscient de l'importance de ce jour que les autorités militaires ont mis les petits plats dans les grands : revue des troupes, montée des couleurs, intervention du porte parole des négociateurs, Lieutenant colonel Seydou Moussa Diallo, son de la fanfare de la 3è région militaire, défilé de deux sections des bérets verts et des commandos parachutistes, renvoi du nouveau chef de bataillon du 33è régiment  dans ses fonctions par le commandant de la 3è région militaire. Tels ont été les moments forts de  cette cérémonie, qui traduit le nouvel esprit des militaires maliens.
Le nouveau chef de bataillon s'est incliné d'entrée de jeu devant la mémoire des soldats étrangers et maliens tombés sur le front pour la défense et la sauvegarde de l'intégrité territoriale du Mali. «Si hier on avait honte de porter l'uniforme militaire, aujourd'hui nous commandos parachutistes nous sommes fiers d'appartenir à ce corps d'élite qui s'est toujours distingué par la bravoure et la discipline », confie Issouf Oumar Traoré.
Mais, il a tenu à dire que cette réconciliation ne doit pas être un slogan creux. Selon lui, elle doit se traduire dans  les actes et comportements de tous les jours, afin que le Mali et les Maliens dorment en paix. « Le Mali doit être au dessus de toutes les considérations », a-t-il indiqué. Avant d'ajouter que le patriotisme ne se décrète pas, il est dans le sang des hommes et des femmes. Selon lui, les commandos parachutistes sont prêts à jouer leur partition  dans la défense de la patrie. Il conclura en disant que le bateau Mali a tangué, mais ne chavirera jamais.
Moussa S. Diallo
Hadama B. Fofana

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