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La guerre se précise, les groupes armés aux abois

Validé, par les Chefs d'Etat de la CEDEAO réunis, dimanche à Abuja, le plan d'intervention militaire, au nord du Mali, est fin prêt. Il prévoit le déploiement de 3.300 hommes. Mais ce contingent pourrait compter jusqu'à 5.500 hommes. Avec la mobilisation de troupes non ouest -africaines.

Du coup, c'est la panique dans les rangs des groupes armés. Qui appellent les autorités maliennes à la négociation.

Le plan d'opération de la Micéma (Mission de la CEDEAO au Mali) a été élaboré par les chefs d'état -major de l'Afrique de l'Ouest. Avant d'être validé par les Chefs d'Etat de la CEDEAO.

Selon ce plan, le Niger, le Nigéria, le Sénégal et le Togo déploient, chacun, un bataillon d'infanterie oscillant entre 400 et 500 hommes.

D'autres pays, comme le Ghana ou le Burkina Faso, devraient envoyer, chacun, 150 hommes.

S'y ajoutent les contributions des pays non membres de la CEDEAO. Notamment, l'Afrique du Sud, le Tchad, la Mauritanie et l'Algérie... invités à soutenir cette opération.

Coût de cette intervention militaire au nord du Mali : 500 millions de dollars pour six mois. Soit 1 milliard de dollars en un an.

Le plan d'intervention militaire devra être, dans les jours à venir, remis au conseil de sécurité qui, à son tour, devra donner son feu vert pour l'intervention militaire internationale au nord du Mali.

Du coup, c'est la panique dans les rangs des groupes armés. Réunies à Ouagadougou, les délégations du groupe islamiste touareg Ansar Dine et du MNLA (Mouvement National de Libération de l'Azawad) appellent à la négociation. Sans condition. « Il faut avoir le courage de s'asseoir et de dialoguer », disent -elles aujourd'hui, après avoir répondu à la main tendue du gouvernement malien par des coups de feu. C'était le 10 janvier 2011. Et d'ajouter avec le bluff qui sied à la partie : « c'est toute la sous -région qui pourrait s'embraser en cas d'intervention militaire ».

Derrière cette menace, se cache une peur -panique qui ne dit pas son nom. Chaque jour que Dieu fait, les groupes terroristes enregistrent des désertions dans leurs rangs. De MNLA, aussi.

Avec cette intervention militaire internationale, les groupes terroristes et leurs alliés (le MNLA et Ançar Dine) seront boutés hors du territoire national. Supprimés, au lendemain de la signature des accords d'Alger, les postes militaires seront réinstallés au nord du Mali. Mais aussi, renforcés.

En attendant, quelques centaines d'instructeurs militaires européens s'apprêtent à débarquer au Mali. Objectif : rehausser les capacités opérationnelles de l'armée malienne, en première ligne dans la reconquête du nord aux mains des groupes armés, depuis dix mois.

Oumar Babi

Mali Web

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