mis à jour le

Manifestation d'opposants, Tunis, février 2013 / REUTERS
Manifestation d'opposants, Tunis, février 2013 / REUTERS

Les petits opposants tunisiens peuvent-ils se faire entendre?

Pour peser face aux islamistes, les modernistes envisagent d'opérer une profonde mue.

Depuis sa déroute aux élections du 23 octobre 2011, le courant moderniste tunisien, dans ses composantes progressiste ou libérale, n'en finit plus de muter. Une évolution que l'assassinat du leader de gauche Chokri Belaïd, le 6 février 2013, a accélérée.

Comme si ce courant avait besoin de moments critiques pour opérer sa nécessaire mutation. Cela tient en partie à sa genèse. À la veille de la révolution, l'opposition se composait de partis interdits —Ennahdha, le Congrès pour la République (CPR) et le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT)— et de formations légales, dont le Parti démocratique progressiste (PDP), Ettajdid, le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL, qui deviendra Ettakatol) et des partis dits de décor, aujourd'hui disparus.

Le 14 Janvier a assurément redistribué les cartes, mais aussi mis en lumière une vérité lourde de conséquences: toute l'opposition, sauf les islamistes d'Ennahdha et le PCOT, s'était contentée sous Ben Ali d'adopter des positions de principe et de mener des actions sporadiques. Honorable en temps de dictature, cette stratégie a terni l'image des opposants modernistes, associés dans l'esprit de certains électeurs à l'ancien régime, tandis que les islamistes, le CPR et la gauche radicale recueillaient les fruits de leur intransigeance et de leur interdiction.

Lire la suite sur Jeune Afrique

Jeune Afrique

Ses derniers articles: Égypte : une bombe désamorcée sur une voie ferrée  Somalie : deux attentats meurtriers frappent Mogadiscio  Nigeria : l'armée annonce avoir tué une cinquantaine de membres de Boko Haram 

Tunisie

AFP

Soutien affiché des Premiers ministres du Benelux

Soutien affiché des Premiers ministres du Benelux

AFP

Panser les plaies de la dictature, le défi de la Tunisie

Panser les plaies de la dictature, le défi de la Tunisie

AFP

La Tunisie

La Tunisie

modernistes

Khadija Wöhler-Khalfallah

Rompons le silence assourdissant entre islamistes et modernistes et inventons une nouvelle démocratie (4ème partie : Égalité et économie alternative)

Rompons le silence assourdissant entre islamistes et modernistes et inventons une nouvelle démocratie (4ème partie : Égalité et économie alternative)

Khadija Wöhler-Khalfallah

Rompons le silence assourdissant entre islamistes et modernistes et inventons une nouvelle démocratie (3ème partie)

Rompons le silence assourdissant entre islamistes et modernistes et inventons une nouvelle démocratie (3ème partie)

Khadija Wöhler-Khalfallah

Rompons le silence assourdissant entre islamistes et modernistes et inventons une nouvelle démocratie (2ème partie)

Rompons le silence assourdissant entre islamistes et modernistes et inventons une nouvelle démocratie (2ème partie)

islamistes

AFP

Maroc: les islamistes remportent les législatives

Maroc: les islamistes remportent les législatives

AFP

Nigéria: face

Nigéria: face

AFP

Kenya: six tués dans une attaque attribuée aux islamistes shebab

Kenya: six tués dans une attaque attribuée aux islamistes shebab