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Chefferie coutumière, article 37, alternance... : Le PoéNaaba parle

Le temps a fait son ½uvre et le Poé-Naaba, jadis grand inquisiteur de la cour royale de Ouaga,  joue aujourd'hui le rôle de ministre de la Justice auprès du Moogh-Naaba (1). Poste qui ne l'empêche nullement de surfer sur d'autres sites, tels celui de la politique qui l'aura mené ces dernières années vers le navire battant pavillon UPC, parti de l'opposition prêchant l'Union pour le progrès et le changement.
Vous l'aurez deviné vous-mêmes, celui-là n'est autre que Justin Compaoré à l'état civil, honorable député depuis le 6 mars 2013 après la décision de ne pas siéger de son mentor, Zéphirin Diabré. Le Poé-Naaba devient également, sous la IVe République, le deuxième des ministres du Moogh-Naaba à siéger après le Larlé Naaba Tigré, élu CDP, qu'on ne présente plus.
Pour son Burkina natal, le jeune loup ne tarit pas d'ambitions. D'où son engagement aux côtés des chantres du changement et de l'alternance. Dans cette exclusivité qu'il nous a accordée, le Poé-Naaba ne fait aucunement mystère de sa position vis-à-vis de l'actualité nationale brûlante, y compris le débat sur le fameux article 37 de la Constitution burkinabè limitant à deux le mandat présidentiel. Pour ce coutumier, si le président Blaise Compaoré veut bien retourner à la monarchie, eh bien, qu'il nous retourne notre naam, notre pouvoir....
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L'Observateur Paalga

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