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Grève de la faim à la FILSAH : Seydou Ouédraogo prêt à mourir si le gouvernement reste inactif

Des vertiges, 7 à 8 kilo de perdus après six jours de grève de la faim. Seydou Ouedraogo, le secrétaire général des délégués du personnel de la filature du sahel (FILSAH), société de textile basée à Bobo-Dioulasso, est prêt à mourir pour interpeller le gouvernement burkinabè. En proie à une crise profonde avec ses employeurs, lui et ses camarades se sentent abandonnés par le gouvernement de Luc Adolphe Tiao.

Seydou Ouedraogo, secrétaire général des délégués du personnel de la FILSAH, a entamé depuis le 20 mars 2013 une grève de la faim illimitée (en tout et pour tout il dit boire un verre de jus par jour). A la question de savoir quelle limite il compte donner à son action, Seydou répond : « Je compte aller au bout. C'est-à-dire jusqu'à ce qu'on m'amène au cimetière ou bien qu'on résout notre problème. Si les gens veulent me tuer, autant accélérer ».

Selon l'intéressé, ses déboires avec l'administration de la FILSAH, notamment son directeur général, a commencé depuis le dépôt d'une plate-forme revendicative le 22 novembre 2011. La plate-forme en question dénonçait les discriminations salariales, la mauvaise gestion des ressources humaines, le non respect de la convention collective propre aux sociétés de textiles. Par ailleurs, elle invitait l'administration à un dialogue social.

Depuis lors, les choses vont de mal en pis pour celui qui avait été suggéré par son DG pour occuper le poste de secrétaire général des délégués de personnel. Du 03 octobre au 17 novembre 2012, Seydou Ouedraogo va être affecté dans une salle à machine, seul. Avec interdiction de joindre les autres salles. Même avec l'arrêt des machines dans cette salle le 17 novembre, il va être tenu d'y rester jusqu'au 18 janvier 2013. Entre temps, le directeur de sa section lui fait savoir qu'il ne fait plus partie de sa direction ni d'aucune des directions de la FILSAH.

S'interrogeant sur son sort, l'intéressé finit par admettre qu'on cherche à le tuer à petit feu. L'inspection du travail saisie, fait de son mieux pour concilier les deux parties mais le vin de la discorde semble être tiré surtout qu'entre temps, et toujours selon Seydou Ouedraogo le DG lui a promis de se débarrasser vaille que vaille de lui.

Notons que la FILSAH, c'est plus de 15 licenciements depuis Janvier 2012 et qu'après l'inspection du travail, la société et une partie de son personnel sont appelés au tribunal arbitral de la cour d'appel de Bobo-Dioulasso pour trancher leurs différends.

Interpellé plusieurs fois sur la crise qui oppose d'une part Seydou Ouedraogo à son directeur et d'autre part des employés de la FILSAH au patronat de cette même entreprise, le gouvernement est pour le moment inactif selon les travailleurs. Laissant la FILSAH écraser son personnel selon notre gréviste de la faim.

Ousséni BANCE
Lefaso.net

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