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PAPE NDIAYE ALIAS «RAMBO», LE GARDE DU CORPS DE SALAM DIALLO, APRES SA SORTIE DE PRISON «La fille m’a accusé, à tort, de viol, pourtant elle était une de mes fans»

La maison du «faux-lion» Pape Ndiaye alias «Rambo» ne désemplit pas. Le garde du corps de l'artiste Salam Diallo, accusé de viol, séquestration et pédophilie sur une mineure, a été relaxé par le tribunal lundi dernier. Il évoque, dans ces confidences, les faits qui l'ont conduit à la prison de Rebeuss. Il parle aussi de ses relations avec l'artiste Salam Diallo.

«Un jour, F.S. Mbaye, la fille qui m'a accusé de viol, pédophilie, m'a appelé au téléphone pour me dire qu'elle était une de mes fans. Depuis ce jour, ses appels étaient devenus incessants, elle n'arrêtait pas de m'appeler. J'ai dû donner son numéro à une copine pour qu'elle tente de l'intimider. Mais à chaque fois que cette dernière l'appelait, elle décrochait sans parler. C'est après moult essais que ma copine a fini par lui dire qu'elle était ma s½ur, pour voir sa réaction. C'est à ce moment qu'elle a commencé à se rapprocher d'elle. Elle insistait même pour la voir.

Entre-temps, j'avais des séances de «Simb» (spectacle de «faux-lions») à Rufisque. C'était vers le 24 janvier dernier, précisément un jeudi. Au moment où je me préparais avec les autres «faux-lions» qui m'accompagnent d'habitude, j'ai entendu un père de famille demander après sa fille. J'ai demandé à mon manager d'aller lui faire comprendre que nous étions en train de travailler et, par conséquent, nous ne faisons pas dans la séquestration.

Le lendemain, vendredi 25 janvier, nous sommes revenus à Rufisque pour l'organisation d'un autre spectacle de «Simb», le même scénario s'est répété. Une autre personne est venue demander après la même fille. Nous lui avons dit la même chose que ce qu'on avait dit à son père, la veille.

Le samedi suivant, je suis encore reparti à Rufisque pour les besoins d'un «Simb». Quand je suis arrivé, vers 15 heures, dans la maison où j'ai l'habitude de me préparer, j'ai vu une jeune fille en train de manger en compagnie de mes compagnons. Elle m'a affirmé être l'amie d'un de mes coéquipiers. C'est à la fin du «Simb» (séance de «faux-lions») qu'on est venu m'informer que le père qui ne cessait de chercher sa fille l'avait finalement retrouvée. Une semaine après, vers 20 heures, j'étais parti à la dibiterie en compagnie de Modou Ndiaye, un de mes amis. Au moment de rentrer, nous avons rencontré la jeune fille F.S Mbaye qui m'interpelle de nouveau à Thiaroye Azur, or elle habite à Rufisque.

Quand je l'ai croisée, je l'ai saluée sans m'arrêter. Elle est venue jusqu'à moi pour se plaindre. Comme quoi, elle était une de mes fans et qu'elle cherchait de mes nouvelles. Je me suis excusé auprès d'elle, après lui avoir demandé d'où est-ce qu'elle venait, car je ne l'avais même pas reconnue. Comme c'était dans la rue, je lui ai demandé de se joindre à nous, ce qu'elle a accepté de gaieté de c½ur. Nous sommes retournés pour manger tranquillement notre viande. Vers 23 heures, je lui ai proposé de la raccompagner pour qu'elle rentre chez elle. Elle n'a pas voulu, prétextant qu'elle attendait une de ses copines pour aller avec elle aux Parcelles Assainies. Elle m'a raconté que ses parents n'étaient plus ensemble et qu'elle vivait avec sa tante qui l'a changée d'école de force, cause pour laquelle elle se mettait à fuguer.

Je lui ai alors dit que je ne voulais plus la voir à Thiaroye Azur. Je l'ai raccompagnée en compagnie d'un de mes amis du nom de Latyr Sène, je lui ai pris un taxi à 1 500 F Cfa pour l'emmener à Rufisque. J'ai menacé la fille que si elle ne rentrait pas directement, j'allais appeler son père.

Je suis resté près de trois semaines avant de retourner à Rufisque pour un autre «Simb». C'était le jour de la Saint-Valentin. Ce jour-là, elle m'a encore appelé, pour me demander si je venais à Rufisque le même jour, car étant au courant de la séance de «Simb» qu'on allait organiser dans son quartier. Elle a insisté pour venir là où je devais me préparer, ce que j'ai refusé.

Ce n'est qu'une fois sur les lieux du «Simb», vers 19 heures, que la police est venue m'arrêter. Et avant qu'elle n'arrive, quelqu'un était venu m'informer de leur venue. Mais, je n'ai pas voulu fuir, car je n'avais rien à me reprocher. Je ne connais que le «Simb», et je gagne ma vie avec.

Les policiers m'ont menotté pour m'emmener. C'est à ce moment que les enfants ont commencé à leur jeter des pierres.

J'aifait plus d'un mois en prison et cela a été un coup dur pour moi, ainsi qu'à toute ma famille. En prison, les chambres sont étroites et les conditions de vie, déplorables. Mais grâce à Dieu, j'ai eu l'appui des personnes, comme Salam Diallo et Waly Balago Seck, qui ont engagé des avocats pour ma défense.

«Je suis l'homme de confiance de Salam Diallo»

En prison, j'ai lu dans les journaux qu'on me présentait comme le garde du corps de Salam Diallo. Salam Diallo est un ami, un grand frère, bref, il est tout pour moi. Je suis son homme de confiance, on a des rapports très spéciaux. C'est pourquoi, quand j'entends le terme «garde du corps», je suis fier. C'est plus qu'un honneur pour moi.

Cet épisode de ma vie où j'ai été confronté à la réalité de la prison a beaucoup forgé ma personnalité. Malgré cette parenthèse difficile, je continuerai à faire le «Simb». Cela m'a permis de connaître mes véritables amis.

Mais pour ce qui est de mon entourage, désormais ce ne sera plus comme avant. Je vais me séparer de certains membres de mon staff. Ceux qui assistaient à mes procès m'entendaient souvent parler d'un de mes amis du nom de Malick Sarr. Ce n'est que sur le tard que je me suis rendu compte que c'est à lui qu'on avait adressé la plainte tout au début de l'histoire. F.S. Mbaye était sa petite amie, ce que je ne savais pas. Le jour où on m'a arrêté, on devait faire le «Simb» ensemble. Il m'a appelé pour me dire qu'il avait un empêchement de dernière minute.»

Marianne Siva DIOP (Stagiaire) L'Observateur



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