mis à jour le

Un mouvement de « balkanisation » attend la Syrie

L’amiral américain James Stavridis s'est exprimé après l’électione de Ghassan Hitto à la tête du gouvernement syrien d’opposition et l’utilisation de l’arme chimique par l’un des paries en conflit, a écrit mardi le quotidien Kommersant.
« J’ai entendu une étrange explosion qui ne ressemblait pas aux autres puis j’ai vu de la fumée colorée. Dieu merci, cela s’est produit dans la zone contrôlée par Assad. Nous n’avons pas été touchés », ces propos d’un combattant de l’Armée syrienne libre (ASL) ont été cités la semaine dernière par les médias internationaux après l'explosion d'un missile chimique dans une banlieue d’Alep.
Ce combattant a toutefois déclaré que ni son unité ni les unités de l’ASL situées à proximité n’étaient impliquées dans l’utilisation de cette arme. Pour les Syriens qui soutiennent Assad, tout est clair. « L’ASL a lancé un missile chimique contre nous », déclare une victime à Reuters, ce que soupçonne aussi le ministère russe des Affaires étrangères (MAE). Mais la majorité des experts occidentaux estime que l’explosion a été organisée par les troupes gouvernementales et que seul le hasard a entraîné cette explosion sur le territoire contrôlé par le régime. Auparavant le président américain Barack Obama avait déclaré que l’utilisation de l’arme chimique par le régime d’Assad déclencherait l’intervention des forces militaires des USA et de l’Otan.
Par ailleurs, Ghassan Hitto a été nommé premier ministre du gouvernement de transition. Etant donné que des dizaines de pays reconnaissent l’opposition syrienne comme représentante légitime du peuple, les USA et l’Otan ont également la possibilité d’obtenir l’accord du gouvernement « légitime » syrien pour leur intervention.
Selon l’amiral Stavridis, « la situation continue à empirer en Syrie. Il n’y a pas le moindre signe indiquant que cette guerre pourrait se terminer ». Dans son discours devant les membres de la commission du Sénat pour la défense, il a affirmé que plusieurs pays de l’Otan étudiaient la possibilité d’une ingérence directe dans le conflit suivant le schéma déjà testé en Libye. Il serait question de livraisons d’armes et de l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne pour l’aviation syrienne. L'amiral a également indique au chef de la commission Carl Levin qu’on étudiait la possibilité d’attaquer la défense antiaérienne syrienne par les forces de l’Otan. En parlant de l’éventuelle participation de l'Alliance à cette guerre, l’amiral a également décrit comment il voyait l’avenir du pays. Selon lui, un mouvement de « balkanisation » attend la Syrie: « 100 000 personnes ont été tuées dans les Balkans, 2 millions ont dû quitter le pays, deux grandes guerres ont eu lieu, en Bosnie-Herzégovine et en Serbie... Malheureusement, c’est l’avenir probable de la Syrie. Cela se produira après la chute du régime d’Assad. Je pense que les meurtres de vengeance et les conflits interreligieux sont très plausibles ».

Tunisie Focus

Ses derniers articles: Dimanche , Ban Ki-moon a reçu le rapport des enquêteurs de l’ONU en Syrie  Une météorite tombe  Journée internationale de la démocratie . Bla-bla-bla chez les arabes 

Syrie

AFP

Jihadistes: leur nombre a doublé en Libye, mais décline en Syrie et en Irak

Jihadistes: leur nombre a doublé en Libye, mais décline en Syrie et en Irak

AFP

Plus de combattants de l'EI en Libye, moins en Irak et Syrie

Plus de combattants de l'EI en Libye, moins en Irak et Syrie

AFP

Tunisie: 700 femmes ont rejoint des groupes jihadistes en Syrie

Tunisie: 700 femmes ont rejoint des groupes jihadistes en Syrie