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Profil de l’accusé: Entre promiscuité sévère et pauvreté IBRAHIMA SE RAPPROCHE DE BACCHUS POUR TUER SON AMI D’ENFANCE

Décorateur de cars rapides, l'accusé Ibrahima Gueye, né en 1983 à Mékhé, a tardivement reçu une éducation scolaire. D'une famille où la promiscuité et la précarité rythment son quotidien, il est resté, jusqu'à ses 11 ans, avant d'entrer dans une école coranique où il restera 4 ans. Ne pouvant pas lire le Coran, Ibrahima estimera avoir suffisamment de formation pour suivre le chemin de la divinité. «L'homme est imparfait, ce que j'ai fait est la volonté divine. Mes parents m'ont toujours dit que seule la vérité prime», dira Ibrahima à la cour d'assises.
Son père, un chauffeur guérisseur n'a jamais voulu que son enfant fréquente l'école française, malgré le désir du rejeton. Cinquième d'une fratrie de six enfants, il n'a plus dormi chez lui, à Yeumbeul Asecna, depuis son âge adulte. «Notre maison n'a qu'une seule chambre, celle que mes parents partagent avec mes s½urs», confiera-t-il, expliquant qu'avec une telle promiscuité, il dormait chez des amis, dont sa victime Omar Camara.
Outre cette promiscuité, Ibrahima faisait aussi face au problème de l'alimentation dont la charge lui revenait, ainsi qu'à son père et à ses deux frères. Ayant abandonné l'école coranique à 15 ans, Ibrahima accompagnait son grand frère, décorateur, afin d'avoir une formation professionnelle, à l'issue de laquelle, il ouvrira son propre atelier à la Patte d'oie, avant de solliciter l'aide de son ami d'enfance, vu l'affluence de sa clientèle. Pouvant gagner entre 15 et 25000, par jour, il partageait tout avec son ami, dont le cruel destin a voulu qu'il abrège la vie. Devant la cour, Ibrahima ne cessa de regretter son geste : «c'était mon ami, je ne voulais pas le tuer, j'étais sous l'emprise de l'alcool. Je ne pensais pas que sa vie allait disparaitre entre mes mains». Décrit comme un drogué doublé d'un soulard, Ibrahima confessera avoir gouté à l'alcool par curiosité, sous l'influence de ses voisins de garage.
Entre remords et regrets, voulant s'éloigner de Satan, Ibrahima s'est réfugié dans la prière, habité d'une pensée pieuse pour le repos de l'âme de son ami d'enfance.


Yandé DIOP Fanta DIALLO

REWMI QUOTIDIEN

Rewmi

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