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MOUSSA SOW : «Je me sens totalement sénégalais»

S'il y'a un international sénégalais que le vocable franco-Sénégalais dérange, c'est bien Moussa Sow. Né à Mantes-la-Jolie, en région parisienne, de parents originaires du Fouta, l'attaquant de Fenerbache qui a joué dans la sélection française des 19 ans, en 2005, a refusé de s'approprier le terme de binational. Selon lui, il est 100 % sénégalais, un point c'est tout.


Sénégalais jusqu'au bout des ongles. Voilà l'expression qui peut résumer, le mieux, le sentiment de Moussa Sow. L'attaquant Sénégalais de Fenerbache est catégorique. Le terme franco-sénégalais pour désigner les joueurs natifs de France et qui ont des origines sénégalaises indispose l'ancien attaquant Lillois, meilleur buteur du championnat français, en 2011 qui s'est confié à l'agence de presse Sénégalaise (APS). «Contrairement à ce que vous dites, binational, moi je sens totalement sénégalais. Avant même la sélection, je savais d'où je venais. Je n'ai pas attendu d'être en équipe nationale pour m'imprégner de nos valeurs», a expliqué le natif de Mantes-la-Jolie (France) qui répondait à une question relative à l'apport de l'équipe nationale sur sa carrière de footballeur et sa vie d'homme.
Des propos qui en disent long sur le patriotisme de l'ancien joueur rennais, inique buteur sénégalais lors du match nul contre l'Angola, samedi dernier. «Avant même l'équipe nationale, je venais souvent au Sénégal et au Fouta (nord), pour vivre,de près, certaines situations et je peux vous dire que ça forge le mental et le caractère», a dit l'ancien attaquant de Rennes et de Lille.
Pour rappel, il a profité, en 2009, d'une modification des règlements de la FIFA pour intégrer l'équipe nationale A du Sénégal, au moment où Laurent Blanc, sélectionneur de l'équipe nationale de France, voulait le faire venir chez les Bleus. Ce règlement stipule qu'un footballeur sélectionné dans les équipes nationales de jeunes d'un pays pouvait intégrer la sélection A d'un autre pays, dont il a la nationalité.
Amadou Lamine MBAYE
REWMI QUOTIDIEN