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La Guinée équatoriale et le Maroc avancent main dans la main

Pendant que l’Algérie verse 100 millions de dollars d’aide financière à la Tunisie, le partenariat économique entre le Maroc et la Guinée équatoriale se renforce nettement. En 2009, le roi Mohamed VI avait effectué une visite en Guinée équatoriale où il avait présidé avec le chef de l’Etat équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, la signature d'un traité de coopération portuaire entre les deux pays. En vertu de cet accord, le port de Malabo, le plus profond des eaux centrafricaines, a été désormais relié aux ports internationaux marocains. La même année, les échanges commerciaux entre les deux pays s'étaient établis à 76 millions d'euros. En Afrique subsaharienne, la Guinée équatoriale est le deuxième client et fournisseur du Maroc

Soulignant le rôle primordial du secteur privé dans la dynamisation des échanges et des relations commerciales, les deux partenaires ont exhorté «les opérateurs privés des deux pays à redoubler d'efforts en vue d'imprimer à la coopération des deux pays l'élan nécessaire à sa promotion, notamment dans les domaines de la formation des cadres, de l'énergie, de l'agriculture et de la pêche maritime».

Partenaires particuliers

A la tête de la présidence tournante de l’Union africaine, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo dispose d’importantes ressources liées aux gisements de pétrole offshore exploités pour l’essentiel par des compagnies américaines. La Guinée équatoriale, dont la politique de développement commence à porter ses fruits, et qui compte moins de 700.000 habitants pour une superficie totale de 28.000 km2, s’éloigne ainsi un peu plus de son tutorat espagnol.

 

Son ministre des Relations extérieures, de la Coopération internationale et de la Francophonie, Pastor Micha Ondo Bile, et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération marocaine, Taiëb Fassi-Fihri, coprésident la 5e session de la commission mixte de coopération Maroc-Guinée équatoriale qui s'est ouverte le 31 mars à Rabat. Le ministre marocain a affirmé que cette session sera sanctionnée par des résultats importants, en vertu de l’accord de coopération économique, technique et culturelle signé en décembre 1979 entre les deux pays. Un partenariat à suivre de près, en ces temps politiques fragiles où les alliances africaines font l’objet d’une surveillance populaire stricte. 

Lu sur Afrique en ligne, Maroc Journal, Le Matin