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Les dessous de la démission du chef de l’opposition syrienne et la gifle infligée à la France et la G.B.

La belle unité de façade de la coalition syrienne qui est plutôt un front uni pour faire de la Syrie une tombe pour son peuple, connu pour sa mosaïque ethnique et religieuse harmonieuse, son art de vivre et sa tolérance, vient de voler en éclats avec la démission d’Ahmed Moez al-Khatib au lendemain de « l’élection » d’un pantin islamiste issu des rangs des frères musulmans imposé par le Qatar qui se verrait maîtresse de la Syrie post-Bachar al Assad.

Sa démission n’est pas qu’un désaveu sans équivoque de la main mise du Qatar sur l’opposition syrienne, mais elle illustre de belle manière que la rébellion syrienne n’est pas représentative en aucune manière des aspirations démocratiques du peuple syrien. Elle est le fruit d’un plan machiavélique conçu et mis en scène par les forces de l’axe du mal turco-wahhabites sous la houlette de la Maison Blanche qui elle–même est entrain de revoir sa stratégie initiale qui in fine s’avérerait suicidaire pour Israël, qui risque de se trouver pris dans un étau de pays truffés de sanctuaires jihadistes. Pires que des champs de mines antipersonnelles et autant d’obus pour Israël et l’Europe elle-même.

En effet, les américains qui semblent mesurer aujourd’hui la gravité de la situation et les inconséquences de leur choix initial, à moins que le plan inavoué de leur politique ne soit atteint qui est l’affaiblissement des capacités militaires de la Syrie, sont en train d’opérer un volte-face en refusant de lever l’embargo sur les armes à destination des pseudos rebelles infiltrés massivement par des jihadistes venus de plus de 60 pays roulant pour les uns, les salafistes pour les intérêts de l’Arabie Saoudite et pour les autres les frères musulmans pour les autres pour le Qatar.

Faisant perdre ainsi à la rébellion syrienne toute sa substance politique et son caractère syrien. Plus personne, ni les E.U. ni l’Union Européenne, ni Merkel ne sont dupes que la rébellion syrienne est instrumentalisée par la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite qui s’ingénient chacun de son côté pour la mettre sous son éteignoir, sauf la France et la G.B.. Peut-être que la démission fracassante et sans équivoque d’Ahmed Moez al Khatib, leader historique de l’opposition syrienne devrait amener la France et la G.B. à corriger le tir.

Une opposition devenue un nid de terroristes appartenant à la multinationale jihadiste a-elle encore une quelconque légitimité politique après la démission de son chef ? Conscient qu’il ne peut pas continuer à apporter sa caution politique à une agression tripartite caractérisée contre son peuple et se rendre ainsi complice de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, il a préféré briser cette unité de façade plutôt que de trahir la cause noble et légitime de son peuple qui est à des années-lumières du projet impérialiste et idéologique du projet des forces du nouvel axe du mal.

Liberté, démocratie, dignité, sécurité et indépendance tels sont les mots d’ordre du rêve syrien, et non pas l’instauration d’un régime liberticide, despotique et théocratique et la purification religieuse et ethnique de la Syrie.

La démission d’Ahmed Moez al Khatib est un pavé jeté dans la marre de la diplomatie française et britannique. Une gifle que tout un chacun souhaite salutaire et que plus personne ne doit nier les évidences.

Le monde entier doit reconnaître enfin à travers cette démission que l’opposition syrienne a perdu tout pouvoir de contrôle sur la direction politique et militaire des opérations.

Elle apporte un témoignage des plus cinglants quant à la nationalité des vrais maîtres d’oeuvres de la pseudo rébellion syrienne.

En démissionnant, Ahmed Moez al Khatib lève le voile sur la main mise des forces du nouvel axe du mal turco-qataro-saoudien qui a dévoyé la cause syrienne, prenant en otage l’opposition comme le peuple syrien dans un jeu de roulette russe auquel il s’adonne depuis plus de 2 ans et dont le but est de plonger le pays dans un état de chaos indescriptible en vue de son partage en 3 zones d’influence, turque, qatarienne et saoudienne.

Oubliant au passage que leur stratégie criminelle qui est attentatoire au droit international est une arme à double tranchant et susceptible d’aboutir à la création d’un nouvelle Somalie au coeur du Proche-Orient et transformer la région en une poudrière apocalyptique avec une constellation de micro-Emirats islamiques dirigés par des jihadistes tout heureux de profiter de l’aubaine syrienne pour partir à l’attaque d’Israël qui est leur étape finale et la toile de fond de leur engagement jihadiste pour la Syrie.

La démission d’Ahmed Moez al Khatibi est très lourde de sens politique. Elle va au-delà d’une banale manifestation d’hostilité, un geste de mauvaise humeur. Elle est un avertissement, une mise en garde contre le spectre jihadiste qui menace non seulement la sécurité intérieure de la Syrie, son unité et son devenir humain, elle met à jour les vrais dangers qui pèsent sur la paix et la sécurité dans le monde. Mettant à nu la haute nocivité du bellicisme wahhabite avec la complicité de la Turquie islamiste auquel il ne veut pas servir de faire-valoir et contribuer à la réussite de leurs desseins hégémoniques aux dépens de son peuple.

C’est certainement là que réside le vrai motif de sa démission, comme il l’affirme lui-même : » j’ai fait une promesse à notre peuple que je démissionnerais si une ligne rouge était franchie. Aujourd’hui j’honore ma promesse »

Est-ce que la France et la G.B. vont-elles enfin faire preuve de lucidité et de discernement et cesser d’apporter leur soutien au terrorisme jihadiste en Syrie ?

Le vrai sens du message d’Ahmed Moez al Khatibi est qu’un vrai Tsunami se profile à l’horizon syrien en cas de chute du régime de Bachar al Assad.

Salem Ben Ammar

Tunisie Focus

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