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Succession à la tête du Djoliba AC : Le Général Boubacar M’Baba Diarra tout près de succéder à Karounga Keita

Dans une interview accordée à notre journal, le Général Boubacar M'Baba Diarra affirme être à 90 % proche de la succession de Karounga Keïta, président sortant du Djoliba Ac. La succession sera validée à l'issue de l'assemblée générale du club prévue pour le 30 mars prochain. D'ores et déjà, il s'est fixé trois objectifs pour sauver la saison de l'équipe de Hérémakono.

 

Général Boubacar Baba Diarra

Le Prétoire : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Général Boubacar M'Baba Diarra : Je suis Boubacar M'Baba Diarra, mais les gens m'appellent communément M'Baba. Ce nom est familier à tous ceux qui m'ont connu depuis très jeune âge jusqu'à maintenant. Je suis un fonctionnaire de l'Etat, un cadre de la police nationale du Mali. Je suis économiste de formation, ensuite j'ai fait de hautes études à l'université de Caen (France). Après mon retour au bercail, j'ai travaillé dans la haute administration militaire et civile. Actuellement, j'occupe une haute fonction au niveau d'un programme  du Pnud.
Par rapport aux activités sportives, je suis un grand amateur de football. Très jeune, j'ai joué au football dans la catégorie cadette, junior  et senior avec l'Union sportive des fonctionnaires du Mali. Par la suite, ce club a fusionné  avec l'Alliance de Bamako pour créer la Renaissance Club de Bamako, où nous avions remporté la Coupe Nasser contre le Djoliba Ac. A l'époque, j'étais capitaine d'équipe. J'ai longtemps évolué avec la Renaissance. Mais en juillet 1977, la Renaissance a fusionné avec le Djoliba Ac. Donc, de facto, nous avions tous basculé au Djoliba Ac, excepté ceux qui n'en voulaient pas. La fusion a coïncidé avec la fin de la saison. A la même période, j'ai été enrôlé dans les forces armées de sécurité donc je n'avais plus le droit de jouer dans un club civil.
J'ai été ensuite en France pour des études, où j'ai repris le chemin des stades, notamment au sein de l'équipe de l'As PTT de Caen et du Stade Malerme de Caen.
Comment avez-vous intégré le Bureau exécutif du Djoliba Ac ?
Lorsque j'ai arrêté de jouer, j'ai continué à militer avec le Djoliba Ac. J'intervenais à chaque fois que le Comité directeur du club me sollicitait, pour des financements et appuis, surtout au profit du centre de formation du Djoliba Ac.  Il y a deux ans, le grand frère Karounga m'a sollicité pour intégrer le Bureau exécutif du club, au motif qu'il était vers la fin de son mandat. Après avoir fait une prospection au niveau du pays et au niveau des dirigeants du club, il s'est rendu compte que moi j'ai une culture sportive et que je peux vraiment le remplacer à la tête du club.  J'ai accepté la proposition de K.K, avec la demande pressante du conseil de sage du club  et de certains de mes amis et par l'amour du club que j'ai toujours aimé et supporté depuis à bas âge.
Dans quelques jours se tiendra l'assemblée générale du Djoliba Ac, êtes-vous bien  placé pour succéder à Karounga Keita ?
Bon, bien placé, je dirais peut être. Parce que d'abord, le Comité exécutif et le Conseil d'administration du Djoliba ont décidé de placer leur confiance en moi pour succéder à Karounga. En dehors de ces deux instances, c'est le Comité central des supporteurs qui a demandé à ce que je remplace le président sortant. A l'appui de ces demandes, actuellement, les 36 comités qui constituent le collège électoral m'ont demandé de succéder à Karounga Keita. Donc je peux dire que les 90% du collège électoral sont avec moi, c'est ce qui me donne la chance de remplacer le président sortant. Mais, on n'en est pas là d'abord. Il parait qu'il ya d'autres candidatures. Ce qui est sûr, on ne connaitra le nom du nouveau président qu'à l'issue de l'assemblée générale du 30 mars prochain, puisqu'il y aura un vote entre deux ou trois autres candidats.
 Quels sentiments aurez-vous en ce moment ?
Bon je ne suis pas encore le président ! (Rire). Je souhaite être le président, ce serait un grand honneur pour un ancien sportif que je suis de diriger un grand club comme le Djoliba, qui est l'un des grands clubs emblématiques de l'Afrique. Je pèse bien mes mots, je dis bien que le Djoliba Ac est un grand club en Afrique, le label Djoliba se vent très bien en Afrique, donc dirigé un club comme le Djoliba, c'est un grand honneur pour moi. Je souhaite être à la hauteur de la mission qui m'est assignée car il faut que je sois capable d'honorer la confiance que les gens ont placée en moi.

Êtes-vous prêts à mettre votre expérience au service du club ?
Il faut reconnaitre que nos textes méritent un toilettage. La relecture des textes est un premier travail à faire ainsi que la création de nouvelles structures de gestion au sein de l'administration du club. Mettre des structures de gestion adéquates du club. Ce  qui demande une restructuration pour rendre la gestion plus efficace et plus efficiente.
Votre club traverse une période difficile. Avec votre expérience, comment comptez-vous procéder pour vous en sortir rapidement ?
Dire que mon club traverse une situation difficile, je dirais oui et non. S'il y avait des difficultés, ce serait dû au fait que nous avons adopté une politique sociale qui consiste à ne pas retenir un joueur sollicité par un club étranger. Vous savez que le Djoliba Ac a réalisé une excellente saison en 2012, en faisant 30 victoires toutes compétitions confondues, en remportant le titre de champion sans défaite et en se classant vice champion d'Afrique. Ça se fait avec des joueurs qui sont très bons. Dès lors que vous avez de tels joueurs, les marchands, les clubs étrangers, viennent les chercher. A cause de ça, sur 11 joueurs, nous avons perdu les 10. Donc nous avons une équipe en recomposition. Ce qui demande un temps d'adaptation pour les nouveaux joueurs. Voilà ce que nous vivons maintenant et ce n'est pas une difficulté pérenne. C'est une difficulté temporaire. On n'est pas bien classé dans le championnat (5e), nous allons nous battre durant la phase retour du championnat, pour décrocher au moins la deuxième place afin de pouvoir disputer la compétition africaine l'année prochaine. Si les élections me sont favorables, nous devons tout faire pour atteindre trois objectifs d'entrée: la phase de poule de la Ligue africaine des champions, la Coupe du Mali et la deuxième place du championnat.
Votre mot à l'endroit de la famille du Djoliba Ac ?
Je souhaite que notre assemblée générale prévue pour le 30 mars prochain soit une belle fête. Le Djoliba Ac est un grand club. Il ne doit pas se permettre de connaitre des soubresauts.  Si j'ai accepté la proposition de Karounga Keita et des anciens du club et du Comité central des supporteurs, de venir au Djoliba Ac, ce n'est pas pour diviser. Bien au contraire, c'est de réunir tous les fils du club autour de la pérennisation des acquis. Pour atteindre les objectifs fixés, il est nécessaire pour nous de siffler dans la même trompète. Pour l'intérêt du club, qu'on taise les querelles inutiles. Rien de bien ne serait bâti dans la méchanceté. J'appelle toute la famille djolibiste à prêcher à la chapelle, dans la même direction.
Propos recueillis par
Yacouba TANGARA

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