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AN UN DE MACKY SALL AU POUVOIR : Pas encore de rupture, mais une transition

Un an jour pour jour après l'alternance qui a conduit Macky Sall au pouvoir, les choses ne semblent pas beaucoup bouger. Les signaux sont loin d'être au vert. Le «Yonnu Yokkuté», tant exalté n'a, pour le moment, pas décollé. C'est du mois le constat fait par le peuple qui a plébiscité le 25 mars 2012, l'apprenti de Wade. Pas encore de rupture, mais une transition ! Le peuple semble perdre patience.


25 mars 2012, 25 mars 2013. Voilà un an que Macky Sall a été plébiscité par le peuple. Certes, il serait peu prudent de vouloir dresser le bilan d'un règne d'un an sur cinq, mais il est permis de faire une appréciation plus ou moins générale des premiers jalons posés durant ces 365 jours par le successeur de Me Wade à la tête du pays. Fraîchement élu, Macky Sall, a annoncé la couleur. Il prône une politique dite de rupture marquée par une gestion sobre, vertueuse mais efficace des affaires de la Cité. Cependant, cela tarde à décoller. Les langues se délient de plus belle. Car, sa politique de rupture a pris du plomb dans l'aile.
En effet, ses errements dans l'application de son fameux programme «Yonnu Yokkuté» (la voie de l'émergence en wolof) a donné des raisons objectives à ses adversaires notamment ceux de la nouvelle opposition, d'émettre des réserves sur ses capacités à mener le pays dans la voie de l'émergence. C'est en ce sens qu'Oumar Ciryl Touré alias «Thiate» du mouvement sentinelle «Yen a Marre » tonne : «il n'y a pas véritablement une rupture. Nous avons eu une transition, après neuf mois. Il avait promis une rupture dans la gestion de l'Etat, jusqu'à présent beaucoup de problèmes demeurent. Il avait promis une couverture médicale universelle (...) Qu'il arrête de faire de la politique politicienne ! On ne veut pas du Wade sans Wade».

Nominations tous azimuts
C'est la première chose décriée par le peuple. Pendant que certains voient à travers ces nominations aux postes aussi stratégiques que ceux de ministre, directeur général ou de président de conseil d'administration, une pratique apprise de Wade de positionner ses hommes, d'autres sénégalais ont vite fait de d'accuser Macky de nourrir ces folles ambitions qui ont perdu son prédécesseur. Il est accusé de faire la promotion de son entourage. C'est ainsi que pour ces détracteurs, à l'image des cadres libéraux, «la rupture sobre, vertueuse, transparente, efficiente, est incontestablement une vaste escroquerie, grotesque. Il n'y a ni plus, ni moins». Pour une autre frange de la société qui a participé au départ de son prédécesseur, Macky Sall s'illustre à faire du Wadisme sans Wade. Force est de constater que nombreux sont les Sénégalais d'ici et d'ailleurs qui commencent à perdre patience. Après les douze de Wade, un président n'a jamais été aussi attendu sur ses promesses de campagne. Macky Sall devient dès lors le premier président de la République du Sénégal Indépendant à n'avoir pas pu bénéficier de temps de grâce, tant soit peu. Aucune marge de man½uvre ne lui a été accordée. Le peuple exige le respect de la parole donnée, notamment les promesses sur la satisfaction de la demande sociale.
Fêter un anniversaire avec ...la seule traque des biens mal acquis
Pourtant, plébiscité à plus de 65% des suffrages le 25 mars 2012 face au Pape du Sopi, Macky Sall, fort de préjugés favorables, avait entre ses mains tous les leviers, pour mener à bon port le pays, loin des flots qui ont fait chavirer le navire libéral. Hélas ! L'an un de son arrivée au pouvoir aura incontestablement retenu un seul fait d'arme : «la traque des biens supposés mal acquis couronnée par la mise en demeure de Karim Wade. Une «drôle» de façon ; pour les libéraux ; de fêter un anniversaire. ! C'est au regard de tout le tintamarre fait sur la traque des biens mal acquis que le peuple semble perdre patience. «La priorité est ailleurs» ne cessent-ils de clamer
Sékou Dianko DIATTA
REWMI QUOTIDIEN





Rewmi

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