mis à jour le

Dr Hamed Sow invite les Maliens à se mobiliser pour un changement

Dr Hamed Sow

« Le Mali se propose d'organiser des élections le 31 juillet 2013. Il est clair que la communauté internationale veut rapidement un Président légitime à la tête du Mali. Mais, la question c'est de savoir si nous avons la possibilité d'organiser des élections crédibles dont les résultats seront acceptés par tous. Si on peut le faire, cela est une bonne chose. Mais, si on ne peut pas, le mieux sera de les reporter de quelques mois. En laissant passer la saison des pluies, cela donnera l'occasion au gouvernement de mieux organiser les élections pour doter le pays d'un régime accepté par tous ». C'est en ces termes que Dr Hamed Sow, Président du Rassemblement travailliste pour le développement (RTD), a introduit la conférence de presse qu'il a animée le 23 mars 2013, a l'hôtel Salam, sur la situation sociopolitique du Mali.
« Si on peut organiser des élections propres, crédibles dont les résultats seront acceptés par tous à la date du 31 juillet 2013, il faut le faire. Mais, si on n'est pas sûr de faire des élections dans les règles de l'art, il faut se donner le temps nécessaire pour avoir a la tête du Mali un président bien élu et accepter par tous », a indiqué Dr Hamed Sow, Président du RTD. Il est pratiquement convaincu que « les maliens élisent un Président par défaut et reconduisent bon nombre de députés, faute d'alternatives crédibles et ce sera le retour à la case départ ».
Mieux, il est presque sûr que « si les élections se déroulent en juillet 2013, avec les donnes actuelles, le prochain Président de la République sortirait des rangs de l'un des trois grands partis politiques, dont les élus constitueront également plus des 2/3 de l'Assemblée nationale. « Le drame est que la quasi-totalité des hommes politiques conservateurs n'ont pratiquement tiré aucun enseignement des fautes du passé », a-t-il déclaré. Pire, il dira qu'aucun inventaire, aucun bilan de leur gestion des affaires de la nation et aucune réflexion sérieuse sur les graves problèmes du pays et les solutions à y apporter n'ont été menés. «  Beaucoup des hommes du passé passent leur temps dans les stratégies d'alliances et de contre-alliances avec comme unique objectif : la conquête du pouvoir », a-t-il dénoncé.
Avant d'ajouter qu'ils veulent, dans leur grande majorité, le pouvoir pour eux et pour s'en servir. Par ailleurs, il dira qu'au titre des forces nouvelles, ce sont les prédateurs qui bougent. Les prédateurs, pour lui, sont ceux-là mêmes qui ont pillé les maigres ressources de l'Etat, à coup de milliards. Sans être un oiseau de mauvais augure, Dr Hamed Sow pense que si rien n'est fait pour sortir ce pays du le trou dans lequel il est, le chaos est possible demain. Il a rappelé trois défis qui attendent le peuple malien.
Le premier défi sera de nourrir toutes ces populations avec un système agricole où les 2/3 des paysans utilisent encore la houe. Le deuxième défi porte sur le chômage et le sous-emploi et le troisième défi est la jeunesse, dont 80% sont dans un système scolaire sans débouchés réels d'emploi. « Rien qu'avec ces 3 défis, il y a de quoi faire sauter 10 fois une République avec des décideurs politiques qui ne pensent qu'à eux-mêmes », a-t-il déclaré. Ahmed Sow de prédire des soulèvements populaires au Mali dans les deux prochaines années, si nous ne changeons pas de système de gouvernance. Mais il est convaincu qu'il y a des solutions qui passeront forcement par le choix des hommes.
Assane Koné

invité

AFP

Paul Kagame a invité Emmanuel Macron au Rwanda

Paul Kagame a invité Emmanuel Macron au Rwanda

AFP

Immigration: Collomb invite les pays africains

Immigration: Collomb invite les pays africains

AFP

Le FMI invite des pays arabes

Le FMI invite des pays arabes

Changement

AFP

Les Libanais de Côte d'Ivoire votent avec l'espoir d'un changement pour leur pays

Les Libanais de Côte d'Ivoire votent avec l'espoir d'un changement pour leur pays

AFP

Le changement climatique, la goutte de trop pour les réserves d'eau

Le changement climatique, la goutte de trop pour les réserves d'eau

AFP

Afrique du Sud: l'industrie minière espère un changement politique rapide

Afrique du Sud: l'industrie minière espère un changement politique rapide