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Commission économique africaine : Les destinées de l'industrialisation de l'Afrique en réflexion

Les travaux de la réunion préparatoire du comité d'experts ont eu lieu du 21 au 24 mars 2013 au palais des Congrès de l'hôtel Ivoire à Abidjan (RCI). Présidée par le ministre auprès du Premier ministre chargée de l'Economie et des Finances, Nialé Kaba, la cérémonie d'ouverture a réuni d'éminentes personnalités africaines.

Plusieurs experts venus des pays africains croient fermement à l'émergence de l'Afrique via l'industrialisation. C'est pourquoi, ont-ils massivement fait le déplacement de la Côte d'Ivoire à Abidjan pour réfléchir sur les potentialités à même de déclencher l'industrialisation en Afrique. A la suite de la rencontre avec les journalistes dont l'objectif était de les outiller à mieux couvrir l'évènement combien important pour la commission économique africaine, les experts se sont concertés le jour suivant sur des résolutions qu'ils soumettront à l'appréciation des ministres les 25 et 26 mars prochain, lors de la sixième rencontre annuelle conjointe de la Conférence des ministres de l'Economie et des finances de l'Union africaine et de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique de la commission économique pour l'Afrique.

« L'intérêt et l'importance de cette rencontre annuelle n'échappe à personne », déclare le président du bureau sortant du comité des experts, Dieudonné Bouddhou. Avant de signifier en outre l'importance des thèmes qui seront débattus, il a remercié les autorités ivoiriennes qui ont accepté d'accueillir la rencontre qui est l'une des plus importantes pour parler des questions économiques de l'Afrique. « Politique et programmes pour réaliser le dividende démographie ; réaliser le dividende démographique en Afrique, évaluation des progrès de l'intégration régionale en Afrique.... », sont entre autres, les matières à réflexion au cours de cet exercice préparatoire à la conférence. « L'Afrique est pleine de ressources et sans nul doute de sa capacité à réduire ses richesses en valeur ajoutée », foi du président du bureau des experts sortant, Dieudonné Bouddhou dont les propos sont corroborés par la ministre Nialé Kaba. Elle a, en effet, souligné le niveau de la croissance économique réel du PIB en Afrique subsaharienne qui est établi en moyenne à 5,5 % malgré les chocs divers. Ces bonnes performances économiques sont largement tirées des exportations de matières premières. Elles pourront alors doubler si toutefois l'Afrique disposaient d'industries à même de transformer ces matières premières.

Raison pour laquelle, Mme Nialé a foi quant à la capacité de l'Afrique à s'industrialiser, puisque regorgeant encore d'importantes ressources naturelles gazières, forestières, minières....Sa foi est aussi partagée par le secrétaire exécutif adjoint de la commission économique pour l'Afrique Abdalah Hamdok. « Notre continent doit mettre un terme à sa dépendance économique. Nous devons réfléchir à l'industrialisation pour l'émergence de l'Afrique », a-t-il martelé. Les échanges, à son avis, déballeront les grandes orientations des stratégies de création d'emplois, gage de lutte contre la pauvreté. Cette réunion préparatoire est donc le lieu de recentrer les modèles de croissance vers les économies fortes. Les travaux étalés sur quatre jours ont permis de faire le diagnostic des politiques industrielles passées. Des propositions relatives à des options stratégiques claires et en cohérence avec les objectifs de développement ont été faites par les experts. Elles seront présentées aux ministres de l'Economie et des Finances qui jugeront leur faisabilité. A en croire, Nialé Kaba, ministre auprès du Premier ministre, chargée de l'Economie et des Finances ivoirien, « les pertinentes recommandations qui seront adoptées feront l'objet d'un chronogramme de mise en ½uvre au niveau des différents pays ».

Encadré : Le dividende démographique, gage pour l'industrialisation de l'Afrique

Le dividende démographique est l'accélération de la croissance économique qui peut résulter d'une baisse rapide de la fécondité d'un pays et de l'évolution ultérieure de la structure de la population par groupe d'âge. Alors, pour relever le défi de la réalisation du dividende démographique en Afrique, les politiques d'investissements financiers doivent être priorisées pour les secteurs de la santé (baisse de la fécondité, baisse de la mortalité infantile), de l'éducation, de la bonne gouvernance...

Bassératou KINDO à Abidjan

Le Faso

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