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Michel Djotodia, Libreville, janvier 2013 / AFP
Michel Djotodia, Libreville, janvier 2013 / AFP

Michel Djotodia, le chef rebelle devenu président

Après avoir donné du fil à retordre à François Bozizé, le chef de la rébellion du Séléka est le nouveau maître du pays.

Dans une interview accordée à RFI, quelques heures après avoir  annoncé son intention d’endosser les habits de chef de l’Etat de la République centrafricaine, Michel Djotodia a fait savoir que la tâche est immense.

Pour le chef de la rébellion Séléka, souligne RFI, le pays est à la derive et son premier défi sera de ramener la sécurité non seulement dans la capitale mais dans toute la Centrafrique.

Seulement, quelques inquiétudes sont d’ores et déjà permises. Car, toujours dans l’interview accordée à RFI, Michel Djotodia a fait savoir qu’il ne faut attendre aucune élection avant 2016. De la meme façon, on ignore encore quelle sera la position de la communauté international, meme si certains comme croit savoir RFI, certains proches de l’actuel Premier ministre Nicolas Tiangaye, pensent que les chefs d’Etat de la sous-région Afrique central ne voient pas d’un mauvais œil l’arrivée de Michel Djotodia aux affaires.

Le president autoproclamé de la Centrafrique est âgé d’une soixantaine d’années. Il a mené une carrière de fonctionnaire et de diplomate. Il a notamment été consul de la RCA à Niala, au Sud-Darfour, precise encore RFI.

Depuis huit ans, il était l’un des principaux leaders de la rebellion dans le pays. Considéré comme un «intellectuel» par les populations du nord-est de la RCA (dont il est originaire), du fait de sa maîtrise de plusieurs langues dont le russe (il a étudié en Russie).

C’est lorsque Michel Djotodia est consul au Sud-Darfour, qu’il se rapproche de la rébellion tchadienne, rappelle Louisa Lombard, une anthropologue spécialiste de la Centrafrique, interrogée par RFI. Grâce à leur appui, il devient très vite un des principaux leaders de la rebellion dans son pays et, plus tard, le chef de la rebellion du Séléka qui est désormais aux commandes à Bangui.

Lundi, l'Union africaine a suspendu la Centrafrique de son organisation, restreignant les voyages et gelant les avoirs de Michel Djotodia et de six autres chefs de la Séléka. La France a condamné «le recours à la force ayant abouti à la prise de pouvoir», demandant l'arrêt des pillages à Bangui. Et l'Union européenne a jugé «inacceptable» cette prise du pouvoir «par la force».

Lu sur RFI

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

Ses derniers articles: Les citoyens africains ont davantage confiance en leurs leaders religieux qu'en la justice  Au Mali, l'Assemblée nationale privée d'électricité pour impayés  En Gambie, la fin de la dictature pousse de nombreux migrants à revenir au pays 

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