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Soldat français à Gao, le 9 mars 2013. REUTERS/Joe Penney
Soldat français à Gao, le 9 mars 2013. REUTERS/Joe Penney

Gao n'est pas vraiment libérée de l'emprise islamiste

Après des semaines de calme, la ville a vécu de nouvelles «attaques» des djihadistes. Le bilan serait de sept morts.

Après Tombouctou, Gao. La ville, située à 1.200 km au nord-est de Bamako, a été le théâtre d'affrontements violents entre les soldats de l'armée malienne et les islamistes djihadistes. 4 islamistes, 1 soldat malien et 2 civils ont été tués lors des accrochages survenus dimanche 24 mars, a précisé l'état-major de l'armée malienne.

Un peu plus tôt, la même source avait indiqué: «dans la nuit de samedi à dimanche, des individus ont effectué trois tirs de fusils AK-47 en direction d'un camp militaire malien à Gao.»

«Nos hommes ont riposté énergiquement. Pour nous, c'est très minime. On ne peut même pas parler d'attaque», a-t-elle assuré.

De son côté, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a revendiqué une «attaque».

«Samedi 23 mars à minuit (heure locale et GMT), neuf moudjahidine sont arrivés à Gao. Ils ont attaqué un camp de l'armée malienne à Gao même. Les moudjahidine vont continuer jusqu'à la victoire finale», a déclaré à l'AFP Oumar Wahab, membre de l'ex-direction du Mujao à Gao à l'époque où ce mouvement contrôlait la ville.

«D'après nos contacts, il semble bien qu'on assiste aujourd'hui à une nouvelle infiltration de quelques djihadistes à Gao», a souligné de son côté une source contactée dans les milieux humanitaires.

Selon l'état-major, les forces armées maliennes et les troupes nigériennes ont été «appuyées» par des unités françaises, face à la «dizaine d'hommes armés» qui s'étaient infiltrés durant la nuit et avaient tiré près d'un camp militaire dans le sud de Gao. 

Des tirs nourris résonnaient dimanche 24 mars à Gao, grande ville du nord du Mali, avaient rapporté des témoins. L'armée malienne avait alors expliqué qu'elle effectuait un «ratissage» après un «incident».

En janvier dernier, Gao avait été libérée de l'emprise des groupes islamistes liés à al-Qaida par une opération militaire franco-africaine. Ex-fief du Mujao, Gao a subi des attentats-suicides dans les semaines qui ont suivi le départ des jihadistes. Les alentours de la ville restent le théâtre d'accrochages entre troupes alliées et islamistes.

Après plus d' un mois d'offensive militaire contre les islamistes, les troupes d'intervention font face à des poches de résistance dans plusieurs localités du nord du Mali. Attentat à la voiture piégée et tentative d'infiltration se multiplient et entraînent la mort de nombreux militaires et civils. 

Slate Afrique avec AFP

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