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Faculté des Arts, des Sciences et des Techniques (FAST) : Au cœur du calvaire des étudiants et de l’indifférence des autorités

Décidément, les étudiants de la FAST ne savent plus à quel sain se vouer face aux multitudes de problèmes auxquels ils sont confrontés. ''Trop c'est trop, nous en avons marre'' : c'est en ces termes combien évocateurs que le secrétaire général du comité Aeem, Sanogo Ben, a introduit notre conversation. Pour lui, ils ont eu la malchance d'avoir comme administrateurs des gens qui ne se soucient pas de leur avenir.

 

Secretaire général FAST

Dans cette faculté, jadis l'une des meilleures du pays, les problèmes ont pour noms la dégradation des infrastructures, les conséquences de la mauvaise application du système LMD, l'insuffisance des autorités administratives à faire bouger les choses et le calvaire dans lequel nagent les étudiants sous l'½il indifférent des plus hautes autorités en charge de l'enseignement supérieur. Pour mieux cerner les précarités dans lesquelles vivent les étudiants, le secrétaire général nous a conduits dans quatre salles de classe, au laboratoire et dans la salle informatique. Le constat est alarmant. Les quatre salles de classes n'ont aucune commodité. En plus, elles étaient très sales et désagréables à voir. Pire, pas la moindre trace d'électricité. La salle informatique, sensée jouer un rôle très important dans la formation des étudiants, ne contient qu'une vingtaine de vieux ordinateurs et malheureusement non connectés.  Le laboratoire, quant à lui,  ne contient que quelques centenaires d'appareils des temps colons. Loin de toute interpellation, il va sans dire que le discours politique tenu par le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique est très loin de la réalité dans cette faculté qui aujourd'hui semble être abandonnée à elle-même.

''Nous avons envoyé plusieurs correspondances auprès de nos autorités, pour leur demander de rétablir l'électricité dans les salles de classe car les étudiants y prennent cours jusqu’à 21 heures souvent, mais hélas. Nous avons un vice doyen qui possède à lui seul deux bureaux climatisés, celui du Doyen et du Secrétaire principal sont également dans de bons états. Nous nous demandons souvent ce que nos autorités nous reprochent au point de nous traiter comme leurs ennemis et des personnes de bas étage. En toute sincérité, nous sommes tout simplement déçus des autorités universitaires'', a déclaré notre interlocuteur.

Pendant que le Secrétaire Général nous faisait constater ce qu'il appelle le calvaire des étudiants, nous avons aperçu le Vice Doyen, Monsieur Bah. A la question de savoir pourquoi les salles de classe restent sans électricité depuis bientôt six mois, il nous a expliqué tout simplement que seul l'aspect pédagogique relève de sa compétence, avant de nous conseiller d'approcher le Doyen pour en savoir d'avantage. Il nous a également confié qu'il décriait la méthode d'élection des responsables de classe. Pour en savoir d'avantage sur la question des salles de classe et pour des besoins d'équité dans le traitement de ce dossier, nous avons suivi les conseils de Monsieur Bah. Arrivés chez le Doyen, nous avons été bien reçus. Une fois les préoccupations posées, Monsieur Doucouré a préféré nous orienter chez son secrétaire principal Monsieur Tembely Laya, auprès de qui nous aurions la réponse à toutes nos questions selon lui. Les préoccupations posées, ce dernier s'est voulu rassurant en nous faisant comprendre que les correspondances des étudiants relatives au rétablissement de l'électricité ont été transmises au Rectorat et que les dossiers suivent leurs cours. Monsieur Laya Tembely a également profité de notre passage pour lancer un appel aux étudiants. ''Je n'ai jamais été un problème pour les étudiants mais plutôt une solution, que les uns et les autres comprennent que mon intention est loin de les nuire comme le pense d'autres, j'exerce mon métier avec dignité et je continuerais à le faire''.

Nul besoin de rappeler, au regard de tout ce qui a été démontré et dit jusqu'ici, que cette faculté se trouve dans l'impasse. Dans une structure où le rétablissement de l'électricité passe inéluctablement par l'envoi d'une correspondance auprès des autorités du Rectorat et prend toute une éternité : il convient de se demander quel boulot font les responsables de ladite structure ? En plus ne faudrait-il pas remettre en cause toute l'administration lorsque pour avoir une simple information chacun dégage sa responsabilité et celui qui en prend l'initiative en profite plus pour se justifier que de donner l'essentiel de ce que l'on attend de lui ? Que dire du département de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, sensé gérer ce genre de situation et dont le premier responsable donne l'impression de prendre en compte toutes les préoccupations du secteur dans ces différentes interventions alors que les étudiants de la FAST crépissent dans la plus grande indifférence ? Les questions, face à cette question, ne sauraient manquer. Sont-elles cependant nécessaires à l'heure où le ministre appelle à une prise de conscience face à la situation de l'école ? Nous croyons que non. La seule chose qui faille faire est l'action et une réelle volonté des autorités en charge de la question pour mettre fin au calvaire des étudiants de cette faculté.

Nous y reviendrons !

KANTAO Drissa

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