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Ratification de la Charte Africaine de la Démocratie : De fortes pressions pèsent sur Macky -Sur les 37 Etats qui l’ont signée dont le Sénégal, seuls 8 l’ont ratifiée

Des pressions venant de l'Union Africaine pèsent sur le chef de l'Etat du Sénégal pour la ratification de la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance signé par l'ancien Prédisent Me Abdoulaye Wade le 15 décembre 2008. Il avait montré ferme détermination de la ratifier.


Du fait de son ancrage démocratique et de ses engagements dans le cadre de la bonne gouvernance, il est absurde que le Sénégal traine les pieds pour ratifier la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance. C'est en ce sens que nos sources révèlent que de fortes pressions venant de l'Union Africaine pèsent sur l'actuel Président du Sénégal pour sa ratification, après que Wade l'a signée en 2008 pour se conformer aux objectifs de bonne gouvernance affichés par l'Union Africaine. «Il est absurde que le Sénégal dont la démocratie est enviée partout à travers le monde et qui a un ministre de la bonne gouvernance dans son gouvernement, peine toujours à ratifier cette Charte», fustige l'ancien ministre, El Hadji Daouda Faye. Regrettant le fait que des pays comme le Burkina Faso, le Bénin, l'Ethiopie, le Ghana, le Lesotho, la Mauritanie, le Rwanda, l'Afrique du Sud, la Sierra Leone, l'ont ratifié, alors que certains de ces pays sont aujourd'hui secoués par une instabilité sans précédent. Toujours selon l'ancien ministre, «cette charte doit entrer en vigueur trente jours après le dépôt des instruments de sa ratification par 15 Etats membres. Toutefois, à la date du 27 janvier 2011, 37 Etats l'ont signée et seuls 8 l'ont ratifiée». Cela, ajoute-t-il, «démontre par la récurrence, le faible degré d'engagement des gouvernements africains par rapport aux objectifs de bonne gouvernance affichés par l'Ua». Ainsi, dans son livre intitulé : «Le rôle de la diplomatie dans la gestion des conflits en Afrique : Succès, limites actuelles et perspectives d'amélioration» qu'il a rendu public hier, en présidence de panel de journalistes, El Hadji Daouda Faye, Vava, opte pour l'«arme de la parole et non à la parole de l'arme». Dans son bouquin, il démontre que «l'Afrique doit prouver à la face du monde, qu'elle veut vraiment des solutions politiques plutôt que militaires, prenant en compte les exigences de transparence dans la gestion publiques, de la bonne gouvernance et la croissance». Cependant, il est d'avis que même si la diplomatie, de façon générale, a permis de gérer bien des conflits ethniques, frontaliers ou politiques, afin que ces derniers n'évoluent et ne dégénèrent en crises, énormément de foyers de tensions subsistent en Afrique et traduisent donc incontestablement les limites regrettables et souvent désastreuses de la diplomatie africaine et internationale».
Sékou Dianko DIATTA
REWMI QUOTIDIEN

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