Il était une fois Laurent Gbagbo
Alors qu'il avait tout pour faire un grand président, Laurent Gbagbo a choisi de se comporter en chef de clan. Et se prépare une issue tragique, estime l'écrivain ivoirien Venance Konan.
Laurent Gbagbo à Abidjan, le 15 novembre 2003. REUTERS/Luc Gnago
Mise à jour du 29 novembre: Le procureur général de la Côte d'Ivoire a notifié le 29 novembre à Laurent Gbagbo, le mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI). Le mandat porte sur les crimes commis par les forces loyales à l'ancien chef d'Etat à la suite du second tour de la présidentielle, le 28 novembre 2010.
***
Koudou Laurent Gbagbo, fils de Zézé Koudou Paul Gbagbo. Où te caches-tu en ces heures funestes où ton pays est à feu et à sang? Où es-tu parti, Koudou Laurent Gbagbo, au moment où l’histoire de ton pays interpelle l’historien que tu étais? Es-tu toujours dans ce palais que tu ne voulais plus quitter? Es-tu quelque part ailleurs dans ce pays qui te fut confié et que tu ne voulus plus rendre? Es-tu à l’étranger comme certaines rumeurs le laissent entendre?
Peu importe, Koudou Laurent Gbagbo. Où que tu sois, tu m’entendras. Nous nous sommes toujours parlés, dans le silence de tes longues nuits de veille, lorsque, revenu à toi-même, après le départ de tes courtisans aux bouches dégoulinantes de mensonges, tu entrais en ta conscience. Entres-y une dernière fois, Koudou Laurent et écoute-la. Je ne sais si tu en auras encore l’occasion. Kouglizia, l’oiseau des mythes de chez toi dont le chant n’annonce que le malheur est passé au-dessus de ta demeure. L’as-tu vu? Sans doute pas. Tu ne l’avais pas vu non plus quand il est passé au-dessus de ton pays, il y a un peu plus de dix ans, lorsque ton imprudent peuple te confia son destin. Personne, sauf les initiés, n’avait alors reconnu cet oiseau.
Koudou Laurent, fils de Marguerite et de Zézé Koudou Paul. Où que tu sois, tu ne peux échapper à l’exercice qui consiste, en ces jours sombres qui précèdent la chute dans les abîmes de l’histoire, à regarder en arrière, à regarder la trace que l’on laissera sur la terre des hommes. Sombres et funestes, sont ces jours que nous vivons, Koudou, dis-je. Les jeunes gens que tu as endoctrinés pendant les dix ans de ton pouvoir ont pris les armes et chantent à leur tour le chant de la mort. Ils sèment la mort et le chaos autour d’eux, sachant peut-être que la mort sera bientôt leur compagne. Ton pays brûle, Koudou Laurent. Que fais-tu en ces heures apocalyptiques? Es-tu en train de déclamer des vers comme Néron regardant Rome brûler?
Koudou Laurent, que ne t’a-t-on pas dit? Que ne t’a donc pas enseigné l’histoire que tu professas? Te rappelles-tu ce que tu dis un jour de Slobodan Milosevic? Tu lui dis, lorsque lui aussi voulut défier son destin:
«Où croit-il pouvoir aller? Croit-il qu’il aura raison contre le monde entier? Lorsque dans un village tout le monde voit un pagne en blanc et que vous êtes seul à le voir en noir, c’est que vous avez un problème.»
Te souviens-tu de cette phrase que tu prononças à Adzopé (ville du Sud de la Côte d’Ivoire) en 1999? Pensais-tu vraiment pouvoir à ton tour défier le monde entier et avoir raison? Que t’est-il donc arrivé, Laurent? Est-ce le pouvoir qui t’a obscurci l’esprit? Est-ce ton épouse Simone et sa cohorte de pasteurs aux regards de Raspoutine qui t’ont entraîné sur cette voie jonchée de cadavres?
Laurent, ton règne! Quelle tragédie, ton règne! Tu avais pourtant tout pour rendre ton peuple heureux. Tu avais tout pour inscrire ton règne dans la lignée des grands hommes de notre histoire que tu admirais tant. Mais qu’as-tu finalement fait de ton règne, Laurent?
Tu as accédé au trône présidentiel en octobre 2000 après une élection que tu as qualifiée toi-même de calamiteuse. Il y avait de quoi. Tu t’étais retrouvé seul face à Robert Guéï, celui qui avait renversé le successeur d’Houphouët-Boigny (Henri Konan Bédié), après que ce dernier et Alassane Ouattara eurent été éliminés du scrutin de manière scélérate par une Cour constitutionnelle aux ordres de la soldatesque.
Guéï était un galonné naïf qui ne comprenait rien à la politique. Tu lui avais promis, devant le cardinal Agré, que tu le laisserais gagner et te contenterais du poste de Premier ministre. Il te crut, et se déclara vainqueur. Mais tu fis descendre le peuple dans la rue et Guéï que tout le monde exécrait fut renversé.
Tu avais donc ce pouvoir que tu convoitais depuis si longtemps. Tu t’inscrivais dans la droite ligne des grands leaders politiques de chez toi, tu étais celui qui accomplissait le destin contrarié des Dignan Bailly et Kragbé Gnagbé.
Ces deux-là avaient contesté le redoutable Houphouët-Boigny, mais n’avaient pas réussi à conquérir le pouvoir suprême. Tu dis à Daloa, dans ta région tribale, après ta prise du pouvoir, que le vrai chasseur était celui qui ramenait le gibier au village. Tu étais ce vrai chasseur. Tu avais ramené le pouvoir chez toi, en pays Bété.
Tu l’avais eu, ce pouvoir pour lequel tu t’étais battu depuis tant d’années, toi le fils de Zézé Koudou Paul, ancien tirailleur «sénégalais», qui te mit au monde en 1945, à son retour de la Seconde Guerre mondiale.
Le chemin qui te mena au pouvoir fut long. Tu fus enseignant, syndicaliste, opposant clandestin à Houphouët-Boigny qui te mit plusieurs fois en prison. Tu connus l’exil en France en 1982. C’est à cette époque que tu rencontras tes amis socialistes français qui te soutinrent jusqu’à ta prise de pouvoir. Oui, tu avais ramené le pouvoir à ton peuple. Et ton peuple te célébra. On t’appela le Woudy, «le garçon». Le vrai garçon, chez toi, c’est celui qui n’a pas peur, qui est courageux et qui ramène la victoire. Tu avais ramené le gibier à ton peuple.
Et c’est ce qui te perdit. Plutôt que de régner en chef de toute la Côte d’Ivoire, en chef de tous les Ivoiriens, tu te vis surtout en chef de ton clan. Bédié et Ouattara s’étaient fait la guerre. Et cela avait divisé ton pays. Guéï et sa gestion cahoteuse avaient creusé encore plus le fossé. Tout ce que tu avais à faire était de réconcilier ton peuple avec lui-même. Pourquoi ne l’as-tu donc pas fait? Pourquoi as-tu choisi de continuer de faire la guerre aux partisans de Ouattara qui fut pourtant ton allié contre Bédié?
Pourquoi as-tu pourchassé jusqu’à l’extérieur de ton pays les soldats nordistes qui avaient fait le coup d’Etat avec Guéï? Pourquoi as-tu empêché Ouattara d’être candidat à l’élection législative chez lui, à Kong? En le faisant, tu as cassé le pays en deux. Avant ton avènement, il était miné par la corruption. Personne ne pouvait t’accuser d’y avoir une quelconque responsabilité, puisque tu n’avais jamais participé au pouvoir. Pourquoi donc as-tu laissé ton clan s’enrichir de manière aussi éhontée et impudique?
Tu te disais socialiste. Pourquoi as-tu laissé ton peuple croupir ainsi dans la misère pendant que les tiens pillaient toutes les ressources du pays? Tu étais enseignant, et tu prétendais libérer ton peuple de la colonisation, de sa dépendance à l’égard de l’Occident. Pourquoi donc as-tu laissé les jeunes gens de la Fédération des étudiants et scolaires de Côte d’Ivoire (Fesci) saccager l’école?
Pourquoi n’as-tu formé personne pour prendre les rênes de l’économie de ton pays? De quelle indépendance, de quel combat pour la dignité de ton peuple pouvais-tu parler lorsque tu bradais tous les secteurs productifs de ton pays aux multinationales occidentales et aux Libanais? Plutôt que de construire des écoles et des centres de santé, tu as choisi de construire des palais! Laurent, quel gâchis!
Koudou Laurent, pendant huit ans, tu as justifié ton incapacité à développer ton pays par la rébellion. Etait-elle si imprévisible, cette rébellion? Je laisse les historiens en débattre. Mais au nom du danger qu'elle représentait, tu as laissé des crimes épouvantables se commettre. Les escadrons de la mort, les opposants assassinés parce qu’ils voulaient manifester, l’économie pillée, les mœurs dévoyés, la Fesci transformée en monstre sanguinaire.
Les rebelles en faisaient autant, j’en conviens. Mais toi tu représentais le pouvoir légal, Koudou Laurent. Et un pouvoir légal ne peut se comporter comme des hors-la-loi.
A force de violence, de ruse, et de corruption, tu avais réussi à t’arroger tous les pouvoirs dans la portion du pays que tu contrôlais, la partie utile comme tu disais. C’est vrai que c’est dans le sud sur lequel tu régnais qu’il y avait le cacao, la principale richesse de ton pays, et aussi l’aéroport international, les ports et le pétrole.
Avais-tu oublié, Laurent, que le pouvoir absolu corrompt absolument? Tu avais fini par croire que tu étais l’élu de Dieu. Quelle histoire, Laurent, toi l’ancien marxiste, toi l’ancien socialiste, même non-pratiquant comme tu te définissais. Tes laudateurs que tu savais si bien entretenir te comparaient à Lumumba (Premier ministe du Congo en 1960), toi tu te prenais tantôt pour Soundjata, le fondateur de l’empire Manding, tantôt pour Moïse, le sauveur du peuple juif.
Tes griots disaient que tu étais un résistant à la recolonisation de ton pays par les Français. Toi, tu donnais les meilleurs marchés de ton pays aux entreprises françaises et le reste aux Chinois et aux Russes. Tu accusais tes adversaires d’être les candidats de l’étranger pendant que tes amis socialistes venaient faire campagne pour toi. Tu te disais panafricaniste pendant que tu traitais Ouattara d’étranger et traquais les Ivoiriens «douteux». Tu te disais démocrate pendant que tu écrasais les droits les plus élémentaires de tes concitoyens. Quel grand manipulateur tu fus, Laurent!
Elu de Dieu comme tu te proclamais, tu refusas pendant cinq ans de te présenter devant le vote de ton peuple. Tu n’y allas que lorsque tes sondages commandités te firent croire que tu gagnerais. On connaît la suite. Comment as-tu pu oublier que tu fus l’un des pères de la démocratie dans ton pays? Comment as-tu pu oublier que la Constitution de 2000 dont tu fus aussi l’un des pères disait que l’on ne pouvait exercer le pouvoir que pendant dix ans? Tu as voulu t’accrocher au pouvoir, et pour cela tu as choisi de te battre contre le monde entier. Comme Milosevic. Tu connais son destin. Il sera aussi le tien.
Venance Konan
Lire aussi:
Les mystères de l'arrestation de Laurent Gbagbo
Laurent Gbagbo, qu'as-tu fait de ta présidence? par Venance Konan
Gbagbo et le fantôme d'Houphouët, par Tiburce Koffy
l'auteur







et oui, évidemment "Lorsque dans un village tout le monde voit un pagne en blanc et que vous êtes seul à le voir en noir, c’est que vous avez un problème"
quelle est la cause Venance toi qui le connait bien? l'ivresse du pouvoir? la religion? le cocktail?
en attendant les paroles ne suffisent plus...il faut vraiment en finir
En fait, ce courage tant vanté de Gbagbo n'était que la manifestation d'une psychologie suicidaire et perceptible!
Les ivoiriens savent désormais que présider un pays exige d'autres compétences que celui d'un "Woody" qui parle, qui mange, qui se sape, qui est terre à terre et qui aime les femmes comme eux.
En 1990 Gbagbo avait dit, en réponse à une question d'un journaliste sur la définition de la Gauche et de la Droite, que la Gauche désignait l'opposition et la Droite le parti au pouvoir!
Il faut croire que Gbagbo n'a jamais été président dans sa tête, même pas historien!
Gbagbo avait un leadership pour la conquête du pouvoir d'Etat. Mais il n'était pas préparé à son exercice. D'où la contradiction entre ses professions (démocratie, justice, bonne gouvernance) et ses actes (dictature, népotisme, tueries, gabégie et détournements massifs.
Par ailleurs, il se voulait le digne fils de Kragbé. Il a donc expérimenté la politique de son idole Kragbé (le sang parle mieux aux masses). Vous avez dit tueries?
La Côte d’Ivoire en pénurie totale de médicaments.
L’Union européenne a décidé de mettre en place un embargo contre les ports ivoiriens. Tout en sachant que cette mesure allait avoir un impact sur les médicaments commandés de l’UE par l’Etat de Côte d’Ivoire et les structures privées de distribution de médicaments dans les officines privées.La Côte d’Ivoire dépend à 90% de l’UE en termes de médicaments
Déjà , 24 personnes souffrant d’insuffisance rénale sont mortes du fait de rupture de kits nécessaires à l’hémodialyse.
C'est plutôt de cela qu'il s'agit. J'ai beaucoup de peine lorsque je constate qu'un écrivain de ta trempe se dévoie de la sorte.
Je suis affligé par le florilège de contre-vérités assenées sur la crise ivoirienne. Le manque criard d’objectivité et de hauteur dont font preuve la majorité des journalistes et certains internautes est désolant.
La fébrilité sémantique est un signe évident de ce que le mensonge est utilisé comme arme dans cette crise : l’on se croit obligé d’utiliser abondamment les termes « président élu » (par la communauté internationale), « président sortant ». Lorsqu’il s’agit de SARKOZY, parle-t-on de président ou de président élu ? Ce personnage a fait passer ses amitiés et ses intérêts personnels avant l’intérêt du peuple français en initiant une diplomatie basée sur l’injustice.
En 2002, notre pays était attaqué par une rébellion armée qui voulait renverser l’ordre constitutionnel. Les appels de nos autorités sont restés sans suite, des voix se sont même élevées pour imposer « le dialogue ». En 2010, suite au contentieux électoral entre deux candidats, les mêmes voix se sont élevées mais cette fois ci appelant à la guerre contre le président GBAGBO. Il y a manifestement une injustice flagrante.
Quand on lit les dépêches et autres articles l’on est frappé par « les oublis » de leurs auteurs : d’où viennent les forces pro OUATTARA ? Du néant ? Pourquoi le camp rebelle a-t-il refusé le comité d’évaluation proposé par le président GBAGBO ? Que cache la précipitation avec laquelle SARKOZY (je refuse de parler de la France de laquelle j’ai une certaine idée avec les agissements de ce personnage) et OBAMA ont reconnu OUATTARA comme président ?
Le président GBAGBO a-t-il raison comme GALILEE, sans doute ! A-t –il tort de maintenir LA VERITE face aux puissants de ce monde, sans doute également. Heureusement qu’il y a des antécédents dans ce monde (KARZAI réélu avec des fraudes massives malgré la présence de l’ONU et celle de Faure Gnassingbé en dépit de la présence des observateurs de l’UE).
Aujourd’hui je lis les (fausses) inquiétudes de SARKOZY et de l’ONU sur la situation en Côte d’Ivoire, la seule réaction qui me vient à l’esprit est la suivante : Que croyaient-ils ? A quoi s’attendaient-ils en équipant, en transportant et en informant les rebelles. Un rebelle est un rebelle et il fait ce qu’il sait faire voler, violer et tuer. Nous vivons dans la terreur et dans la peur, chaque jour dans l’espoir que les rebelles nous épargnent. Chaque jour, un ami ou un parent est quelque part victime de leurs nombreux abus. Jusqu’à quand allons-nous vivre dans cette situation. ?
La situation à l’Ouest du pays est préoccupante et comble de mauvaise foi les rebelles n’ont même pas l’honnêteté d’assumer leurs actes, aidés en cela par leur complice l’ONUCI qui tente d’atténuer leur responsabilité en attribuant une partie des massacres au camp présidentiel. OUATTARA lui est encore plus méprisant pour la mémoire de ces innocents tués par ses troupes en parlant d’allégations sans fondements. Nous savons tous en Côte d’Ivoire que les Guérés sont connus pour être des pro-GBAGBO, quel intérêt aurait-il à massacrer son propre électorat ? Il n’a ni l’intérêt ni le profil pour ordonner de telles exactions.
OUATTARA pourra-t-il changer sa posture de chef rebelle ? (qu’il n’a même pas eu les « corones » d’assumer, préférant laisser la responsabilité à SORO). Une chose est sure, l’aube de son règne est rouge comme le sang des ivoiriens qu’il n’a de cesse de faire couler depuis 2002.
En dépit de cette brutalité singulière, il faut que le monde entier sache que le peuple ivoirien ne vivra pas éternellement dans la peur, que les rebelles le sachent eux et leur chef OUATTARA : Ils ont peut-êtregagné une bataille mais pas la guerre ! (ce qui n’est pas évident en dépit de la coalition et des moyens à leur disposition, ils brillent par leur incompétence et leur nullité).
Monsieur LL,
Vous trouvez normal que LG perde les élections sur le terrain et veuille s'imposer par des textes au détriment de la volonté du peuple souverain?
Si votre réponse est ou alors je crois qu'on doit vous faire un lavage de cerveau.
Le pays a passée 10 années de galère et une fois que 80% des votants font le déplacement pour aller dire stop à la guerre, vous bafouez leur dignité et niez leur appartenance à un pays qu'ils nourrissent en annulant leur vote. Le vivrier produit en CI vient principalement de cette zone.
Ayez pitié des ivoiriens et épargnez nous une prochaine guerre. Nous avons souffert depuis 1999 et il est temps que cela prenne fin. LG est parti et c'est le tour de Ado. Alors attendons dans 5 ou 10 ans une nouvelle personne avec des idées nouvelles de développement et construction et non de guerre. La guerre est finit et des LG on en veut plus de grâce !!!
On a faim et on meurt de paludisme pendant qu'il achète des armes.
AIE PITIE DES NOUS LL OU LG !!!!
Je voudrais rappeler à tous mes frères qui ont fait des commentaires sur cet article que nous devons arreter de vouloir falsifier l'histoire et ce message va à l'endroitn des defenseurs de Mr Gbagbo laurent car j'esztime qu'il n'est plus digne de proter le nom de president (cela n'engage que moi). Mais de grace, ne le comparez pas à SEM Salvador Allende. Pour votre gouverne, Ce derneir avait une lutte noble et réelle. Il voulait mettre à la disposition de son peuple, les ressourecs de son pays. Par contre Mr Gbagbo, pendant qu'il accusait la France de colonialisme par la bouche de ses affidés, signait des ou renouvellait des contrats juteux avec ces même français sur le petrole et le gaz, le telephone, l'electricité, le port, le 3° pont d'abidjan, l'eau, et de façon opaque (la preuve, nul ne connait la production exacte de la CI enn petrole brut). DE GRACE, ne le comparez pas à ALLENDE pour la memoire de cet grand homme.
Meilleures salutations fraternelles à vous
Ce message ou cette oraison funèbre est un chef d'oeuvre. En fait l'auteur est un grand intellectuel qui sait lire et écrire le futur des faits et des évènements. Je suis tout à fait en phase avec lui. Aujourd'hui encore je me pose des questions:
-Gbagbo ne serait il pas l'acteur principal de l'oeuvre de MACHIAVEL ,"Le PRINCE"?
-Gbagbo n'était il pas possédé par un esprit démoniaque?
-Comment comprendre son entêtement, lui qui se prévalait du titre ronflant de démocrate?
-Comment justifier son refus devant toutes les interventions des organisations sous-régionales, régionales et internationales?
En réalité Gbagbo est un un farceur politique qui voulait tromper tout le monde.
Gbagbo a bénéficié du contexte favorable du "vent d'Est" des années 90 pour embrigader des jeunes gens en se faisant passer pour un "SAINT POLITIQUE". Il a mis en application son cours d'histoire de la période de la "GUERRE FROIDE" période pendant laquelle les communistes ont utilisé des stratégies dictatoriales pour s'imposer dans les démocraties populaires: formation de milices populaires (FESCI), propagandes outrancières bien orchestrées dans tous les services étatiques ( engagement de fonctionnaires fictifs sur des bases ethniques , qui sont payés par l'Etat à ne rien faire que la propagande et à semer la terreur, la nuit, dans les quartiers réputés hostiles à ce régime nazi.).Le président OUATTARA est un grand HOMME, car à sa place Gbagbo aurait exterminé tous les BAOULE et les MALINKES du centre et du nord de la Côte D'Ivoire. Confère l'article 125 de Blé Goudé l'idéologue et l'homme de main.