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Libye: la rébellion réfute les accusations d'exactions


Un rebelle libyen aux commandes d'une batterie antiaérienne, le 12 juillet 2011 près de Goualich AFP Marco Longari

Le numéro deux de la rébellion libyenne, Mahmoud Jibril, a réfuté mercredi des accusations d'exactions commises dans l'ouest du pays, portées contre elle par l'ONG Human Rights Watch (HRW).

M. Jibril a admis que "quelques incidents" s'étaient produits durant les deux premières semaines de l'insurrection, lancée à la mi-février contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi.

Mais "ce n'est plus le cas dans les zones libérées", a affirmé le "ministre" des Affaires étrangères du CNT à des journalistes qui l'interrogeaient sur les accusations de HRW, alors qu'il venait de se réunir avec les chefs de la diplomatie des trois pays du Benelux (Belgique, Luxembourg, Pays-Bas).

Les pays du Benelux, comme nombre de pays de l'Otan et de l'Union européenne avant eux, ont annoncé la reconnaissance du CNT comme "représentant légitime du peuple libyen pendant la période de transition".

HRW a accusé les rebelles libyens de s'être rendus responsables d'incendies, de pillages et de mauvais traitements sur des civils lors de leur offensive sur Tripoli à partir du Djebel Nafoussa (ouest). Le 27 juin, l'ONG américaine avait déjà fait état de ce genre d'abus perpétrés selon elle par les rebelles.

La délégation du CNT avait juste avant été pour la première fois reçue au siège de l'Otan par le Conseil de l'Atlantique nord, regroupant les 28 ambassadeurs des pays alliés, et par le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen.