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UHURU KENYATTA, KARIM WADE : Ou le miel amer du pouvoir

La vie de fils de président ou d'ex-président de la république a toujours suscité excitations et fantasmes à travers le monde. Et plus encore en Afrique, avec cette propension à mêler parfois affaires publiques et familiales. Les exemples d' Uhuru Kenyatta et de Karim Wade en sont des cas concrets.

Ils sont tous les deux fils d'anciens Présidents de la république. Le premier, Uhuru Kenyatta, est le fils de Jomo Kenyatta, le père de l'indépendance kenyane.

Un Homme présenté dans les manuels d'histoire africains comme un exemple de courage et de simplicité. Mais aussi et surtout un leader engagé et déterminé pour la défense de la cause de son pays, face au colonisateur.

Elu récemment président de la république kenyane, Uhuru Kenyatta a donc de quoi être heureux. L'histoire lui ouvre enfin les portes de la consécration. Lui qui rêvait depuis longtemps de diriger le pays de ses pères.

Du Sopi au tribunal

Karim Wade lui n'a pas eu la même chance que le premier cité. Puisqu'il doit désormais répondre devant la justice sénégalaise, par rapport à des soupçons d'enrichissement illicite. Sans oublier les faits relatifs à sa gestion alors qu'il était ministre d'Etat sous la présidence de son pater.

Certes d'aucuns crient à l'acharnement voire au règlement de compte politique. Mais toujours est-il que pour Karim Wade, la défaite de son père face à Macky Sall en 2012, a un goût particulièrement amer.

Personne n'est dupe, si le PDS avait gagné la dernière présidentielle sénégalaise, il est évident que le rapport de force aurait été différent. Et sans doute que le sujet risquait de ne pas être évoqué avec autant de force, dans un camp, comme dans l'autre.

Vie privée, Vie publique, Affaires d'Etat

Quoi qu'il en soit, l'accession du fils Kenyatta à la magistrature suprême ou les déboires judiciaires de Wade fils posent encore une fois la question du rapport entre la famille et la vie publique. Sur le continent africain, cette problématique a toujours été d'actualité.

Certains chefs d'Etat (africains) sont ainsi parvenus à éloigner leurs proches des sphères du pouvoir. Pour disent-ils, éviter les conflits d'intérêts et les accusations multiformes.

Houphouët Boigny, l'ivoirien, affirmait par exemple à tort ou à raison, avoir fait de la politique pour trois générations des siens.

D'autres Présidents par contre ont une autre vision de la situation. En effet, ils estiment que le fait d'appartenir à leur entourage familial ne donne pas moins de droits à leurs proches qu'aux autres citoyens du même pays.

Une manière implicite de donner le feu vert aux frères, cousins, neveux, belles-mères, tantes... Pour mener des activités à caractère politique. Avec le risque que ces derniers n'en abusent...

Juvénal SOME

Lefaso.net

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