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Denrées de première nécessite : Les prix sont inaccessibles à la bourse des maliens moyens

Plus la crise perdure, plus la cherté des prix des denrées de première nécessité fatigue les populations à faible et moyen revenus. Autant les prix du sucre, de l'huile, du lait et du  riz prennent l'ascenseur, ceux du bois de chauffe, du charbon de bois, du gaz butane, du pétrole et autres carburants n'ont pas  enregistré de baisse en faveur de la crise mais plutôt des hausses exponentielles selon la guise des seuls commerçants comme si l'Etat n'a pas le devoir de ramener les prix à la hauteur des bourses des populations. C'est cela que les subventions trouvent tout leur sens et leur justification.

Le panier de la ménagère souffre énormément de la double crise sécuritaire et institutionnelles  suite à une augmentation exponentielle tant  de façon disparate en que chaque commerçant fixe les prix de ces produits selon son intérêt comme l'Etat régulateur attitré des prix conformément aux bourses des populations avait cessé d'exister. De nos jours, la cherté de la vie rime avec la rareté, voire le  manque de revenus suffisants. L'arrêt brusque des activités ordinaires des populations suite à la rébellion du Nord et le coup d'Etat du 22 mars a lourdement pesé sur les populations déjà éprouvées  par la récurrence du chômage, la gestion clanique des affaires publiques, la mauvaise gouvernance. Toutes choses qui, jointes à la flambée de prix, ont fortement joué sur la crise  du pays. Par ailleurs, de mauvaises pratiques et comportements se sont ancrés depuis des années dans les habitudes de beaucoup de citoyens. Par exemple, il suffit que le prix d'un produit ou d'une denrée augmente à la faveur d'un événement pour que ce prix reste désormais inchangé sur le marché, même si la cause qui a provoqué cette augmentation a trouvé solution. Bref, bien de nos commerçants profitent du moindre prétexte pour renchérir ces prix qui, dès lors,  ne reviennent aux prix initial.

Lors de la CAN 2002, le prix la bouteille de coca de 175 FCFA, avait été augmenté à 200 FCFA. Actuellement, ce prix est de  300 FCFA : c'est dire qu'en une décennie, on est allé du simple au double. Par ailleurs, à l'occasion de chaque mois de carême, les prix des produits de première nécessité prennent l'ascenseur, en dépit du maintien du prix initial à cause des subventions consenties par l'Etat concernant les produits essentiels dont le lait, le sucre, la viande et le riz, entre autres.  Mais depuis le mois de carême, le kilo de viande coûte toujours 2000 FCFA parce que le prix du b½uf avait augmenté à cause de la crise. Dès lors, le prix du kilo de viande n'est plus ramené à 1800 FCFA comme par le passé. C'est incroyable de nos jours de constater qu'il n'y a plus de charbon de bois pour 50 FCFA, sauf pour 100 FCFA. Et même là encore, pour combien de temps ?  Le petit morceau de glace, qui se vendait à 50 FCFA, est actuellement cédé à 150 FCFA. Ne parlons pas de l'huile, du sucre et du lait : le prix de toutes ces denrées a si galopé qu'il n'est plus accessible à la bourse du malien moyen. Avec 200 FCFA, on ne peut plus faire du thé. L'½uf frais coûte 100  FCFA, ou 75 FCFA au meilleur prix, à certains endroits.

Il est donc grand temps que les hautes autorités jettent un regard rationnel sur ces prix fin de mieux les adapter à la bourse des citoyens qui n'ont pas encore fini de subir les méfaits de la crise.

Abdoulaye Faman Coulibaly

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