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Centrafrique: combats entre des rebelles et l'armée dans l'est

Des combats se déroulaient vendredi entre la coalition rebelle Séléka et l'armée centrafricaine dans l'importante ville de Bossangoa, dans l'est de la Centrafrique (250 km de Bangui), a affirmé à l'AFP une source militaire centrafricaine.

Selon cette source, qui a requis l'anonymat, "une attaque de la rébellion contre la ville de Bossangoa est en cours, il est difficile de savoir ce qui se passe exactement parce que les liaisons téléphoniques viennent d'être coupées".

Joint par l'AFP, le porte-parole du Séléka, Eric Massi, a affirmé en début de matinée que la rébellion avait "pris Bossangoa".

"Il y a eu très peu de combats puisque les Forces armées centrafricaines (Faca) étaient déjà parties. La prise de la ville n'a pris que 15 minutes, et nous sommes actuellement en train de la sécuriser", a déclaré le porte parole.

Un habitant de Bangui qui avait joint un proche à Bossangoa en matinée a lui aussi fait état de combats.

Il s'agit de la première attaque de la coalition depuis son annonce de reprise des hostilités mercredi en raison du non-respect des accords de paix de Libreville, selon la rébellion.

Dimanche, la rébellion avait donné 72 heures au pouvoir pour respecter les accords. Depuis ce jour, elle retient à Sibut (160 km au nord de Bangui), cinq ministres issus de la rébellion et membres du gouvernement d'union nationale formé après les accords de Libreville. Parmi les ministres retenus,le vice-Premier ministre Michel Djotodia, jusqu'ici chef officiel de la rébellion, et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane.

Parmi les points d'achoppement figurent la libération de prisonniers politiques, la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée.

Mercredi soir, le président Bozizé a signé deux décrets portant sur les revendications du Séléka, et a notamment fait libérer "tous les prisonniers politiques et de guerre mentionnés dans les accords de Libreville"

Toutefois, le colonel Djouma Narkoyo, importante figure de la rébellion, avait estimé insuffisant le geste du président: "Il (Bozizé) a fait semblant de signer des décrets mais il n'a pas parlé du recrutement de nos éléments dans l'armée centrafricaine (...) ni du départ des troupes centrafricaines et ougandaises".

AFP

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