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FARES ATTYE, PRESIDENT DU PARTI DE L’ESPOIR ET DU PROGRES (PEP) «Partager le gâteau du pouvoir entre Benno va conduire à des chocs»

Le Président du Parti de l'espoir et du progrès (PEP) Farès Attyé, en conférence de presse, hier, a décliné son ambition d'aller aux locales de 2014 pour juger et jauger son parti, même s'il pose comme conditions d'alliance d'avoir comme allié «des partis au nom propre». Jugeant le bilan de Macky Sall, il a trouvé prématuré de le critiquer, tout en notant que la coalition qui l'accompagne ne devrait avoir comme objectif unique le partage, puisque cela à court terme, engendrera des chocs.


Pour les locales 2014, le Président du Pep, parti présent sur l'échiquier politique depuis plus de 15 ans, a noté que leur engagement se fera seul ou dans une alliance des «mains propres». « Nous ne serons assujettis à personne, ce sera l'occasion pour notre parti de se mesurer. Si on n'a que deux vois, on acceptera. J'estime que tout parti qui dit en être un et non un parti cabine téléphonique doit aller aux élections et se jauger», dira-t-il. Embrayant sur la première année du Président de la République à la tête du pays, Farès Attyé de révéler : «on a de l'espoir sur sa vision et sur son espoir, dire qu'après an de travail, ce n'est pas encore cela, alors le Président, on doit l'appeler «Magique Sall» et non Macky Sall, c'est très peu, laissons-le travailler». «On ne doit avoir que de l'espérance, c'est lui qui a été élu, on lui a donné un mandat de cinq ans, qu'on le laisse travailler, parce cette coalition qui veut faire un partage de postes, cela ne peut pas aller à court terme, il va y avoir des chocs, c'est automatique, c'est pour cela qu'au niveau du Pep, on a demandé qu'on donne une majorité à l'Apr, parce que le chef de l'état est de ce parti», précisera-t-il.
Déclinant sa position pour le développement économique du pays, le Président du Pep a estimé que «ce n'est pas en prenant 5000 ou encore 10.000 jeunes dans la fonction publique, que l'on réglera le problème du chômage. L'agriculture bien pensée et bien faite est la solution et sera aussi un effort à l'autosuffisance alimentaire et en plus, elle va retenir nos populations dans les territoires et les développer». L'électricité et son instabilité ont été aussi étudiées par M. Farrés qui s'est dit stupéfait qu'au bout de 60 ans, l'on ait encore des problèmes de coupures d'électricité dans notre pays. «Le problème fondamental en urgence est que dans tous les projets immobiliers pour des logements sociaux, que l'état n'accorde aucune autorisation de construire, s'il n'y a pas, pour chaque maison, une plaque solaire qui va donner de l'électricité, ce qui va donner une charge inferieure sur notre société nationale de production d'électricité», préconisera-t-il.
M. Farrés a, concernant son parti, noté le souhait d'en faire un parti propre, une force de propositions et de changement. «Nous comptons mener une vision du monde beaucoup plus pragmatique et moins rêveuse basée sur l'espérance», a-t-il notamment expliqué.
Mamadou DIOUF
REWMI QUOTIDIEN

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