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Fortement engagé dans la traque des djihadistes : Le colonel-major Aladji Gamou retiré du théâtre des opérations

Le plus haut gradé touareg de l’armée malienne, connu pour sa loyauté et son patriotisme, a été rappelé de la ville de Gao où il servait aux côtés du chef du commandement opérationnel, le colonel-major Jean Didier Dacko. Aladji Gamou, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est considéré comme le plus vieux colonel-major de l’armée malienne encore en activité. Il a été aperçu, ces derniers temps, fusil à la main lors des violents accrochages survenus dans la ville de Gao. S’agit-il d’un retour définitif ou seulement d’une consultation avec les hauts responsables militaires du pays ? On ne dispose d’aucune précision à ce sujet.

El Gamou

Toutefois, on se rappelle que lors de la chute de la ville de Kidal en mars 2012 Aladji Gamou était le chef des opérations militaires au nord du Mali. Lui et sa troupe forte de 500 éléments s’étaient repliés à la frontière nigérienne. Ils ne sont rentrés au Mali qu’à la faveur de l’opération Serval, à partir de la ville de Gao, en compagnie des troupes nigériennes et tchadiennes. Les éléments du colonel n’ont pas tardé à se manifester brillamment sur le terrain, parce qu’ils parviendront à chasser le MNLA des villes d’Ansongo et de Ménaka après la fuite des islamistes. Et d’arrêter quatre responsables de ce mouvement dont le fameux ministre de la santé de la fantomatique république de l’Azawad, actuellement écroué à la prison centrale de Bamako, en même temps que 58 autres djihadistes-terroristes dont 50 Maliens et 8 étrangers (Algériens, Mauritaniens, Nigérians, Nigériens).

L’on apprend qu’en même temps que Gamou a été ramené à Bamako, ses fidèles et courageux combattants ont été repartis entre  différentes unités de l’armée malienne.Certains sont déployés à Kidal précisément dans l’Adrar des Ifoghas où ils servent d’éclaireurs et d’éléments d’appui aux soldats français et tchadiens.

Avec ce retour à Bamako, il n’est pas exclu que le colonel-major Aladji Gamou soit appelé à d’autres niveaux de responsabilité pour faire bénéficier l’armée malienne de son immense expérience.Notons qu’Aladji Gamou est colonel-major depuis septembre 2010.  Il était chef d’état-major particulier adjoint de l’ancien président de la République,  Amadou Toumani Touré.  Lors du soulèvement de 2006, qui conduira à l’Accord très controversé d’Alger du 5 juillet de la même année, il avait infligé à la tête des troupes maliennes, de lourdes pertes aux bandits armés.

Après la chute de Kadhafi, celui-ci l’avait chargé de négocier le désarmement des combattants touaregs de retour au bercail et leur intégration dans les forces armées maliennes.

Il ne réussira cette mission cette mission qu’à moitié, n’ayant pu empêcher le déclenchement des hostilités qui conduira à la chute des principales villes du nord entre janvier et début avril 2012.

Abdoulaye DIARRA

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