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Attentat à Tombouctou, une dizaine d’islamistes tués

Un convoi de soldats français au Mali, le 4 février (photo d’illustration). © Pascal Guyot / AFP

BAMAKO (Reuters) – Un attentat suicide à la voiture piégée a coûté la vie à un soldat malien et la riposte a fait une dizaine de morts parmi les activistes islamistes dans la nuit, à l’aéroport de Tombouctou, ont annoncé jeudi des porte-parole des armées française et malienne.

 

Il s’agit du premier attentat suicide commis dans cette ville du nord du Mali depuis que les troupes françaises en ont chassé la guérilla islamiste, il y a près de deux mois.

 

« Il s’est produit à un point de contrôle de l’armée malienne, juste avant le point de contrôle français (…) Nous quadrillons pour vérifier s’il y a d’autres assaillants dans le secteur », a déclaré le capitaine Samba Coulibaly, porte-parole des forces maliennes à Tombouctou.

 

Selon le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major français à Paris, les troupes locales et le contingent français ont déjoué dans la nuit une tentative d’infiltration dans l’enceinte de l’aéroport qui a commencé par l’explosion d’un véhicule suicide malien.

 

Au total, « une dizaine de terroristes ont été neutralisés dans cette attaque qui n’a pas fait de victime côté français », a-t-il précisé.

 

« Un escadron francais stationné à Tombouctou est intervenu en appui des Maliens. Une patrouille de chasse a été mise en place qui a apporté un appui au profit des Maliens », a-t-il ajouté, précisant que les derniers accrochages avaient eu lieu peu avant 07h00 locales.

 

TRENTE ASSAILLANTS

 

Un responsable militaire français au Mali avait déclaré peu auparavant sous le couvert de l’anonymat que des forces aériennes et terrestres françaises étaient intervenues en renfort dans la nuit pour repousser l’attaque.

 

« Ils étaient environ 30 assaillants (…) Cela a pris un moment mais le résultat est positif », a déclaré ce responsable.

Un habitant de Tombouctou a dit avoir entendu deux frappes aériennes pendant la nuit ainsi que des tirs au petit matin.

 

La France s’est engagée le 11 janvier aux côtés des forces maliennes pour repousser les islamistes qui occupaient le nord du Mali et menaçaient la capitale, Bamako.

 

Le président François Hollande a déclaré mercredi que la quasi-totalité du territoire malien serait libéré d’ici « quelques jours » des groupes islamistes qui mettent en danger l’intégrité de son territoire.

 

Mais l’attentat de Tombouctou pourrait forcer Paris à revoir son calendrier.

 

David Lewis, Jean-Philippe Lefief, Patrick Vignal et Hélène Duvigneau pour le service français

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