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manifestation de soutien à Bachar al Assad, Tunis, février 2012 / Reuters
manifestation de soutien à Bachar al Assad, Tunis, février 2012 / Reuters

La Tunisie et la tentation d'un soutien à Bachar

Certains ayant combattu la dictature de Ben Ali, s'érigent en défenseurs du régime baasiste.

La crise syrienne bat son plein, les morts se comptent désormais par dizaines de milliers. Le nombre de réfugiés a atteint le premier million avec l'arrivée de Bushra au Liban, déclarée symboliquement par le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) comme la millionième réfugiée syrienne.

Dans ce pays voisin, conscients de la réalité politique en Syrie, les Libanais ont déjà choisi leur camp en fonction de leur appartenance politique locale. Les deux grandes tendances au Liban sont d’un côté le 8 mars, un groupe qui réunit le Hezbollah chiite et ses alliés chrétiens comme le CPL (Courant patriotique libre) de Michel Aoun ou les Marada de Suleiman Frangieh. Ce dernier n'a jamais nié les relations privilégiées qu'il entretient avec le régime baasiste, allant même jusqu'à considérer Bachar al Assad comme un ami personnel proche.

De l'autre côté, les anti-régime, le clan du 14 mars, qui regroupe principalement le Courant du Futur de Saad Hariri et les Forces libanaises de Samir Geagea. Abstraction faite des complexités inhérentes aux deux clans, les positions au Liban sont tributaires des appartenances politiques des Libanais à l'un ou l'autre des clans et paraissent claires et nettes depuis des années et ne renfermant ainsi aucune surprise à l’observateur. Chacun des clans continuant à soutenir son camp au déclenchement de la crise syrienne.

En Tunisie, en revanche, tel n'est pas le cas. Et l'évidence semble céder la place à l'absurdité aux yeux de certains syriens anti-régime. Car, ces mêmes Tunisiens qui ont combattu des années durant la dictature Ben Ali, s'érigent en fervents défenseurs du régime baasiste. La Syrie est bien loin de ce petit pays, paisible jadis, où l'économie reposait sur le tourisme, avant le soulèvement de janvier 2011 et qui a vu apparaître les islamistes d’Ennahda à la tête de l’Etat à la suite à d'élections fortement contestées.

Asma Abdelkarim

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Asma Abdelkarim

Asma Abdelkarim est journaliste, spécialiste du Moyen-Orient. Diplômée de l'université Saint-Joseph de Beyrouth, au Liban, elle vit désormais à paris où elle prépare une thèse sur les médias dans la région MENA.

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