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Le Soudan et le Soudan du Sud se retirent de la frontière contestée

Le Soudan et le Soudan du Sud ont retiré leurs troupes de leur frontière contestée, première étape vers la création d'une zone frontalière démilitarisée, a annoncé l'Union africaine (UA) mercredi.

"Les deux parties ont satisfait à leurs obligations concernant le retrait de leur côté (respectif) de la frontière", a affirmé l'UA sur son site Internet suite à la rencontre des ministres de la Défense des deux pays dans la capitale éthiopienne, après des mois d'affrontements intermittents.

L'annonce intervient alors que les premiers observateurs de l'ONU se préparent à surveiller la zone-tampon entre les deux pays.

Ces manoeuvres visent à juguler l'aide aux rebelles à travers la frontière, mais des analystes ont estimé que pour les deux pays, établir cette zone le long de leur frontière, non délimitée, allait constituer un véritable défi.

Lors d'entretiens dans la capitale éthiopienne au début du mois, le Soudan et le Soudan du Sud, opposés par des heurts intermittents depuis des mois, se sont mis d'accord sur un agenda détaillé pour mettre en oeuvre des mesures visant à apaiser les tensions, comme une zone tampon et des accords économiques cruciaux.

Ces mesures décidées en septembre n'avaient jamais été concrétisées depuis, Khartoum exigeant que Juba s'engage à ne plus soutenir les rebelles du mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N). Les deux pays ont à maintes reprises signé des accords sans les appliquer.

Les Nations unies et l'Union africaine poussent le SPLM-N et Khartoum à négocier une issue à leurs différends.

"Nous sommes prêts à les rencontrer", a indiqué M. Hussein dans la première déclaration en ce sens d'un ministre soudanais.

Mais il a ajouté que d'éventuelles négociations doivent se dérouler dans le cadre de l'accord de paix global qui a mis fin à la guerre civile au Soudan, et qui prévoit entre autres un référendum dans les provinces soudanaises du Kordofan et du Nil Bleu.

Le SPLM-N, qui avait combattu du côté des Sudistes lors de la guerre civile qui a abouti à la partition et l'indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011, a répété qu'il était prêt à négocier directement avec Khartoum.

AFP

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