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Le PDG de l’Etablissement de la radio tunisienne un vilain serviteur de R.Ghannouchi

Les journalistes et techniciens de la radio régionale de Monastir dénoncent dans une pétition, signée hier, ce qui est survenu le dimanche 17 mars courant au sein de l'entreprise et relatif à l'ingérence du président directeur général de l’Etablissement de la radio tunisienne dans le but de diffuser à la hâte une interview en directe avec Rached Ghannouchi ,président du mouvement islamiste Ennahdha au pouvoir , invité sur les ondes de la radio pirate illégale Mahdia.FM .
Une journaliste de radio Monastir, s'est déplacée, suite à une instruction du directeur général de la radio tunisienne pour assurer une transmission en duplex de l'interview du président du « parti du mouvement Nahdha », prévue préalablement, dans l'après midi du dimanche à 13h, sur les ondes de « Mahdia.FM ». Néanmoins, la consoeur n'a pu effectuer son travail pour des raisons purement techniques et a dû retourner sur les lieux de son travail, après consultation du directeur de la radio, selon les déclarations de ce dernier fournies à l'Observatoire du Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse.

Les employés de la radio contestent ce comportement qu'ils considèrent comme « une ingérence flagrante dans la ligne éditoriale de la radio publique de Monastir».

Le directeur général de l'Entreprise, Mohamed Meddeb, nie avoir donné des instructions en vue de diffuser l'interview en question, soulignant qu'il ne s'agit que «d'un mal entendu » puisque, selon lui, et pour plaire à Ghannouchi , il n'a fait qu'informer les responsables de radio Monastir que la présence de R.Ghanouchi dans la ville, pouvait être exploitée médiatiquement, sans pour autant délimiter la manière de traiter le sujet.

Mohamed Walid Jamoussi, directeur de radio Monastir, considère que l'affaire n'est pas de l'ampleur que certains voudraient lui donner et qu'on a pu pallier à l'incident rapidement , puisque, précise-t-il, l'interview n'a pas été diffusée et la liaison n'a pas été faite, pour ce qui concerne l'émission, sans toutefois, démentir l'«insistance » du président directeur général, pour la diffusion de l'interview en question, insistant sur son attachement à l'indépendance de l'entreprise et de son professionnalisme avant de préciser qu'il ne permettra aucun dépassement du genre.

Mr Khalifa Zidi, secrétaire général du syndicat de base de radio Monastir, considère, dans un entretien avec l'Observatoire du Centre, que l'attitude du directeur général est une ingérence inadmissible dans la ligne éditoriale de l'entreprise. Il exprime, également, son étonnement, devant l'obéissance de la direction de radio Monastir quant à ce qui s'est passé qui, selon lui, n'a même pas coordonner avec avec les responsables des directions de la programmation, de l'information et de la technique.

Un journaliste de radio Monastir et membre du Bureau exécutif du Syndicat national des journalistes tunisiens, s'étonne, pour sa part, de la demande d'une autre chaîne pour une liaison imprévue et directe avec une autre radio, précisant que cette demande a perturbé le travail de la radio.Le même journaliste fait porter la responsabilité de l'incident et du trouble qui en a suivi à l'auteur de cette requête.

L'Observatoire de Tunis pour la Liberté de la Presse dénonce les pratiques du président directeur général de la radio tunisienne qui illustrent un retour à la politique des ordres et qui constitue une tentative d'orienter la ligne éditorial de radio Monastir. Le Centre salue, par ailleurs, la vigilance de l'effectif de radio Monastir ainsi que le courage dont ils ont fait preuve pour défendre l'indépendance d'une entreprise publique.

Selon Communiqué

Tunisie Focus

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