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Premier ministère : Les acteurs du monde universitaire reçus en audience

Conseils scientifiques, personnel administratif, technique, ouvriers et de soutien (ATOS), et les syndicats d'enseignants, tous ont été reçus en audience par le Premier ministre Luc Adolphe Tiao le 18 mars 2013. Ces rencontres s'inscrivent dans le cadre des activités de visite des universités de Ouagadougou et de Ouaga II.

Les audiences avec les différentes composantes du monde universitaire ont été perçues comme étant les cadres appropriés d'indentification à la fois des problèmes que connaissent nos deux universités publiques de la capitale, que des pistes de solutions.

Mais parce que, dit-on à la Primature, « le climat n'est pas favorable au dialogue », les syndicats d'étudiants n'ont pas été reçus, comme prévu. Avant cette série d'audiences, les étudiants avaient manifesté de façon quelque peu violente leur indignation face aux promesses non tenues tandis que leurs conditions de vie et d'études ne font que se dégrader.

Tout compte fait, les problèmes, ne serait-ce que les plus saillants, auront été posés et discutés par les autres acteurs reçus par le Premier ministre Luc Adolphe Tiao.

Les préoccupations des conseils scientifiques

Le Conseil scientifique est une structure à caractère académique qui propose, au Conseil de la formation et de la vie universitaire, des mesures de promotion des enseignants, des approches pédagogiques adaptées, des politiques de recherche, de documentation scientifique et technique ainsi que la répartition et la gestion des moyens de recherche.

Par la voix du Professeur Filiga Michel Sawadogo, les conseils scientifiques des universités de Ouagadougou et de Ouaga II ont soulevé un ensemble de problèmes dont celui des infrastructures où il y a la nécessité de faire une planification en termes de construction de locaux.

L'amélioration des conditions de vie et de travail du corps enseignant à travers notamment l'augmentation des salaires et indemnités, et la nécessité de travailler rapidement au remplacement de ce corps à forte tendance vieillissante, ont également fait l'objet d'échanges avec le Chef du gouvernement.

Aussi le souhait a-t-il été émis de voir les conditions des étudiants s'améliorer pour que de façon générale, l'efficacité interne et externe soit assurée au sein de nos universités.

En réponse, le Premier ministre a promis, avec les membres du gouvernement qui l'accompagnaient, d'examiner avec attention les préoccupations ainsi soulevées. Déjà, confie-t-on, « nous sentons qu'il est bien décidé et que certainement les perspectives sont bonnes ».

Relativement à la question du blanchiment technique des cursus universitaires, le Pr Sawadogo dit y voir une solution de réalisme, au regard notamment du chevauchement entre différentes promotions.

Personnel ATOS : la plateforme revendicative de 2011 sur la table

Elaborée en mars 2011, la plateforme revendicative du Syndicat national autonome des agents administratifs, techniques, ouvriers et de soutien (SYNATOSUB) peine à trouver satisfaction. Et l'occasion offerte par l'audience avec le Premier ministre a été saisie pour en discuter davantage.

Au centre de cette plateforme, se trouve la question de l'indemnité spécifique au profit du personnel « ATOS » des universités de Ouagadougou et de Ouaga II. Et l'explication en est que « nous travaillons dans un contexte assez particulier avec un personnel qui bénéficie d'un statut particulier », selon Aristide Zoungrana, Secrétaire général du SYNATOSUB.

La question des infrastructures a également été abordée par le SYNATOSUB qui relève leur vétusté pour la plupart, et la faiblesse de leurs capacités d'accueil d'étudiants en croissance numérique plus importante.

« J'avoue que la réaction du Premier ministre a été des plus inattendues, parce que nous avions pensé à une polémique comme d'habitude », a confié Aristide Zoungrana.

Le SYNADEC dit noter la bonne intention du gouvernement

Pour Pr Magloire Somé, il faut qu'on règle la question des infrastructures, tout comme que la question cruciale du manque d'enseignants. Le gouvernement s'est engagé à essayer d'apporter des solutions durables à ce niveau en planifiant la réalisation de tout cela. « Pour nous, c'est une bonne intention ; maintenant, nous attendons que le gouvernement pose des actions concrètes afin de rassurer l'ensemble des composantes de l'université ».

Se prononçant sur la manifestation des étudiants à l'arrivée du Premier ministre à l'université de Ouagadougou, Magloire Somé dit y voir l'expression d'une insatisfaction, d'un mécontentement. Pour lui en effet, les étudiants pensent que jusque-là, on ne s'est pas suffisamment intéressé à la résolution des problèmes de l'université, encore moins des problèmes qui leur sont spécifiques.

Fulbert Paré

Lefaso.net

Le Faso

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