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Joseph Lopy : «ça n’ira pas, si l’on s’endort sur nos lauriers»

Longtemps perturbé par une blessure à la cheville, Joseph Lopy, malgré des douleurs récalcitrantes, veut confirmer tout le bien qu'on pense de lui. Alors qu'il fêtait hier ses 21 ans, le jeune sénégalais veut souffler ses bougies, après avoir soufflé sur les espoirs valenciennois à Bonal.


Joseph, cette claque à Évian a-t-elle été digérée ?

Non, il y a des joueurs qui n'ont pas encore digéré. En prendre cinq, c'est une grosse claque, c'est une défaite qui marque, qui reste dans la tête. Que je perde 10-1 ou 1-0 pour moi, c'est pareil. Ça me met une grosse claque. On essaie de l'oublier, de passer à autre chose car, le plus important, c'est ce qui est à venir, désormais. Quand on sort d'une telle défaite, on a tout de suite envie de se faire pardonner, en remportant les trois points. On va y aller dans cette logique.
Avez-vous mesuré la déception engendrée ?
On savait que Nancy et Évian étaient des matches capitaux, qu'il fallait les remporter, pour essayer de se dégager de la zone rouge. On n'a pas su le faire. Même nous, parfois, on sort d'un match et on n'ose pas se regarder dans la glace car, on n'est pas fiers de nous. Pendant toute la semaine, on boude.
Et puis, parfois aussi, on est supporteurs, comme tout le monde, d'autres équipes qu'on voit perdre, qui nous déçoivent. On se met dans la peau des supporteurs, on sait ce qu'ils ressentent. Le but, c'est qu'on arrive à se regarder dans une glace, quand on sort du terrain. Il faudra se mettre chiffon pour se maintenir
Que va-t-il falloir régler en priorité, face à Valenciennes ?
On a eu tendance à perdre trop de duels défensifs, c'est ce qui nous a coûté cher. Il va falloir régler ce problème défensif. Offensivement, il y a de la qualité, pour faire la différence. Dans les duels, c'est à nous de vouloir y aller pour prendre la balle. Ça motive les attaquants à en faire de même quand, déjà, nous derrière, on est présents dans ces duels. On sait aussi que Valenciennes prend souvent la profondeur. On a travaillé pour pouvoir contrer ça, notamment avec nos latéraux qui devront couvrir.
Valenciennes qui veut assurer son maintien définitivement.
On ne doute pas que les Valenciennois vont venir ici pour prendre les trois points. C'est à nous de montrer qu'on est davantage en danger qu'eux. Dans ce match-là, c'est celui qui sera le plus déterminé à aller au bout qui remportera les trois points.
Vous voilà repartis pour un nouveau défi, presque identique à celui de la saison dernière. N'y a-t-il pas de risque à ne pas en avoir conscience ?
La saison dernière n'est pas comparable à celle-ci. Après, si l'on s'endort sur nos lauriers, ça n'ira pas. Refaire une performance, c'est toujours plus dur. Mais, c'est ça le sport de haut niveau. Un joueur qui veut être un grand joueur, doit être constant, toujours au top. C'est ce qu'on attend de nous. On travaille dans cette logique-là pour répondre aux attentes des supporteurs. Je suis sûr et certain qu'on a les qualités, le potentiel pour réussir mais, il faudra se mettre chiffon pour se maintenir. On a fait quelque chose et là, on essaie de prouver que ce n'était pas un hasard. Mais, il y a eu des problèmes, des blessures, des blocages et parfois, on perd un peu le rythme.
Vous occupez un poste important, au moment où Éric Hély insiste sur le besoin de retrouver une solidité défensive.
On a des consignes précises. Au milieu, Nogueira est plus offensif que moi et a la liberté. Moi, là, je gère la sécurité, j'aide la défense et je conserve l'équilibre pour l'équipe. C'est que j'essaie d'appliquer sur le terrain.
Vos douleurs ont-elles disparu ?
Les douleurs sont là. Mais, on n'y pense pas. Il faut y aller, alors on y va !

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