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Mali : un cinquième soldat français tué

Le caporal Alexandre Van Dooren, 24 ans, du 1er régiment d’infanterie de marine d’Angoulême est mort lors d’une opération de ratissage à la recherche de caches de rebelles islamiques dans le nord du Mali, a annoncé dimanche 17 mars un communiqué de l’Elysée. Le chef de l’Etat y exprime sa  »grande tristesse » et « adresse ses condoléances à la famille ». Il s’agit du cinquième militaire français tué au Mali depuis le début, le 11 janvier, de l’opération Serval.

« C’est alors qu’il participait à une mission de fouille et de destruction de caches terroristes au sud de Tessalit, dans le massif des Ifoghas au nord du Mali, que le caporal Van Dooren a vu son véhicule exploser sur un engin ennemi. Dans cette opération dangereuse, trois soldats ont été blessés », a déclaré le ministre de ladéfense, Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué. Le ministre a exprimé son émotion après « la mort au combat du caporal Alexandre Van Dooren », engagé au Mali depuis le 24 janvier.

Selon l’état-major des armées, trois soldats français ont également été blessés par l’explosion, dont « deux assez sérieusement ». Ils ont été évacués dans un premier temps vers l’antenne médicale de Tessalit, et devaient être transférés dimanche à Bamako. L’incident qui a coûté la vie au soldat français n’a donné lieu à aucun accrochage avec des combattants islamistes réfugiés dans cette zone.

« LA FRANCE FAIT SON DEVOIR AU MALI »

Lors d’un discours dimanche matin à Toulouse, le président français a une nouvelle fois rendu hommage au caporal Alexandre Van Dooren. « La lutte contre le terrorisme est globale », a déclaré M. Hollande. C’est la raison pour laquelle la France fait son devoir au Mali, au nom de la communauté internationale », a ajouté le président. Il a fait valoir que les « groupes terroristes (…) menacent l’ensemble du pays, le Mali, mais également l’Afrique de l’Ouest » et « l’Europe tout entière ».

« Cette lutte, elle est menée avec courage par l’armée française, elle en paie un lourd tribut. Hier un cinquième soldat français est mort. Il mérite comme ses camarades l’hommage de toute la Nation », a-t-il ajouté. Selon le ministère de la défense, 1 200 militaires français et 1 500 militaires tchadiens sont actuellement engagés dans les opérations du nord du Mali « afin d’achever la libération complète du territoire malien ». De violents combats les opposent aux combattants islamistes dans le nord-est du pays. Les Français ratissent notamment le massif des Ifoghas, pour tenter de débusquer les combattants islamistes à proximité de la frontière algérienne.


L’ONU POURRAIT PRENDRE LE RELAIS EN JUILLET

Le président français avait annoncé le 6 mars « une diminution du nombre de soldats » français déployés au Mali « à partir du mois d’avril ». C’est dans ce contexte qu’une réunion internationale sur la sécurité dans la bande sahélo-saharienne entre représentants des pays voisins du Mali en guerre, de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE) et de l’ONU, s’est ouverte dimanche à Nouakchott.

Ses objectifs sont « de faciliter l’accomplissement de son mandat par la Misma », la force armée africaine présente au Mali, de « renforcer l’efficacité de la lutte contre le terrorisme à travers des mesures appropriées de surveillance des frontières et l’échange de renseignements », et « d’unifier une réflexion sur des arrangements opérationnels de sécurité ». Parallèlement au début du retrait des troupes françaises, la Misma doit être remplacée à court terme par une force de stabilisation de l’ONU. La Misma déploie actuellement au Mali environ 6 300 soldats d’Afrique de l’Ouest et du Tchad.

 

Le Monde.fr  | 17.03.2013

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