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Amadou Diakité, membre du comite exécutif de la CAF : «Je remercie tous les Maliens»

Elu haut les mains à Marracheck au Maroc en marge de la 35e Assemblée Générale ordinaire de la CAF, notre compatriote Amadou Diakité (35 voix) se réjouit fortement de sa réélection au sein du Comité Exécutif de l'instance suprême du football africain. De retour au pays le 12 mars dernier, nous l'avons interrogé à l'aéroport international de Bamako-Sénou. Amadou Diakité laisse parler son c½ur !

 Président Diakité, félicitations. Comment vous vous sentez après cette réélection ?

Je vous remercie tout d'abord de m'avoir l'opportunité de s'exprimer dans vos colonnes. Ensuite, je suis surpris de vous trouver ici à l'aéroport à une heure aussi tardive. C'est un sentiment de satisfaction, de remerciements à l'endroit de tout le monde sportif malien : supporters, Fédération malienne de football, et toutes les autorités du pays qui m'ont soutenu dans cette élection. Je considère cette réélection comme le succès du football malien et non de ma seule personne.

Les chantiers sont ouverts. Je pense que Hayatou a un peu dégagé les grandes priorités au niveau de la CAF. Est-ce que vous êtes dans ce canevas ? 

Bien sûr ! En tant que membre exécutif de la CAF, nous suivons les programmes annoncés par le président. Les défis annoncés sont : la consolidation des acquis, l'ouverture de nouvelles perspectives. Nous nous inscrivons tous dans ce cas et nous sommes prêts à l'aider comme à l'accoutumée dans ce qu'il va entreprendre au cours de ces quatre prochaines années.

Parlons à présent de l'élection elle-même : 35 voix pour vous ; 12 pour le Sénégalais Augustin Senghor et 7 pour le Libérien Hassan Bility. Est-ce que c'était prévisible étant donné qu'on annonçait un combat très serré ?

Vous avez l'élection, c'est la chose la plus aléatoire puisque d'abord personne ne va pas dire qu'elle votera contre vous. Toutes les personnes rencontrées vous apportent officiellement leur soutien. Mais au décompte, on se rend compte qu'on n'a pas les assurances. On a tous vu les résultats. Je n'ai pas de commentaire particulier à faire. Mais on était serein puisque beaucoup de gens nous avaient par écrit même annoncé leur soutien avant. Donc cela nous avait un peu rassurés. Mais on n'était pas totalement rassurés parce que les élections sont toujours aléatoires. On peut toujours avoir de surprise.

Est-ce que vous avez fait une campagne en la matière ?

Non, nous sommes allés voir les gens sur place. On leur a parlé et ils nous ont promis leur soutien. Et ils ont tenu leur promesse. C'est tout ce qu'on peut constater. Sinon, il n'y a pas eu de campagne. Après l'aval de la Fédération malienne de football, nous nous sommes adressés à toutes les autres Fédérations pour leur soutien. C'est après que nous avons annoncé la candidature. C'est  tout ce que nous avons fait comme campagne.

Après l'élection, qu'est-ce que vous êtes dits entre vous 3 candidats?

Malheureusement, nous nous ne sommes pas rencontrés après l'élection. Mais les choses se sont passées dans un climat de respect mutuel. A chaque fois qu'on se voyait, on se donnait des accolades comme par le passé surtout avec Senghor. A la fin de l'Assemblée, nous ne nous sommes pas vus, mais si tel était le cas, je suis sûr que les choses se seraient passées comme avant sans animosité. Au fait, ce n'est pas une guerre, c'est un devoir démocratique. Il faut des élections, il faut des candidats. Et chacun salue le vainqueur et on continue à travailler pour le football africain.

Comment vous vous sentez après cette réélection ? Est-ce qu'on peut dire que vous avez pris d'autres galons ?

Non, non. Pour moi, c'est la suite de ce que j'ai entrepris depuis longtemps. Maintenant ça va être ma 22e année au Comité Exécutif de la CAF. Donc, je suis déjà rodé.

Avez-vous pensé à l'échec à un moment ?

On va à l'élection pour deux choses : la victoire ou la défaite. J'étais serein parce que je me suis dit que si les gens ne me votent pas c'est qu'ils ne me font plus confiance. Et cela ne signifie pas la fin du monde. Mais je suis allé avec un esprit clair. Et heureusement ça  a marché. Je remercie les gens qui ont voté pour moi, qui m'ont fait confiance.

Qu'est-ce que le football malien peut attendre de monsieur Diakité ? 

J'ai toujours travaillé en symbiose avec la Fédération malienne de football. Et j'y ai toujours apporté ma petite contribution. Je suis toujours prêt à chaque fois que je suis sollicité. Malheureusement, je ne suis pas quelqu'un qui fait de la fanfaronnade. Je ne monte pas sur tous les toits pour dire que j'ai fait ceci, j'ai fait cela parce que tout ce que je fais je le considère comme mon devoir et je continuerai à le faire.

                                                                           Par Baba Cissouma

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