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El HADJI DIOUF A SUR REWMI FM : «Aller jusqu’au bout, c’est transiger, en entrant dans ses fonds et non emprisonner les gens»

La mise en demeure servie à Karim Wade ne contredit point cette volonté de médiation pénale. Il faut aller jusqu'au bout qui signifie entrer dans ses fonds et non emprisonner les gens. Ce n'est pas l'intérêt du président Macky Sall. Ces déclarations sont de l'avocat politicien El Hadji Diouf qui était l'invité de Fatou Thiam Ngom, à «Demb ak Tey» sur Rewmi Fm.

Le communiqué du conseil des ministres qui disait que l'Etat compte aller jusqu'au fond sur l'affaire des biens mal acquis, est toujours d'actualité. Il n'est jamais remis en cause, aller jusqu'au bout et vouloir faire une médiation pénale, c'est pareil. Il n'y a pas de différence. Il s'agit simplement de pousser la personne à avouer et amener l'Etat à transiger. C'est du moins l'avis de Me El hadji Diouf qui était l'invité de Fatou Thiam Ngom dans son émission politique «Demb ak Tey». D'avis que compromission ne veut pas dire compromis, pour l'avocat, si Karim Wade arrive à prouver l'origine de ses biens, ce sera mieux, mais au cas connaitre, ce sera à lui de choisir entre la médiation pénale qui n'éteint l'action juridique. « Aucune partie civile ne devrait cracher sur des propositions de médiation, aller jusqu'au bout, c'est entrer dans ses fonds, parce que le président ne cherche pas à les emprisonner», a dit l'avocat politicien.
Dans cette dynamique, l'invité du jour dira qu'il faut être fou pour refuser 80 millions d'un voleur qui vous a pris 100 millions et qui affirmerait, par conséquent, avoir utilisé les 20%. Autant prendre ce qu'il a en actif, en attendant de connaitre la suite des événements. Si, dit-il, on a voulu diaboliser cette médiation pénale, c'est simplement, parce qu'elle est sortie de la bouche de Me El Hadji Diouf. «J'ai toujours appris, en droit, qu'un bon arrangement vaut mieux qu'un mauvais procès, autant encaisser aujourd'hui que d'attendre les issues incertaines d'un procès», précisera l'avocat.
Poursuivant, il dira que même les détenus provisoires bénéficient de la présomption d'innocence qu'il faut leur accorder, en attendant qu'ils soient jugés. D'avis que cet argent est un besoin de première nécessité, pour régler les urgences de développement économique, Me Diouf fera savoir que l'intérêt du Président n'est pas d'emprisonner les gens, mais de recevoir l'argent du peuple, pour que ça serve à la population. «Il faut savoir tendre la perche aux gens, la prison, la guillotine ne sont pas la solution. Aller jusqu'au bout, c'est transiger, recevoir son argent et non emprisonner», a conclu El Hadji Diouf.
Fanta DIALLO
REWMI QUOTIDIEN

Rewmi

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