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Bientôt une daf à l’Assemblée nationale : Madani Traoré serait pressenti

Toutes les ½uvres du monde ont donné naissance à des merveilles, sauf la politique qui a donné naissance à des monstres qui se dévorent. Aujourd'hui, tous les regards sont tournés vers l'Assemblée nationale. A Bagadadji, il se passe des pratiques peu confortables dans une République.

Le nombre de conseillers spéciaux et de chargés de mission nommés après le 22 mars 2012 dépasserait le chiffre vingt (20). Ceci démontre le manque d'intérêt par le Président par intérim pour une  bonne utilisation des ressources financières. Pourtant les banquiers ont cette réputation de bons gestionnaires.

L'attitude de Younoussy Touré à tout «urdiser» à l'hémicycle relève de la gabegie et de l'incurie dans un pays sans autorité stable. Comment comprendre un tel comportement qui frôle l'indignation. Tous les anciens ministres et anciens députés  URD ont repris du service à l'Assemblée nationale sous le vocable de conseillers spéciaux  ou chargés de mission sans bureau mais toujours avec une rémunération.

Sommes-nous dans une République URD à Bagadadji ? Ne comptez pas sur l'actuel intérim pour  une quelconque bonne marche de l'administration. Il a récemment  nommé son chauffeur au poste de protocole du Parlement.

Le pire est à venir : la décision N°019P/AN-RM du 22 février 2013 portant règlement administratif de l'Assemblée Nationale fixe un nouvel organigramme par la création d'une direction administrative et financière qui aura pour mission d'appuyer les questeurs dans la gestion matérielle et financière de l'Assemblée nationale. Elle accomplit les diligences dans la préparation des réunions de la questure et de la mise en ½uvre de ses décisions et instructions. La DAF assiste les questeurs.

La direction des services Administratifs et Financiers comprend quatre (4) divisions. Voilà les réelles intentions des nombreux conseillers spéciaux et chargés de mission    venus transformer la questure en une DAF qui sera dirigée par un cadre militant du parti de la poignée de main, Madani Traoré, ancien Inspecteur à l'Inspection des Finances, ancien régisseur à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) 1997.

Changer l'organigramme de l'Assemblée nationale pour donner satisfactions à des  cadres militants d'un parti politique, cela s'appelle le clientélisme politico-ethnique.

Dès lors, il faut craindre le pire.

La prorogation du mandat des députés a été une occasion inespérée pour les hommes politiques de gaspiller l'argent du contribuable malien. L'évolution des faits donne raison à ceux qui avaient demandé la dissolution pure de l'Assemblée Nationale du Mali et des autres Institutions de la République arrivées en fin de mandat.

Safounè KOUMBA