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Kamel Morjène et Mohamed Jgham essayent de raccommoder un Front destourien

La formation d’un Front destourien, comprenant, jusqu’ici, sept partis à référentiel destourien et inspirés de la pensée réformatrice bourguibienne, sera annoncé avant la fin du mois de mars courant , a fait savoir, samedi 16, le président du parti « Al Moubadara », Kamel Morjène.

Joint par l’agence Tap, Kamel Morjane a indiqué que, parmi les sept partis devant former ce front, figurent « Al Watan Al Horr » que préside Mohamed Jgham, outre « La Rencontre destourienne » et « Al Moustaqbal ».

Répondant à une question sur l’intention de « Nida Tounès »de rallier ce front, Kamel Morjène a précisé que « les dirigeants de ce mouvement n’ont pas exprimé leur volonté de s’y joindre », ajoutant que « la porte restera toujours ouverte devant toutes les parties ayant les mêmes principes et objectifs ».

S’agissant du vote d’Al Moubadara en faveur du nouveau gouvernement provisoire d’Ali Larayedh, lors de la séance d’investiture à l’Assemblée nationale constituante (ANC),Kamel Morjène a précisé que les quatre députés d’Al Moubadara présents lors de cette séance ont plébiscité le gouvernement étant donné qu’il a répondu favorablement, jusqu’à un certain point, aux propositions émises par le parti « Al Moubadara » lors des rencontres de consultations sur la formation du nouveau gouvernement à savoir: garantir la neutralité des ministères régaliens, élaborer une feuille de route pour le reste de l’étape de transition, fixer la date des élections et placer les questions sécuritaires en tête des préoccupations pour l’étape à venir.

Il a, toutefois, souligné que son parti s’en tiendra au principe du « soutien-critique » qui vise, d’une part, à »garantir la pérennité de l’Etat et le rejet de tout vide institutionnel, et, d’autre part, à consacrer le droit àla critique, à tout moment et dans tous les domaines.

Dans un communiqué rendu public samedi, à l’issue de la réunion périodique de son bureau national, le parti « Al Moubadara » souligne, dans ce même ordre d’idées, que le soutien au gouvernement ne signifie, nullement, un chèque en blanc pour tout ce qu’il entreprendra durant le reste de l’étape transitionnelle. Il ne sous-entend pas, non plus,qu’il y ait un quelconque accord entre Al Moubadara et d’autres vis-à-vis politiques.

Le parti affirme, également, que ce soutien « émane de la conviction de l’impératif d’un consensus national, notamment en cette période, afin que le pays puisse sortir de la crise.

Après avoir exprimé des réserves concernant certains noms figurant dans ce nouveau gouvernement, le parti réitère son attachement à « la nécessité de préserver les institutions de l’Etat et l’unité du peuple », appelant le gouvernement à accélérer la mise en oeuvre du programme pour lequel il s’est engagé devant l’ANC.